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Mardi 4 décembre 2007 2 04 12 2007 20:50
ChienneEnLaisse.jpeg
Après les photo de la chatte, voici une chienne en laisse !
[Je vous jure que rien n'est préparé et que ça a un rapport avec l'article !]
Design : Nicolas Gonzalez Garrido [source photo]




Quand on crée une entreprise et qu'on cesse donc d'être salarié, on est déclaré «travailleur indépendant». Evidemment, les droits à la Sécurité Sociale, à la retraite et même aux allocations familiales sont différents.

Par exemple, je viens de perdre la quasi totalité de l'aide au logement que je percevais avant, pendant que je me roulais les pouces je préparais activement cette maison d'édition*.

Il y a comme une volonté dans le type de société que nous avons bâtie, de maintenir les gens dans leur aliénation au Contrat à Durée Indéterminée.

La droite, dans sa vision du monde, pense que les choses s'équilibrent d'elles-mêmes. Les riches dépensent leur argent et enrichissent les pauvres. Et tout va bien sur la planète, on appelle ça la régulation par le marché.

Je pense au contraire que ce schéma est la simple répétition d'un ordre naturel, appelé «la loi du plus fort» que l'humanité, par un effort de plusieurs centaines de siècles s'est acharnée à modérer. Notamment en inventant des sociétés de plus en plus complexes.

On pourrait s'intéresser un peu à d'autres inventions en la matière, faites par l'humanité en d'autres lieux de la planète et accepter d'en adapter quelques principes. Imaginons une architecture sociale où le plus nanti d'entre tous serait le plus capable de siffler comme un oiseau ?

Le public serait prêt à payer fort cher des places de concert au marché noir pour l'entendre zazouiller comme un merle moqueur. Mais ce que nous avons choisi, c'est de laisser les commandes aux hommes d'affaires. Et à élire leurs plus proches amis.

Il ne faut donc compter sur aucun d'entre eux et encore moins sur Nicolas Sarkozy, pour vous aider à sortir du salariat. Ils ne feront qu'améliorer les verrous et raccourcir les chaînes.

Au plus tu fais d'heures supplémentaires, fussent-elles payées rubis sur l'ongle, au moins tu as le recul nécessaire pour comprendre ce que tu vis. Tu épuises la possibilité de maîtriser ta vie.

Tu cours après le temps comme un chien dans la cour, le long du lien dont la longueur est exactement celle que ses maîtres ont désirée pour lui.

Pour ma part, je suis pour une société où l'Etat, par notre contribution finacière à la communauté [ouaih, on peut dire impôt aussi], peut intervenir pour influencer le cours des choses.

Travailleur
Indépendant
Ça éclaire soudain autrement la liberté du salarié, non ?


* Petite précision : je ne me plains pas de mon sort, j'ai choisi ce chemin par passion pour la littérature de forme courte. Mais je suis salarié 26 heures par semaine dans un cdi pour assurer le paiement régulier de mon loyer et permettre à la maison d'édition de prendre son essor. Je m'étonne surtout de ne pas, de ce fait, conserver mon statut d'assuré social.

Pour ma part, je suis pour un type de société
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 12 2007 20:48
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Je vais finir par ouvrir un blog où ne figureront que des photos de ma petite chatte [bien sûr, au vu des centaines de mots clés possibles à partir de ce postulat de base, je n'oublierais pas d'y citer les éditions Filaplomb].


Pixelle est vraiment une chatte un peu spéciale. Vous me direz qu'il n'y a de toute façon pas deux chattes identiques et que c'est dans ce fait, justement, que réside le plaisir du passionné.

Il faut avoir la patience de laisser cette chatte venir à vous, la laisser se déshabiller de sa timidité, de son costume social de félin fêlé. Elle s'offre alors à la caresse, ronronne sous les raffinements que les doigts de son maître inventent à son intention, s'abandonne au délice de ce va-et-vient dans sa toison.

Le plus drole, c'est qu'elle arrive depuis peu à grimper sur le rebord de la baignoire. Elle a donc, bien entendu, comme le laissait prévoir l'inépuisable curiosité dont fait preuve cet animal, décidé d'aller goûter un fond de bain pendant qu'il terminait de se vider. Elle avait ainsi de l'eau jusqu'en dessous du ventre et elle ne montrait aucun signe de panique. J'en ai vu pourtant des félins s'enfuir à l'approche de la moindre trace de liquide. Elle, non ! C'est incroyable, je suis tombé sur une chatte qui adore se mouiller !


