Mercredi 28 novembre 2007
3
28
11
2007
20:50
[source]
Blogueur, c'est un truc à la con quand même.
On essaie de parler de trucs qu'on aime bien, on essaie même d'habiller ça parmi quelques vannes histoire de rendre les choses plus digestes et on aime à croire, parfois et secrètement que peut-être, on a une
fonction culturelle.
Heureusement, un petit tour dans les statistiques permet un retour sur le plancher des vaches à la vitesse grand V.
Ainsi, pour les sept derniers jours, voici la liste des mots-clefs qui m'ont apporté le plus grand nombre de visiteurs :
200 «chatte»
Bon, j'avoue, je l'ai un peu cherché ! C'est comme ça, j'ai une très jolie chatte et j'aime la montrer à tout le monde. En général, tous aiment
ma jeune chatte.
34 «mon ex»
C'est fou le nombre de mecs qui ont des regrets. Bon, en même temps, ils ne précisent pas laquelle de leurs exs, ils cherchent…
32 «nue»
Pourquoi cette requête arrive-t-elle sur mon blog, je ne sais pas…
17 «ex nue»
Là, c'est le type qui regrette et qui en plus est l'objet d'une pulsion…
11 «belle femme»
C'est une recherche légitime, bien que totalement subjective.
11 «femme toute nue»
C'est peut-être afin de ne pas oublier à quoi ça ressemble…
11 «femme sexy nue»
On sent que le mec, il réfléchit à sa recherche. Là, il affine et son impatience grandit.
08 «homme nue»
07 «PHOTO DE FEMME NUE GRATUIT .COM.»
07 «cul image size:large»
Ça laisse de l'espoir aux plus rondes, c'est bien !
07 «. .les femmes .femmes du porno
x»
06 «filaplomb»
Mais lequel ? Le blogueur ou l'éditeur de nouvelles ?
Par Filaplomb
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Lundi 26 novembre 2007
1
26
11
2007
21:02
Dans ma rue, il y a des gens qui dorment par terre et le soir des ombres autour des poubelles.
Peut-être est-ce moi, mais ils me semblent toujours plus nombreux. Certains sont là
depuis plusieurs années dont j'identifie le visage bouffi d'alcool et d'intempéries. Cette non-vie leur devient quotidienne et bientôt naturelle.
Quand je passe le matin, ils en sont au vin blanc. Le midi, ils profitent du soleil de l'hiver pour s'assoupir un peu sur la tiédeur du bitume de la place.
Le soir, ils sont gais comme des qu'un non-dit réunis dans un silence bruyant. La nuit tombe vite et le froid l'accompagne.
J'ignore tout de leur sommeil.
Le pire pour notre république, ce n'est pas notre président fantoche, c'est d'assister à la déchirure de son tissu social. Des lambeaux jusque sur nos trottoirs.
C'est pas du textile chinois, ce sont les échoués du système libéral dans lequel on te pousse jusqu'à ce que tu tombes en oubli…
Par Filaplomb
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Vendredi 23 novembre 2007
5
23
11
2007
21:08
Dans une vie précédente, Brice Hortefeux jouait le Docteur Drummond avec Arnold et Willy [source].
Pour tenir ses promesses, on peut dire qu'il les tient. Il nous avait annoncé une droite qui n'a plus honte d'être de droite et c'est vrai que, sur sur ce plan, il fait ce qu'il a auparavant
annoncé.
Il est fini le temps où le RPR passait honteusement et discrètement des accords avec le FN pour conserver les
présidences des Conseils Régionaux. On se souvient qu'en d'autres temps d'aucuns furent exclus pour ces broutilles.
Il est fini le temps où Jacques Chirac nous cachait à la fois ses amitiés bourgeoises et le prix de ses vacances princières
Avec Nicolas Sarkozy, bien qu'il soit encore difficile de dire qui fait cul, qui fait chemise, on sait déjà qu'il partage avec ses amis riches et célèbres, en grande partie la même odeur.
[Merci de bien vouloir relire calmement la phrase précédente, j'en ai bavé].
C'est ainsi que ce type, qui a encore sous la semelle de la terre des plates-bandes du Front National qu'il a largement piétinées avant le premier tour de l'élection présidentielle, a désormais
contaminé le plus haut sommet de l'Etat.
Voilà qu'on va trier des enfants d'étrangers en fonction de données scientifiques [comme si étranger, ça ne pouvait être que génétique, n'est ce pas !].
Soit disant que c'est pour contrer tous ces supposés fraudeurs qui voudraient venir manger notre pain de français.
Une sorte de délit de pré-culpabilité. Il fallait donc que l'étranger prouve sa bonne foi avant d'avoir fauté, démontre son innocence avant d'avoir été délictueux.
[En plus, il faudra savoir conjuguer le verbe moudre à tous les temps !].
