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Lundi 10 décembre 2007 1 10 12 2007 20:34
Quand on a eu des infos avant, on se rend mieux compte de la manœuvre.

On voit comment, la faute industrielle, le défaut laissé volontairement dans l'organisation a déséquilibré l'engin.

Il a suffit d'une incompatibilité entre les logiciels allemands et français pour que l'A380, ce géant que ses ailes de rentiers empêche de décoller, se tire lui-même une balle dans le pneu.

Evidemment, nous avons tous été marqués par l'échec retentissant d'un Concorde, première fierté européenne, mouché comme un malpropre par une administration américaine très au fait en matière de guerre industrielle.

Evidemment, nous avons été convaincus à longueur de médias de la grandeur de l'Entreprise européenne, seule capable de concurrencer Boeing, autant dire D.ieu en personne.

Nous voilà prêts à sacrifier tout le monde pourvu qu'Airbus survive…

Je pense que de longue date, tous les acteurs de ce dossier se mirent d'accord pour déstabiliser Airbus.

Je pense que d'introduire dans de tels groupes, des types issus purement de la finance, c'est comme donner les clefs de la bergerie à un éleveur de loup.

Ces gens ne pensent pas, ils calculent.
Ils ne ressentent pas, ils mesurent.
Ils ne vivent pas, il gère.

Peu importe le résultat social de leurs actions, ils ne voient ni ne lisent que des ratios.

Qu'un ouvrier, fut-il chinois ou africain, accepte de bosser pour une miette de dollar et c'est une nouvelle rentabilité qui se fait jour.

Rien à foutre des conséquences, l'emploi, la France et toutes ces conneries. Seuls comptent les ratios…

Dans cette idée de M. Gallois de délocaliser les usines
d'Airbus (80% des emplois toulousains - directs et indirects)
il faut aussi comprendre, je pense, que si le dollar reste
la monnaie
de l'industire et du commerce,
  l'Euro n'est plus, pour sa part,

que le refuge des rentiers…

Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 12 2007 22:47
2007.12.09Pixelle.JPG
Pixelle surprise en pleine sieste couettesque

Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 12 2007 08:21
Article publié sur le site des éditions Filaplomb


QuatreCouvs.JPG
Arnaud Dudek, Barbara Souffir, Jean-Louis Ruffel et Jessica Lisse, les quatre premiers auteurs de nouvelles publiés par les éditions Filaplomb



Tinoune, le 8 décembre 2007 [à propos de «Florence» de Jean-Louis Ruffel] :
Une nouvelle tout en finesse et en suspension. A lire pour découvrir un auteur virtuose des mots. Merci.


Plumeau, le 5 décembre 2007 : […] Et je lis notamment le livre de JL RUFFEL qui m’a interpellé. Je pense que c’est un petit bijou ! Je n’en ai lu qu’un extrait et l’ai commandé aussitôt !

Zoridae, le 4 décembre 2007 : J’ai reçu trois de vos livres qu’un ami m’a offerts et je les ai beaucoup aimés, en particulier Florence au style virtuose et à la narration pleine de suspense.
Comme prévu ces petits ouvrages ont parfaitement rempli ma poche et ont transfiguré mes derniers trajets en métro… en faisant de véritables voyages ! Merci !

Marc, le 30 novembre 2007 : Je l’ai reçu Mardi matin. J’ai beaucoup aimé le texte. A bientôt.

Marc sur son blog, le 30 novembre 2007 : Je l'ai reçu dans son enveloppe avec le courrier du mardi matin après l'avoir commandé Dimanche soir ICI. Je l'ai vite glissé dans mon sac et je suis parti travailler. J'ai ouvert l'enveloppe en attendant à un feu rouge. Je l'ai lu pendant mon déjeuner dans le bruit de la salle de pause. Je l'ai relu le soir à la maison pendant que ma femme et ma fille regardaient la télé. Je l'ai pris dans ma poches le Mercredi matin et je suis allé à la plage. Je l'ai lu encore une fois assis sur le sable face à la mer et au soleil du matin. J'ai aimé l'écriture, l'histoire, la pudeur et j'ai envie de recommencer l'expérience. Cela commence comme ça: "Il était passé devant elle et leurs regards s'étaient croisés."