[Les photos sont faite avec mon Canon A95 qui n'est plus en panne. Le code E18 qu'il annonce se répare simplement en triturant un peu l'objectif lors de la mise en route. Juste un petit ressort à réenclencher apparemment]

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Samedi 1 décembre 2007 6 01 12 2007 21:28
veste-patchwork.JPG
Très jolie veste en patchwork [source]


Jean-Marie Cavada a été TF1 puis FR3 [avant qu'on ne la rebaptise].
Il est ensuite devenu UDF puis Modem et il vient encore de changer de chaîne.

A croire qu'il confond le terrain des idées politiques avec celui des contrats de productions télévisées.

Sans vouloir faire d'attaque ad nominem [ça fait toujours culturel de mettre deux mots de latin dans un discours], il faudrait être sacrément idiot pour voter pour l'un des ces transfuges aux prochaines municipales.

Chacun sait que je n'apprécie que peu Monsieur Bayrou mais qu'on sache que je déteste encore plus la trahison et l'inconstance.

Genre Jean-Marie Bockel qui, n'assumant pas du tout d'avoir mangé dans la main de la droite qui assume d'en être, s'en va nous créer "la gauche moderne". Nous démontrant ainsi que la modernité qu'on avait tant de mal à définir tient toute entière dans le retournement de veste pourvu qu'il soit assorti de missions rémunérées.

Et voilà qu'on nous qualifie cette soupe de sarkozysme de gauche, sans même réfléchir à l'oxymorisation de chacun des deux termes ainsi accolés.

Pour la partie sarkozysme, on arrive, après six longs mois de présidence, à s'en faire une idée assez claire : plus d'argent pour les argentés, plus de travail pour les travailleurs et les yeux pour pleurer ta mère si t'es ni l'un ni l'autre [par exemple, les petites retraites…].

Pour la partie gauchiste, à l'inverse, on a du mal à s'y retrouver dans les concepts, tant les notions de partage et de justice sociale sont les parents pauvres de la pensée de Nicolas Sarkozy [et ce n'est pas parce qu'on a des parents pauvres qu'on est de gauche !].

L'élection municipales est la base de notre système démocratique et il s'agit d'y faire les bons choix.

Par exemple en refusant de voter pour une Rachida Dati qui ne représente qu'elle-même [et sa collection de chaussures de luxe] dans le septième arrondissement de Paris, pour un Cavada dont les choix futurs restent pour le moins flous, pour un Bockel qui sans doute trahira encore…

En clair, il s'agit pour les électeurs de rappeler à leurs candidats qu'il s'agit d'une élection sérieuse et pas d'un jeu de rôles…

Bientôt, je vous parlerais de Pierre Cohen
qui est le candidat du PS aux élections municipales de 2008.
On notera par avance la cohérence de cette candidature à Toulouse.



NB : comme le souligne ViveLesBlogueurs, les liens collés dans les articles sont parfois décalés.
C'est parfaitement volontaire…
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 12 2007 20:23

2007.12.01-Pixelle.JPG
Je n'aime pas les photos au flash mais le peu de lumière de cette période m'y oblige si je veux photographier Pixelle, ma petite chatte…



Article publié sur le site des éditions Filaplomb :



Ce qui est bien dans le métier d'éditeur, c'est quand on tombe sur un auteur qui nous épate.

 

Il y a des jours, c'est vrai, on y va à reculons vers les manuscrits. Il y a le travail à côté pour payer le loyer et l'honnêteté de ne lire qu'en étant disponible à la lecture. La gestion du quotidien [les bugs à pourchasser sur le site], la fatigue, les choix à faire pour l'avenir de la maison d'édition…

Vous imaginez bien que, dans ce que je reçois, tout n'est pas génial. Il y a les bonnes idées pas abouties, les bien écrits mais creux dedans, les bons débuts qui ne mènent nulle part [la même déception que pour les blancs en neige, quand on se rend compte qu'ils sont tout retombés…]. Le plus souvent, ce n'est pas mal du tout mais il manque le petit quelque chose qui fait la différence. Cette chose indéfinissable par quoi commence la littérature.

 

Des phrases imprimées sur le papier qui vous donnent le sourire ou bien vous poussent les larmes aux yeux. Ou bien qui vous amusent et dont la lecture vous transporte vers un état émotionnel légèrement différent de celui que vous aviez en entamant la première ligne de la première page.

