Mardi 20 novembre 2007
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19:35
La jeune Cynthia nous présente sa voiture d'occasion [source].
Le coup de l'alliance, c'était pas mal.
Tu rencontrais la fille et même si c'était discret, tu finissais bien par apercevoir la blancheur de sa phalange et la présence ou non de l'anneau marital.
Au moins, tu avais un repère. Sauf à vouloir se faire lècher par les flammes du péché [on peut aimer aussi mais
ce n'est pas le sujet de cet article], tu savais que celle-là était à l'usage exclusif d'un autre mâle. Une femelle marquée du sceau de son propriétaire en quelque sorte [encore heureux qu'il n'ait pas pissé dessus pour l'imprégner de son odeur].
Mais maintenant, comment veux-tu t'y repérer ?
Tu te débrouilles pour rencontrer des nénettes et il n'y en a plus une qui affiche quoi que ce soit. Même plus
moyen de savoir si la donzelle au regard si doux est déjà maquée ou si elle est encore disponible sur le marché de l'occasion [première main, toutes options,
faible kilométrage].
A moins de tomber sur une hystérique anti-mec ou
une saphique qui très vite éclaircit la situation, tu peux passer parfois plusieurs semaines à essayer d'attirer son attention [car certaines femmes méritent la patience dont
on use pour les séduire…] avant que la pétasse ne songe à te préciser l'état-civil.
Chercher à rencontrer quelqu'une, au fond, c'est un peu comme vouloir trouver une voiture d'occasion en sachant parfaitement qu'aucune n'apposera jamais d'affichette…
L'Opep déclare à qui veut l'entendre,
que, pour elle, il y a assez de pétrole
sur le marché pour répondre à la demande.
L'augmentation du prix du baril
n'est
donc provoquée que par la spéculation.
Ça recommence comme le premier choc pétrolier alors
?
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Lundi 19 novembre 2007
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21:36
Moi, j'aimerais bien savoir combien de temps ça dure, une élection présidentielle.
Je ne parle pas du quinquennat, je connais bien sûr, la durée du mandat. Je ne parle pas non plus de ces longs mois de campagne pendant
lesquels nous nous éclatâmes quant à l'usage intensif du blog.
Ma question se rapporte plutôt au délai pendant lequel nous n'avons pas le droit de manifester parce qu'Il a été élu. Pendant exactement combien de semaines ou de mois doit-on se laisser entuber
avant de recouvrer l'autorisation de manifester ?
Si j'écoute les micro-trottoirs réalisés par les journalistes porteurs de micro des médias de masse, l'élection présidentielle aurait éteint à elle-seule, toute
possibilité de protester tandis qu'on se fait déplumer.
Et si on a plus froid après, on est priés de frissonner en silence et de ne pas géner la circulation.
Quant aux salauds de grévistes qui ne pensent qu'à défendre les avantages qu'ils ont acquis par la négociation, ils devraient se couvrir de honte de bloquer le pays.
[Pourtant, à propos d'acquis, le peuple ne dit-il pas que donner, c'est donner et que reprendre c'est voler ?].
Pendant le même temps, nous acceptons de verser quatorze milliards de nos impôts pour que les plus riches conservent des impôts moins élevés.
Vous avouerez que même en matière d'avantages acquis, la répartition est mal faite…
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Dimanche 18 novembre 2007
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22:57
Pour être honnête, j'ai photographié ma chatte hier.
Aujourd'hui, quand j'ai voulue la prendre de nouveau, mon appareil est tombé en panne.
Pourtant, c'est un Canon…
En laissant les régimes spéciaux filer avec l'eau du bain, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. Il y a l'épée de Damoclès des ultra-libéraux qui nous pend au nez. Ça se voit comme le tarin au milieu de la figure imposée [dite aussi figure TTC].
Avec Nicolas Sarkozy, est arrivé au pouvoir, dans notre pays, la pire espèce d'ultra-libéral qui soit. De la race des Thatcher et des Reagan. De ceux qui saignent à blanc les pays dont ils
prennent le pouvoir.
Il est de ceux qui croient qu'il existe une force supérieure capable de régler tous les désordres du monde et qu'on l'appelle le Marché. Une sorte d'immanence qui, par la tension permanente créée
entre le désir et sa satisfaction, permet à chacun de se développer à sa guise et selon son besoin.