Mupi78, le 26 novembre 2007 : olala le joli petit livre !! Florence un bien jolie prénom pour une dame de joie, la couverture est bien trouvée…..j’ai déjà lu qq pages, bien sûr j’aime le style de l’écrivain….c’est presque nous qui la suivons dans ces ruelles et dans cet hôtel ! QUEL TALENT Mr Ruffel ….. :-))) merci Filaplomb !!

Sensible, le 22 novembre 2007 : […] Je viens donc témoigner, après avoir mis la plus haute note possible, pour le livre de Jessica (Lisse). Effectivement. Magnifique bouquin, enfin, évidemment, ce n’est pas un pavé de cinq cent pages type Balzac ou Zola que l’on lit pour le bac de français. Non. Elle c’est un peu une chronique de vie que j’ai admiré. J’ai pris du plaisir à feuilleter ces quelques pages, trop courtes, qui m’ont rappelé le blog que je lis tous les jours. […].

Nicolas Cotten, le 20 novembre 2007 : Merci encore, je suis agréablement surpris par la qualité de l’impression et de la mise en page. Continues comme ça ! Je te soutiens.
Nicolas Cotten, directeur de la revue “In-fusion”, membre du comité de lecture des éditions du Jasmin (Clichy)

Sonia M., le 19 novembre 2007 : Les nouvelles sont supers je les ai lu un peu partout (dans le métro, à la laverie, en salle d’attente..), c’est tellement pratique je trouve, c’est léger petit et agréable à lire, en plus chaque histoire est différente! Bravo aux écrivains

A.D., le 16 novembre 2007 : Oui, Sukuma est une “nouvelle d’atmosphère” très réussie, qui repose sur un joli effet de surprise. On y frissonne, et on se délecte aussi de cette peinture réussie d’un bar anonyme. Bref, on en redemande.

Irène Delse, le 14 novembre 2007, sur son blog : Vous vous souvenez des éditions Filaplomb ? J’avais déjà parlé de ce projet de Philippe Braye, par ailleurs auteur du très sympathique blog “L’avis des petites choses”, et l’un des rédacteur d’Équilibre précaire(1), de créer une maison d’édition spécialisée dans les nouvelles, et qui vendrait sous forme de petits livres des textes courts d’auteurs contemporains ?
Eh bien ça y est, amies lectrices (et amis lecteurs, certes, mais statistiquement, vous êtes plus nombreuses) : non seulement le site des éditions Filaplomb est en ligne, mais ça marche fort bien, puisque j’ai pu il y a quelques jours y passer ma première commande. Et que je l’ai reçue !
Me voilà donc en train de lire Soukouma et le boucher Armani, un texte superbe signé Barbara Souffir. Une auteure à suivre, celle-là, au fait… Allez faire un tour sur son nouveau blog, ça déchire des oreilles d’éléphants roses en peluche ! ;)
Ah, et puis, matériellement aussi, le livre est chouette : mise en page soignée, impression écolo sur papier sans chlore, bref, le bonheur.

Sensible, le 9 novembre 2007, sur son blog : J'ai aimé la couverture et la partie du titre mise en valeur. Même la Tour Eiffel sans jambes, j'ai admiré. J'ai aimé la deuxième page. "L'auteur" suivi d'une photo et d'un prénom que je connaissais. Un nom de famille à peine découvert. J'ai relu le petit paragraphe qui décrit sa vie. J'ai aimé la description de l'oreiller que j'avais imaginé en vrai. J'ai aimé, aussi, la partie sur le métro et bien d'autres choses. J'ai admiré le style et la facilité du glissement des phrases. Ils ont glissé sur mes cordes vocales comme une musique douce. J'ai été scotchée par les mots et expressions si bien choisies. Même la dédicace, au tout début, juste avant le premier paragraphe, m'a fait sourire. Parce que les personnes qui ne connaissent pas le blog inscrit en petit caractère sur la couverture, et ben, c'est gens-là, ne comprendront peut-être pas et ne sauront pas tout de suite que l'auteure ne dédie pas son livre à elle-même. Et franchement. Le dernier mot. Ou plutôt la dernière comparaison. M'a. Comment dire. Transportée. Ou plutôt, non. Elle m'a ramenée dans ma chambre et ses quinze mètres carrés. Que j'avais quitté quelques minutes auparavant. En allant à travers les pages dans une histoire qui n'est pas la mienne.
J'ai reçu cette petite chronique de vie dans ma boîte à lettres. Ce midi. Et je l'ai lu en quelques minutes, ce soir. Je n'ose pas dire qui est l'auteure. Je n'ose pas faire de lien à vrai dire. La photo en dit déjà assez. Et puis. C'est mieux comme ça.