 

Ce fut le cas avec Arnaud et ses interrogations sur le couple, avec Barbara et ce boucher Armani au milieu de ce bistrot pour habitués, avec Jean-Louis et la rencontre avec Florence, la prostituée et avec Jessica et un Paris à sa mesure. Chacun de ces quatre auteurs m'a confié ses mots et j'ai été touché par leurs écrits. Chacun dans sa manière de dire le monde m'a ému à un tel point que j'ai pensé qu'il fallait partager cette émotion [rappelons que vous pouvez commander ces quatre nouvelles sur le site des éditions Filaplomb].

 

Ce sera le cas aussi avec les deux nouvelles qui paraitront en janvier et puis dans les mois qui suivront. Vous y lirez des légendes dans l'espace, des autobus avec chauffeur en Inde, une demande en mariage, une seule et unique étoile, des hamsters encombrants, la naissance intime d'un enfant pour son père…

Ce qui est bien quand on est éditeur, c'est d'être épaté par ses auteurs…

Procédure pour commander sur le site :

1. Se créer un compte utilisateur [ce qui vous permet par la suite de suivre votre commande].
2.
Lire ses e-mails pour récupérer le mot de passe qui vous est envoyé.
3. De retour sur le site, sur la page catalogue des éditions Filaplomb, sélectionnez la ou les nouvelles que vous souhaitez recevoir [un simple glissé-déposé sur le bandeau du bas et c'est fait !].

4. Afin de régler vos achats, il vous faut entrer vos coordonnées [et une adresse de livraison différente si c'est un cadeau] et passer ensuite sur le module de paiement.
5.
Vos nouvelles arrivent par courrier postal dans les jours qui suivent votre achat..



 
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 11 2007 21:08
PixelleOtage.JPG
Ma petite chatte prise en otage [sous-entendu, Nicolas Sarkozy n'en a pas parlé…].



Nicolas Sarkozy avait une belle chemise blanche et une cravate noire.
La veste, de même, était fort sombre.

Il était assis sur un fauteuil classique avec des petits coussins brodés et fixés sur les bras par de petits clous d'un cuivre étincelant afin que cela soit bien confortable. Il croisait les jambes, la cheville de l'une sur le genou de l'autre, ce qui est signe de séduction mais il portait son alliance.

Derrière lui, les dorures des moulures encadrées d'un bois ancien repeint d'un blanc mat au toucher qu'on imagine soyeux, en disputaient aux bleus du drapeau tricolore et de l'européen.

Il portait aussi des chaussettes noires, peut-être pour faire rock. Chaussures de cuir noir, montre métal, si ce n'était un maquillage trop parfait pour être autre chose qu'un fond de teint fort savamment colorisé, on lui eut reconnu une classe totale.

Pour le reste, il a encore raconté que ceux qui travailleraient plus gagneraient plus si le patron est d'accord.

Par exemple, il a annoncé que ceux qui acceptent de supprimer les trente-cinq heures, en signant un accord majoritaire, fut-il contraire aux accords nationaux, les heures venues en rajout seraient mieux rémunérées. J'avais comme l'impression qu'il nous vendait une deuxième fois le coût coup des heures supplémentaires en duty-free mais j'étais peut-être un peu fatigué.

Par contre, j'ai bien entendu qu'on allait pouvoir revendre nos RTT au patron parce que ça représente beaucoup d'argent.

Et aussi que les loyers allaient être encadrés
[ça m'a fait penser à ce type dans une publicité quelconque qui collectionne les factures. Je vais désormais faire encadrer mes quittances de loyer !] et que leur augmentation serait alignée sur l'inflation.

En clair, maintenant qu'on est bien pris à la gorge par le prix du logement, l'Etat s'engage à garantir le niveau d'étouffement.

En clair, Nicolas Sarkozy vient de s'engager à dépenser l'argent des autres, y compris des chefs d'entreprises [voire des éditeurs de nouvelles quand ils auront des employés].

En clair, il vient de tirer un trait sur la prédominance du droit national du travail et de nous aligner sur le droit anglo-saxon en la matière. De manière schématique, sachez que le droit du contrat privé signé y est supérieur à la pratique du droit sur l'ensemble du territoire.

Rien de moins que le sens même de notre République, me semble-t-il…

Après une presque année de campagne électorale, après des barils entiers de discours sur le sujet, après des années à bosser dans le ministère des Finances puis de l'Intérieur, les seules choses qu'il a pour notre pouvoir d'achat, c'est ça ?

