Mardi 19 juin 2007
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«Le portrait en jaune» - Stéphane-Alexandre Dani [à découvrir !]
Petit poème pour fille avant l'été :
Maya l'abeille, un rien l'habille
Elle n'a pas maille à partir
Avec sa taille.
Elle et sa bonne bouille
Pas de problème de maillot
Si elle porte rayures
C'est que c'est joyeux.
Maya l'abeille, un rien l'habille
Des fois, ça file le bourdon…
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Samedi 16 juin 2007
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12:34
Elle est deux fois
Sans être anglaise
Ni véritablement égyptienne
Bien que voisine de la pierre
Etrange étrangère que je découvre
Que ta beauté m'est familière
Italienne peut-être, une romaine
Avec ses yeux de louve fleurissante
Le sourire pointu comme un abeille
Emanant d'elle une fontaine
D'une douceur urticante
Etrange étrangère que je retrouve
Que ta beauté m'est familière
De ses doigts de dentelle
Elle remonte à sa nuque
Et découvre du cou
Tout soudain la naissance
Féminité accrue
Qui inonde alentours
D'une douceur parfumée
Etrange étrangère que je découvre
Que ta beauté m'est familière
Elle est deux fois
Sans être anglaise
Ni véritablement égyptienne
Elle est copine de Champolion.
[Mots-clés : Egypte, Mythologie, Rome Antique, louve romaine, pierre de Rosette, piqûre d'abeille !]
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Samedi 19 mai 2007
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14:04
Pendant que je regarde un bout de tissu blanc flotter dans l'air en rayonnant autour de ces cuisses fuselées. Pendant que mes yeux transforment en électricité
l'image inverse inscrite à ma rétine.
Pendant que mon flux sanguin se modifie, se densifie et s'accélère, que mon rythme cardiaque se lance sur la piste pour apprivoiser le tango.
Pendant que mes hormones rassemblent leurs forces spéciales pour une mission appelée «Printemps artificiel». Pendant que s'ouvre un peu la porte de cette pièce sombre où je range mes fantasmes
étranges. Pendant que ma pupille rétablit le réglage de focal à hauteur de ses seins.
Pendant que mes folicules pileux s'activent à la recherche de la moindre particule de féminité dans l'air environnant.
Ma sensibilité s'accroit, je deviens réceptif.
Pendant qu'elle tourne la tête entraînant ses cheveux, entraînant mon regard dans le lent mouvement. Ses yeux où je la vois dans mon propre reflet.
Pendant que j'entre dans le cycle infini du désir incarné par quelqu'une, le rêve qui prend chair, l'esprit qui prend forme. Pendant que je découvre l'identité de ma
souffrance à venir, de mon tunnel personnel à travers les affres du manque et de l'acceptation.
Pendant que la beauté prend son apprence, s'empare de toutes mes obsessions, pendant que je crois faire un pas vers un bonheur immense.
La longue marche s'arrête enfin.
Pendant qu'elle s'inscrit profondèment dans mes neurones, mobilisation générale des sinapses, délivrez-moi vos enképhalines.
Pendant ce seul instant, je connais le présent et j'en connais la fin, le saut et la chute dans la même seconde.
Pendant que la surface de l'eau des bassins étale sa bienveillance. Pendant que les poissons s'endorment avec la vase. Pendant qu'au dehors, le soleil à son zénith
exprime sa grandeur. Pendant que sur le pont ne touristent que quelques attardés, à moins qu'il ne s'agisse en la ville-lumière des plus pauvres d'entre eux.
Pendant qu'elle marche à mes côtés, petite musique des gravillons sous sa semelle. Je franchis l'une après l'autre les portes de la certitude.
La douceur des seuils ombragés où siège la quiétude.
Pendant que le poids de son sac rend existant mon corps, réalise mon corps. Ainsi que la sueur…
MadameDeKeravel, nouvelle venue sur ce blog
m'a amené à relire ce texte du 10 septembre 2006
qu'elle commentait comme appréciable.
J'ai pris plaisir à le relire.
Je le remets donc en une afin de partager…
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Mercredi 16 mai 2007
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22:14
Leçons de boxe.
A force de prendre des coups
Je me demande
Comment je tiens debout
Sur mes deux jambes
Le retour des manivelles
Dans les gencives
Toutes les mauvaises nouvelles
Qui me lessivent
L'upercut, le crochet,
Le coups d'bâton
M'obligent à m'accrocher
Mais je tiens bon
Je voudrais du cuir, de la ferraille, des armures
Trouver un abri, un asile, de hauts murs
Un truc épais qui me protège et m'entoure
Je voudrais du cœur, du sentiment, de l'amour
Le matin, il fait gris
Et gris le soir
Des malheurs en série
En série noire
Je continue, j'essaie
Je suis debout
Mais j'ai peur, tu sais
Du prochain coup
Ce qui m'est destiné
Tous ces échecs
Finit par me miner
Me mettre à sec
Je voudrais le coton, la soie et la fourrure
Oublier dans le doux ces mésaventures
Un truc au chaud que je porte tout autour
Je voudrais du cœur, du sentiment, de l'amour
A force de prendre des coups
J'ai l'impression
De m'approcher des fous,
Des illusions
Ce qui vient à la suite
L'étape suivante
Quelque soit ma conduite
Ça m'épouvante
Je suis comme sur un fleuve
Où se succèdent
Les malheurs, les épreuves
Pour que je cède
Je voudrais du cuir, de la ferraille, des armures
Trouver un abri, un asile, de hauts murs
Un truc épais qui me protège et m'entoure
Je voudrais du cœur, du sentiment, de l'amour
A force de prendre des coups
Je me demande
Comment je tiens debout
Sur mes deux jambes…
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