Sur le site des Influenceurs, vous trouverez non seulement la bannière des éditions Filaplomb à afficher sur votre blogue mais aussi la liste des blogueurs qui l'ont déjà mise en place. J'en profite pour les remercier publiquement de ce soutien.
Par Filaplomb - Publié dans : Texte à vendre
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 12 2007 20:48
AvionIIICl--mentAder1897.JPG
L'Avion III de Clément Ader - 1897 [déjà un toulousain]



Rien que pour être sûr d'en vendre de nouveaux, voilà qu'ils sont obligés de les crasher eux-même les Rafales™.


Si encore on les avait envoyé en Irak, ils auraient pu servir un peu mais même Chirac trouvait que c'était exagéré comme solution.

Sérieusement, je ne sais pas pourquoi on a cet avion sur les bras.

Le modèle précédent s'appelait Mirage™, c'est dire s'il annonçait bien la couleur côté promesses industrielles et qu'on aurait du se méfier pour la suite. Seulement celui-ci, dès qu'on essaie de critiquer, il se trouve toujours un gars pour dire que «oui, mais c'est le meilleur avion du monde».

Pourtant même chez Ferrari™, dont la réputation n'est plus à faire en matière de construction de véhicules automobile, ils ne peuvent se passer de clients. S'ils venaient à sortir un modèle dont personne ne veut, ils n'auraient plus qu'à mettre le clef sous la porte pour retourner vendre des Fiat à Turin.

La famille Dassault, tout au contraire, peut compter en permanence sur la clientèle de l'Etat Français. Ça n'a l'air de rien, mais alors qu'aucun pays n'en veut [pas même le Maroc malgré les rodomontades de notre Petit Maître], ce n'est pas moins de deux centre quatre-vingt quatorze exemplaires qui lui seront achetés avec l'argent de nos impôts [Si vous pensez que cette phrase est populiste, sachez que je suis bien d'accord !].

En tout, ce seront trente-cinq milliards d'euros dépensés pour ces avions tellement franco-français qu'ils volent vachement mieux que les autres, mais seulement aux quatre coins de l'hexagone !

C'est tout de même étonnant que sur un tas de sujets, les hommes politiques de tout bord nous bassinent à propos de nos voisins européens qui ne font pas comme nous et que nous devrions les imiter tandis qu'en matière de défense, notre pays continue son chemin d'isolement.

Et si vraiment l'on souhaite maintenir cette indépendance, que ne nationalise-t-on pas le Groupe Dassault ?

Condoléances à la famille du pilote, ce n'est pas lui que je critique…
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 12 2007 22:08
SaintNicolas.JPG
La photo du Saint est de Lutine !


Vie et miracles de Saint Nicolas :


La légende rapporte que lorsqu'à sa naissance on le mit dans le bassin, pour le laver, il se leva de lui-même sur ses pieds et se tint en cet état pendant deux heures, les mains jointes et les yeux élevés vers le ciel ; qu'il commença à jeûner dès le berceau ; car, le mercredi et le vendredi, qui étaient les jours d'abstinence et de jeûne dans l'Eglise orientale, il ne tétait qu'une fois vers le soir [de préférence à la Comète] au lieu de plusieurs fois par jour.

Bonne fête à tous les Nicolas [sauf un].

[extrait de la Légende de Saint-Nicolas]
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 12 2007 20:50
ChienneEnLaisse.jpeg
Après les photo de la chatte, voici une chienne en laisse !
[Je vous jure que rien n'est préparé et que ça a un rapport avec l'article !]
Design : Nicolas Gonzalez Garrido [source photo]




Quand on crée une entreprise et qu'on cesse donc d'être salarié, on est déclaré «travailleur indépendant». Evidemment, les droits à la Sécurité Sociale, à la retraite et même aux allocations familiales sont différents.

Par exemple, je viens de perdre la quasi totalité de l'aide au logement que je percevais avant, pendant que je me roulais les pouces je préparais activement cette maison d'édition*.

Il y a comme une volonté dans le type de société que nous avons bâtie, de maintenir les gens dans leur aliénation au Contrat à Durée Indéterminée.