Nous ajouter des heures au boulot pour un quignon de pain supplémentaire.

T'auras de l'argent que si t'es gentil à l'usine.
Que si tu protestes pas en bloquant la mine l'entreprise.
Que si tu laisses les trains transporter les jaunes les collègues qui vont au turbin.
Que si t'acceptes de te laisser controler
à cause de ta face, à cause de ta race, mais à force ça lasse [le rap me reprend]

J'ai bien envie de relire Germinal pour vérifier un truc, moi…



Il a redit aussi que les heurts en banlieue,
ça n'a rien d'un mouvement social
nti_bug_fck
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 11 2007 20:50
porte-cle.JPG
[source]



Blogueur, c'est un truc à la con quand même.


On essaie de parler de trucs qu'on aime bien, on essaie même d'habiller ça parmi quelques vannes histoire de rendre les choses plus digestes et on aime à croire, parfois et secrètement que peut-être, on a une fonction culturelle.

Heureusement, un petit tour dans les statistiques permet un retour sur le plancher des vaches à la vitesse grand V.

Ainsi, pour les sept derniers jours, voici la liste des mots-clefs qui m'ont apporté le plus grand nombre de visiteurs :

200 «chatte»
Bon, j'avoue, je l'ai un peu cherché ! C'est comme ça, j'ai une très jolie chatte et j'aime la montrer à tout le monde. En général, tous aiment ma jeune chatte.

34 «mon ex»
C'est fou le nombre de mecs qui ont des regrets. Bon, en même temps, ils ne précisent pas laquelle de leurs exs, ils cherchent…

32 «nue»
Pourquoi cette requête arrive-t-elle sur mon blog, je ne sais pas…

17 «ex nue»
Là, c'est le type qui regrette et qui en plus est l'objet d'une pulsion…

11 «belle femme»
C'est une recherche légitime, bien que totalement subjective.

11 «femme toute nue»
C'est peut-être afin de ne pas oublier à quoi ça ressemble…

11 «femme sexy nue»
On sent que le mec, il réfléchit à sa recherche. Là, il affine et son impatience grandit.


08 «homme nue»


07 «PHOTO DE FEMME NUE GRATUIT .COM.»

07 «cul image size:large»
Ça laisse de l'espoir aux plus rondes, c'est bien !


07 «. .les femmes .femmes du porno x»

06 «filaplomb»
Mais lequel ? Le blogueur ou l'éditeur de nouvelles ?
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 11 2007 21:02
Dans ma rue, il y a des gens qui dorment par terre et le soir des ombres autour des poubelles.

Peut-être est-ce moi, mais ils me semblent toujours plus nombreux. Certains sont là depuis plusieurs années dont j'identifie le visage bouffi d'alcool et d'intempéries. Cette non-vie leur devient quotidienne et bientôt naturelle.

Quand je passe le matin, ils en sont au vin blanc. Le midi, ils profitent du soleil de l'hiver pour s'assoupir un peu sur la tiédeur du bitume de la place.

Le soir, ils sont gais comme des qu'un non-dit réunis dans un silence bruyant. La nuit tombe vite et le froid l'accompagne.

J'ignore tout de leur sommeil.

Le pire pour notre république, ce n'est pas notre président fantoche, c'est d'assister à la déchirure de son tissu social. Des lambeaux jusque sur nos trottoirs.

C'est pas du textile chinois, ce sont les échoués du système libéral dans lequel on te pousse jusqu'à ce que tu tombes en oubli…


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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 11 2007 21:08
Arnold-et-Willy.JPG
Dans une vie précédente, Brice Hortefeux jouait le Docteur Drummond avec Arnold et Willy [source].



Pour tenir ses promesses, on peut dire qu'il les tient. Il nous avait annoncé une droite qui n'a plus honte d'être de droite et c'est vrai que, sur sur ce plan, il fait ce qu'il a auparavant annoncé.

Il est fini le temps où le RPR passait honteusement et discrètement des accords avec le FN pour conserver les présidences des Conseils Régionaux. On se souvient qu'en d'autres temps d'aucuns furent exclus pour ces broutilles.

Il est fini le temps où Jacques Chirac nous cachait à la fois ses amitiés bourgeoises et le prix de ses vacances princières

Avec Nicolas Sarkozy, bien qu'il soit encore difficile de dire qui fait cul, qui fait chemise, on sait déjà qu'il partage avec ses amis riches et célèbres, en grande partie la même odeur.