Par exemple, si tes parents sont pauvres mais que tu désires quand même étudier, tu pourras t'offrir des études en travaillant chez Mac Do. Tu vois, le Marché a résolu ton problème de précarité et t'a offert de combler ton désir
d'étudier [et fourni, par ailleurs, de la main d'œuvre au fabricant de hamburgers].
Bien sûr, pendant ce temps-là, le fils de la famille Nantie, en plus de pouvoir bucher les cours, peut aussi se choper toutes les meufs grâce à son scooter. Mais corriger l'ordre naturel
des choses n'est pas dans les missions du Marché.
Ce gouvernement a choisi très précisèment sa cible et son calendrier. Tout a été préparé pour faire monter la pression, envenimer les rapports sociaux et pousser à la grève. A mes yeux, il y a
une volonté de l'Elysée d'affronter ces deux derniers bastions de notre corps social.
Ces deux derniers groupes où l'appartenance fait une identité. Cheminot ou étudiant, ça a encore un sens collectif.
Et une fois que ce dernier barrage aura sauté, on sera tous prêts à accepter le Marché…
[Quelques unes des idées de cet article
m'ont été inspirées par la lecture du dernier
et excellent numéro de Manière de Voir.
Ne le lisez pas, ça fait peur !]
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Vendredi 16 novembre 2007
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22:25
Photo de ma petite chatte au soleil ou Pixelle prend la pose !
[Article publié sur Equilibre
Précaire]
Ça finit par terriblement ressembler à la course du rat dans sa roue de plastique [Pour la couleur de l'engin, je laisse toute liberté au lecteur qui en disposera selon son
gré].
Quand tu bosses en interim ou que tu es créateur d'entreprise, c'est la galère pour trouver un
appartement à louer. Et si t'es noir, c'est encore plus coton.
Après toutes ces épreuves et le miracle d'une assistante sociale [dont on ne
parle pas assez, soit dit en passant], tu finis en général par décrocher un bail et c'est déjà comme un trophée. La joie est de courte durée puisqu'assez tôt, tu
mesures que ton salaire avance moins vite que ton loyer.
C'est deux fois par an qu'ils te le révisent.
Tu as beau expliquer à ton proprio qu'il n'est pas obligé d'appliquer systématiquement la hausse maximale autorisée, que tu as toi aussi besoin de conserver un peu d'argent pour vivre, il n'en
fait qu'à sa tête.
Dans un monde plus logique, ta progression de carrière devrait te permettre de progresser en rémunération et de maintenir ton niveau de vie [tu gagnes plus
mais tu vis toujours pareil, c'est moderne].
Dans la réalité, c'est plutôt l'insolvabilité des locataires qui se répand, certains
allant même jusqu'à céder aux sirènes de Cetelem [vautour un jour, vautour toujours ! Une société du Groupe BNP-Paribas].
Le résultat, c'est que si tu finis pas à la rue, c'est grâce aux deniers de l'Etat qui compense en allocation logement ce qui te manque à la fin du mois.
Et quand on pense que c'est le budget de l'Etat qui permet à mon propriétaire de rentabiliser son placement immobilier, ça laisse songeur…
Le 19 octobre dernier, je présentais les Editions Filaplomb sur Radio Mon Païs, à Toulouse [cong !] dans l'émission de Landry Mestrallet. C'est enfin en ligne ici
[ah les radios associatives, ça a du charme quand même !]. Mine que rien, c'était ma toute première
interview…
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Lundi 12 novembre 2007
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22:35
Pourquoi les réformes, c'est toujours s'en prendre aux acquis, c'est à dire au résultat du progrès social et jamais pour tenter d'encore améliorer
les choses qui existent ?
Pourquoi les richesses produites ne suffisent-elles jamais à ce que chacun d'entre nous gagne un peu ?
Pourquoi ne veut-on pas taxer les hauts revenus alors que même sur un crédit à l'Adie [Association qui s'occupe de prêter de
l'argent aux pauvres auxquels les banques refusent leur confiance], il y a un prélévement pour la CSG ?
Pourquoi la promesse de leur monde meilleur nous fait-elle penser à emporter notre parapluie en sortant ?
Pourquoi un Président aussi dévoué demande-t-il à être rémunéré aussi cher ?
Pourquoi les pauvres continuent-ils à voter pour des gens qui les méprisent et les insultent de longue date ?
Pas d'augmentation au premier janvier des allocations familiales. Pour le pouvoir d'achat, fallait pas croire au Père Noël. Ou plutôt, il fallait comprendre que
les cadeaux à venir ne seraient pas pour vous…
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