La droite, dans sa vision du monde, pense que les choses s'équilibrent d'elles-mêmes. Les riches dépensent leur argent et enrichissent les pauvres. Et tout va bien sur la planète, on appelle ça la régulation par le marché.

Je pense au contraire que ce schéma est la simple répétition d'un ordre naturel, appelé «la loi du plus fort» que l'humanité, par un effort de plusieurs centaines de siècles s'est acharnée à modérer. Notamment en inventant des sociétés de plus en plus complexes.

On pourrait s'intéresser un peu à d'autres inventions en la matière, faites par l'humanité en d'autres lieux de la planète et accepter d'en adapter quelques principes. Imaginons une architecture sociale où le plus nanti d'entre tous serait le plus capable de siffler comme un oiseau ?

Le public serait prêt à payer fort cher des places de concert au marché noir pour l'entendre zazouiller comme un merle moqueur. Mais ce que nous avons choisi, c'est de laisser les commandes aux hommes d'affaires. Et à élire leurs plus proches amis.

Il ne faut donc compter sur aucun d'entre eux et encore moins sur Nicolas Sarkozy, pour vous aider à sortir du salariat. Ils ne feront qu'améliorer les verrous et raccourcir les chaînes.

Au plus tu fais d'heures supplémentaires, fussent-elles payées rubis sur l'ongle, au moins tu as le recul nécessaire pour comprendre ce que tu vis. Tu épuises la possibilité de maîtriser ta vie.

Tu cours après le temps comme un chien dans la cour, le long du lien dont la longueur est exactement celle que ses maîtres ont désirée pour lui.

Pour ma part, je suis pour une société où l'Etat, par notre contribution finacière à la communauté [ouaih, on peut dire impôt aussi], peut intervenir pour influencer le cours des choses.

Travailleur
Indépendant
Ça éclaire soudain autrement la liberté du salarié, non ?


* Petite précision : je ne me plains pas de mon sort, j'ai choisi ce chemin par passion pour la littérature de forme courte. Mais je suis salarié 26 heures par semaine dans un cdi pour assurer le paiement régulier de mon loyer et permettre à la maison d'édition de prendre son essor. Je m'étonne surtout de ne pas, de ce fait, conserver mon statut d'assuré social.

Pour ma part, je suis pour un type de société
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 12 2007 20:48
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Je vais finir par ouvrir un blog où ne figureront que des photos de ma petite chatte [bien sûr, au vu des centaines de mots clés possibles à partir de ce postulat de base, je n'oublierais pas d'y citer les éditions Filaplomb].


Pixelle est vraiment une chatte un peu spéciale. Vous me direz qu'il n'y a de toute façon pas deux chattes identiques et que c'est dans ce fait, justement, que réside le plaisir du passionné.

Il faut avoir la patience de laisser cette chatte venir à vous, la laisser se déshabiller de sa timidité, de son costume social de félin fêlé. Elle s'offre alors à la caresse, ronronne sous les raffinements que les doigts de son maître inventent à son intention, s'abandonne au délice de ce va-et-vient dans sa toison.

Le plus drole, c'est qu'elle arrive depuis peu à grimper sur le rebord de la baignoire. Elle a donc, bien entendu, comme le laissait prévoir l'inépuisable curiosité dont fait preuve cet animal, décidé d'aller goûter un fond de bain pendant qu'il terminait de se vider. Elle avait ainsi de l'eau jusqu'en dessous du ventre et elle ne montrait aucun signe de panique. J'en ai vu pourtant des félins s'enfuir à l'approche de la moindre trace de liquide. Elle, non ! C'est incroyable, je suis tombé sur une chatte qui adore se mouiller !


[Les photos sont faite avec mon Canon A95 qui n'est plus en panne. Le code E18 qu'il annonce se répare simplement en triturant un peu l'objectif lors de la mise en route. Juste un petit ressort à réenclencher apparemment]

Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 12 2007 21:28
veste-patchwork.JPG
Très jolie veste en patchwork [source]


Jean-Marie Cavada a été TF1 puis FR3 [avant qu'on ne la rebaptise].
Il est ensuite devenu UDF puis Modem et il vient encore de changer de chaîne.

A croire qu'il confond le terrain des idées politiques avec celui des contrats de productions télévisées.