[Merci de bien vouloir relire calmement la phrase précédente, j'en ai bavé].

C'est ainsi que ce type, qui a encore sous la semelle de la terre des plates-bandes du Front National qu'il a largement piétinées avant le premier tour de l'élection présidentielle, a désormais contaminé le plus haut sommet de l'Etat.

Voilà qu'on va trier des enfants d'étrangers en fonction de données scientifiques [comme si étranger, ça ne pouvait être que génétique, n'est ce pas !]. Soit disant que c'est pour contrer tous ces supposés fraudeurs qui voudraient venir manger notre pain de français.

Une sorte de délit de pré-culpabilité. Il fallait donc que l'étranger prouve sa bonne foi avant d'avoir fauté, démontre son innocence avant d'avoir été délictueux.

[En plus, il faudra savoir conjuguer le verbe moudre à tous les temps !].

Voilà qu'accueilli par la Chine, le Néo-Président s'offre la plus clinquante des chambres d'hôtels du coin. Une sorte de Rue de la Banque quant à la surface mais recouvert de tapis précieux et repeint en faux chic européen vu par un décorateur pékinois. Rien que le lit, ça ferait facilement trois beaux appartements pour des familles roumaines [qui pour l'instant nous réinventent les favelas aux portes de nos villes].

Evidemment, tout comme s'il s'agissait d'un scoop découvert par la Presse [comment se pourrait-il ?], d'un secret défloré par un méchant journaliste, on apprend très vite le prix du plumard pour la nuit et c'est exorbitant [même si l'on précise que le Quai d'Orsay a négocié une petite ristourne].

Si j'arrive à ne rien dépenser pendant cinq mois et demi et si les huissiers ne me retrouvent pas avant, j'aurais droit à mes huit heures de sommeil.

Et bien, pour ma part, je ne marche plus.

Comme le souligne Omelette16Œufs [eh oh, deux fois le même lien !], tout cela procède d'un plan de communication savamment dosé. Une sorte d'expérience en direct sur la manipulation de la population.

Une dose de fête et de grandeur de la France suivant le modèle du Maréchal Pétain* [cf Guy Môquet ou bien la lecture de lettres de Poilus par des enfants imberbes le 11 novembre], un épisode de bras de fer avec ces fainéants de fonctionnaires, des robes de soirée à l'Elysée, un divorce sous le coude pour faire pleurer dans les chaumières chomières si jamais les choses venaient à mal tourner.

Tous les ressorts de l'émotionnel sont activés, les uns après les autres. Nous sommes de bêtes animaux dont les instincts fonctionnent, il suffit de les stimuler. On se joue chaque jour de nos réflexes républicains par de petits scandales sans importance.

Cela suffit pourtant à couvrir le bruit de la démolition de notre modèle français qui a lieu derrière les palissades. Comme la Sécu, par exemple, dont avec un humour certain, on trahit le principe social par des mesures qu'on appelle franchise.

Du siècle des Lumières et de la Révolution, nous avions construits des Principes qui sont devenus et étaient restés les bases de notre République : Quelle que soit ta richesse, tu pourras te soigner. Quelle que soit ta couleur, tu ne mourras pas de faim, quelle que soit ta situation, tu auras un abri où poser ta carcasse. Tu seras payé décemment pour ton travail.

La France n'éblouit plus qu'elle-même. Ce pays n'est plus que l'ombre de lui-même.

Nous voici revenu à une période sombre de l'Histoire où les Bourgeois marchent main dans la main avec les Industriels. Les Barons des Marchés sont à la Cour du Roi comme chez eux. Il est parait-il ravi des cadeaux qu'ils lui font par leur seule présence.

Ils louent pour lui des yachts et des villas, il baisse leurs impôts et les taxes sur l'héritage. Le pouvoir n'empêche pas l'amitié.

Le petit peuple pendant ce temps trouve que la brioche, est de plus en plus cher…

* Il en reprend par exemple cet équilibre entre le NOUS et le JE dans ses discours
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 11 2007 21:28
4CouvCarr--.JPG
Les quatres premiers titres des éditions Filaplomb, des petits livres qu'on emporte pour qu'ils vous emportent ! [source]



Ce que j'aime dans les nouvelles, c'est que ce sont, pour la plupart des fenêtres, vers autre chose.


Auquel cas, les romans seraient comme des habitations finies dont la surface habitable varie suivant les créateurs. Nous y avons la liberté de vaquer d'une pièce à l'autre, de visiter l'univers de l'auteur.