Sans vouloir faire d'attaque ad nominem [ça fait toujours culturel de mettre deux mots de latin dans un discours], il faudrait être sacrément idiot pour voter pour l'un des ces transfuges aux prochaines municipales.

Chacun sait que je n'apprécie que peu Monsieur Bayrou mais qu'on sache que je déteste encore plus la trahison et l'inconstance.

Genre Jean-Marie Bockel qui, n'assumant pas du tout d'avoir mangé dans la main de la droite qui assume d'en être, s'en va nous créer "la gauche moderne". Nous démontrant ainsi que la modernité qu'on avait tant de mal à définir tient toute entière dans le retournement de veste pourvu qu'il soit assorti de missions rémunérées.

Et voilà qu'on nous qualifie cette soupe de sarkozysme de gauche, sans même réfléchir à l'oxymorisation de chacun des deux termes ainsi accolés.

Pour la partie sarkozysme, on arrive, après six longs mois de présidence, à s'en faire une idée assez claire : plus d'argent pour les argentés, plus de travail pour les travailleurs et les yeux pour pleurer ta mère si t'es ni l'un ni l'autre [par exemple, les petites retraites…].

Pour la partie gauchiste, à l'inverse, on a du mal à s'y retrouver dans les concepts, tant les notions de partage et de justice sociale sont les parents pauvres de la pensée de Nicolas Sarkozy [et ce n'est pas parce qu'on a des parents pauvres qu'on est de gauche !].

L'élection municipales est la base de notre système démocratique et il s'agit d'y faire les bons choix.

Par exemple en refusant de voter pour une Rachida Dati qui ne représente qu'elle-même [et sa collection de chaussures de luxe] dans le septième arrondissement de Paris, pour un Cavada dont les choix futurs restent pour le moins flous, pour un Bockel qui sans doute trahira encore…

En clair, il s'agit pour les électeurs de rappeler à leurs candidats qu'il s'agit d'une élection sérieuse et pas d'un jeu de rôles…

Bientôt, je vous parlerais de Pierre Cohen
qui est le candidat du PS aux élections municipales de 2008.
On notera par avance la cohérence de cette candidature à Toulouse.



NB : comme le souligne ViveLesBlogueurs, les liens collés dans les articles sont parfois décalés.
C'est parfaitement volontaire…
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 12 2007 20:23

2007.12.01-Pixelle.JPG
Je n'aime pas les photos au flash mais le peu de lumière de cette période m'y oblige si je veux photographier Pixelle, ma petite chatte…



Article publié sur le site des éditions Filaplomb :



Ce qui est bien dans le métier d'éditeur, c'est quand on tombe sur un auteur qui nous épate.

 

Il y a des jours, c'est vrai, on y va à reculons vers les manuscrits. Il y a le travail à côté pour payer le loyer et l'honnêteté de ne lire qu'en étant disponible à la lecture. La gestion du quotidien [les bugs à pourchasser sur le site], la fatigue, les choix à faire pour l'avenir de la maison d'édition…

Vous imaginez bien que, dans ce que je reçois, tout n'est pas génial. Il y a les bonnes idées pas abouties, les bien écrits mais creux dedans, les bons débuts qui ne mènent nulle part [la même déception que pour les blancs en neige, quand on se rend compte qu'ils sont tout retombés…]. Le plus souvent, ce n'est pas mal du tout mais il manque le petit quelque chose qui fait la différence. Cette chose indéfinissable par quoi commence la littérature.

 

Des phrases imprimées sur le papier qui vous donnent le sourire ou bien vous poussent les larmes aux yeux. Ou bien qui vous amusent et dont la lecture vous transporte vers un état émotionnel légèrement différent de celui que vous aviez en entamant la première ligne de la première page.

 

Ce fut le cas avec Arnaud et ses interrogations sur le couple, avec Barbara et ce boucher Armani au milieu de ce bistrot pour habitués, avec Jean-Louis et la rencontre avec Florence, la prostituée et avec Jessica et un Paris à sa mesure. Chacun de ces quatre auteurs m'a confié ses mots et j'ai été touché par leurs écrits. Chacun dans sa manière de dire le monde m'a ému à un tel point que j'ai pensé qu'il fallait partager cette émotion [rappelons que vous pouvez commander ces quatre nouvelles sur le site des éditions Filaplomb].

 

Ce sera le cas aussi avec les deux nouvelles qui paraitront en janvier et puis dans les mois qui suivront. Vous y lirez des légendes dans l'espace, des autobus avec chauffeur en Inde, une demande en mariage, une seule et unique étoile, des hamsters encombrants, la naissance intime d'un enfant pour son père…

Ce qui est bien quand on est éditeur, c'est d'être épaté par ses auteurs…

Procédure pour commander sur le site :

1. Se créer un compte utilisateur [ce qui vous permet par la suite de suivre votre commande].
2.
Lire ses e-mails pour récupérer le mot de passe qui vous est envoyé.
3. De retour sur le site, sur la page catalogue des éditions Filaplomb, sélectionnez la ou les nouvelles que vous souhaitez recevoir [un simple glissé-déposé sur le bandeau du bas et c'est fait !].

4. Afin de régler vos achats, il vous faut entrer vos coordonnées [et une adresse de livraison différente si c'est un cadeau] et passer ensuite sur le module de paiement.
5.
Vos nouvelles arrivent par courrier postal dans les jours qui suivent votre achat..



 
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 11 2007 21:08
PixelleOtage.JPG
Ma petite chatte prise en otage [sous-entendu, Nicolas Sarkozy n'en a pas parlé…].



Nicolas Sarkozy avait une belle chemise blanche et une cravate noire.
La veste, de même, était fort sombre.

Il était assis sur un fauteuil classique avec des petits coussins brodés et fixés sur les bras par de petits clous d'un cuivre étincelant afin que cela soit bien confortable. Il croisait les jambes, la cheville de l'une sur le genou de l'autre, ce qui est signe de séduction mais il portait son alliance.

Derrière lui, les dorures des moulures encadrées d'un bois ancien repeint d'un blanc mat au toucher qu'on imagine soyeux, en disputaient aux bleus du drapeau tricolore et de l'européen.

Il portait aussi des chaussettes noires, peut-être pour faire rock. Chaussures de cuir noir, montre métal, si ce n'était un maquillage trop parfait pour être autre chose qu'un fond de teint fort savamment colorisé, on lui eut reconnu une classe totale.

Pour le reste, il a encore raconté que ceux qui travailleraient plus gagneraient plus si le patron est d'accord.

Par exemple, il a annoncé que ceux qui acceptent de supprimer les trente-cinq heures, en signant un accord majoritaire, fut-il contraire aux accords nationaux, les heures venues en rajout seraient mieux rémunérées. J'avais comme l'impression qu'il nous vendait une deuxième fois le coût coup des heures supplémentaires en duty-free mais j'étais peut-être un peu fatigué.

Par contre, j'ai bien entendu qu'on allait pouvoir revendre nos RTT au patron parce que ça représente beaucoup d'argent.

Et aussi que les loyers allaient être encadrés
[ça m'a fait penser à ce type dans une publicité quelconque qui collectionne les factures. Je vais désormais faire encadrer mes quittances de loyer !] et que leur augmentation serait alignée sur l'inflation.

En clair, maintenant qu'on est bien pris à la gorge par le prix du logement, l'Etat s'engage à garantir le niveau d'étouffement.

En clair, Nicolas Sarkozy vient de s'engager à dépenser l'argent des autres, y compris des chefs d'entreprises [voire des éditeurs de nouvelles quand ils auront des employés].

En clair, il vient de tirer un trait sur la prédominance du droit national du travail et de nous aligner sur le droit anglo-saxon en la matière. De manière schématique, sachez que le droit du contrat privé signé y est supérieur à la pratique du droit sur l'ensemble du territoire.

Rien de moins que le sens même de notre République, me semble-t-il…

Après une presque année de campagne électorale, après des barils entiers de discours sur le sujet, après des années à bosser dans le ministère des Finances puis de l'Intérieur, les seules choses qu'il a pour notre pouvoir d'achat, c'est ça ?

Nous ajouter des heures au boulot pour un quignon de pain supplémentaire.

T'auras de l'argent que si t'es gentil à l'usine.
Que si tu protestes pas en bloquant la mine l'entreprise.
Que si tu laisses les trains transporter les jaunes les collègues qui vont au turbin.
Que si t'acceptes de te laisser controler
à cause de ta face, à cause de ta race, mais à force ça lasse [le rap me reprend]

J'ai bien envie de relire Germinal pour vérifier un truc, moi…



Il a redit aussi que les heurts en banlieue,
ça n'a rien d'un mouvement social
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Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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