Dans les choix que j'essaie de faire pour les éditions Filaplomb, je tente de privilégier cette particularité d'un texte qui ne se clot pas vraiment [cette phrase ne comporte aucun verbe d'action, c'est nul d'un point de vue marketing. Et bien, par défi, je la laisse quand même !].

Peut-être comme à partir de la bande annonce d'un film, nous nous fabriquons notre propre version du film [dont on ne verra peut-être jamais celle du réalisateur, d'ailleurs…], j'aime que le point final de l'auteur ne soit qu'une étape du processus d'imagination du lecteur.

Dans le fond, la partie la plus difficile du métier d'éditeur [que j'invente à l'insu de mon plein gré] est justement ce choix des auteurs et le travail avec eux sur leurs textes. Savoir entendre quand ils justifient tel ou tel choix et convaincre avec un maximum de tact du bien fondé de cette retouche. Négocier pas à pas juste pour changer le titre ou une virgule.

Pour ce qui est la partie technique du livre, ça va. Dix-sept années de Macintosh™ plus tard, ce serait dommage de ne pas savoir quelques trucs de maquettiste PAO quand même [il reste encore quelques traces de mon travail dans plusieurs villes de ce pays, c'est amusant d'être si peu payé pour autant].

Et finalement, les retours des premiers lecteurs sont dans l'ensemble positifs. Leur avis sur la qualité des textes va dans le sens que j'espérais. Bien sûr, si je leur demande un classement par préférence, les réponses sont variables.

Le quarté est toujours dans le désordre et il n'y a pas d'ordre juste ! Ce sont tout simplement quatre mondes différents. Quatre pistes possibles pour entrer dans l'univers de la nouvelle.

Quatre fenêtres ouvertes pour votre imaginaire…

Note qui mériterait d'avoir un joli titre : avec l'ouverture de la maison d'édition, la question était de savoir s'il fallait fermer ce blog pour faire un truc un peu plus pro, genre petit jeune sorti de HEC à l'attaque de la net économie [et avec des fausses chaussures de foot aux pieds !]. Après réflexion, j'ai décidé que quoiqu'il en soit, je reste un blogueur qui exprime ici son avis personnel sur le monde qui l'entoure. J'y parlerais aussi, de temps en temps, de mon autre activité que j'ai, c'est à dire tenancier d'une Maison d'Edition [y'a de la nouvelle deux fois par mois !].


LE SCOOP DU JOUR :
Jacques Chirac aurait détourné de l'argent !

[Ca c'est de l'info, coco !]
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 11 2007 19:35
VoitureFille.JPG
La jeune Cynthia nous présente sa voiture d'occasion [source].


Le coup de l'alliance, c'était pas mal.

Tu rencontrais la fille et même si c'était discret, tu finissais bien par apercevoir la blancheur de sa phalange et la présence ou non de l'anneau marital.

Au moins, tu avais un repère. Sauf à vouloir se faire lècher par les flammes du péché [on peut aimer aussi mais ce n'est pas le sujet de cet article], tu savais que celle-là était à l'usage exclusif d'un autre mâle. Une femelle marquée du sceau de son propriétaire en quelque sorte [encore heureux qu'il n'ait pas pissé dessus pour l'imprégner de son odeur].

Mais maintenant, comment veux-tu t'y repérer ?

Tu te débrouilles pour rencontrer des nénettes et il n'y en a plus une qui affiche quoi que ce soit. Même plus moyen de savoir si la donzelle au regard si doux est déjà maquée ou si elle est encore disponible sur le marché de l'occasion [première main, toutes options, faible kilométrage].

A moins de tomber sur une hystérique anti-mec ou une saphique qui très vite éclaircit la situation, tu peux passer parfois plusieurs semaines à essayer d'attirer son attention [car certaines femmes méritent la patience dont on use pour les séduire…] avant que la pétasse ne songe à te préciser l'état-civil.

Chercher à rencontrer quelqu'une, au fond, c'est un peu comme vouloir trouver une voiture d'occasion en sachant parfaitement qu'aucune n'apposera jamais d'affichette…


L'Opep déclare à qui veut l'entendre,
que, pour elle,
il y a assez de pétrole
sur le marché pour répondre à la demande.

L'augmentation du prix du baril n'est
donc provoquée que par la spéculation.
Ça recommence comme le premier choc pétrolier alors ?

Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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