Voilà qu'accueilli par la Chine, le Néo-Président s'offre la plus clinquante des chambres d'hôtels du coin. Une sorte de Rue de la Banque quant à la surface mais recouvert de
tapis précieux et repeint en faux chic européen vu par un décorateur pékinois. Rien que le lit, ça ferait facilement trois beaux appartements pour des familles roumaines [qui pour
l'instant nous réinventent les favelas aux portes de nos villes].
Evidemment, tout comme s'il s'agissait d'un scoop découvert par la Presse [comment se pourrait-il ?], d'un secret défloré par un méchant journaliste, on apprend très vite le
prix du plumard pour la nuit et c'est exorbitant [même si l'on précise que le Quai d'Orsay a négocié une petite ristourne].
Si j'arrive à ne rien dépenser pendant cinq mois et demi et si les huissiers ne me retrouvent pas avant, j'aurais droit à mes huit heures de sommeil.
Et bien, pour ma part, je ne marche plus.
Comme le souligne Omelette16Œufs [eh oh, deux fois le même lien !], tout cela
procède d'un plan de communication savamment dosé. Une sorte d'expérience en direct sur la manipulation de la population.
Une dose de fête et de grandeur de la France suivant le modèle du Maréchal Pétain* [cf Guy Môquet ou bien la lecture de lettres de Poilus par des enfants
imberbes le 11 novembre], un épisode de bras de fer avec ces fainéants de fonctionnaires, des robes de soirée à l'Elysée, un divorce sous le coude pour faire pleurer dans les
chaumières chomières si jamais les choses venaient à mal tourner.
Tous les ressorts de l'émotionnel sont activés, les uns après les autres. Nous sommes de bêtes animaux dont les instincts fonctionnent, il suffit de les stimuler. On se joue chaque jour de nos réflexes républicains par de petits scandales sans importance.
Cela suffit pourtant à couvrir le bruit de la démolition de notre modèle français qui a lieu derrière les palissades. Comme la Sécu, par exemple, dont avec un humour certain, on trahit le
principe social par des mesures qu'on appelle franchise.
Du siècle des Lumières et de la Révolution, nous avions construits des Principes qui sont devenus et étaient restés les bases de notre République : Quelle que soit ta richesse,
tu pourras te soigner. Quelle que soit ta couleur, tu ne mourras pas de faim, quelle que soit ta situation, tu auras un abri où poser ta carcasse. Tu seras payé décemment pour ton travail.
La France n'éblouit plus qu'elle-même. Ce pays n'est plus que l'ombre de lui-même.
Nous voici revenu à une période sombre de l'Histoire où les Bourgeois marchent main dans la main avec les Industriels. Les Barons des Marchés sont à la Cour du Roi comme chez
eux. Il est parait-il ravi des cadeaux qu'ils lui font par leur seule présence.
Ils louent pour lui des yachts et des villas, il baisse leurs impôts et les taxes sur l'héritage. Le pouvoir n'empêche pas l'amitié.
Le petit peuple pendant ce temps trouve que la brioche, est de plus en plus cher…
* Il en reprend par exemple cet équilibre entre le NOUS et le JE dans ses discours…
Par Filaplomb
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Mercredi 21 novembre 2007
3
21
11
2007
21:28
Les quatres premiers titres des
éditions Filaplomb, des petits livres qu'on emporte pour qu'ils vous emportent ! [source]
Ce que j'aime dans les nouvelles, c'est que ce sont, pour la plupart des fenêtres, vers autre chose.
Auquel cas, les romans seraient comme des habitations finies dont la surface habitable varie suivant les créateurs. Nous y avons la liberté de vaquer
d'une pièce à l'autre, de visiter l'univers de l'auteur.
Dans les choix que j'essaie de faire pour les éditions Filaplomb, je tente de privilégier cette particularité d'un texte qui ne se clot pas vraiment
[cette phrase ne comporte aucun verbe d'action, c'est nul d'un point de vue marketing. Et bien, par défi, je la laisse quand même !].
Peut-être comme à partir de la bande annonce d'un film, nous nous fabriquons notre propre version du film [dont on ne verra peut-être jamais celle du réalisateur,
d'ailleurs…], j'aime que le point final de l'auteur ne soit qu'une étape du processus d'imagination du lecteur.
Dans le fond, la partie la plus difficile du métier d'éditeur [que j'invente à l'insu de mon plein gré] est justement ce choix des auteurs et le travail avec eux sur leurs
textes. Savoir entendre quand ils justifient tel ou tel choix et convaincre avec un maximum de tact du bien fondé de cette retouche. Négocier pas à pas juste pour changer le titre ou une
virgule.
Pour ce qui est la partie technique du livre, ça va. Dix-sept années de Macintosh™ plus tard, ce serait dommage de ne pas savoir quelques trucs de
maquettiste PAO quand même [il reste encore quelques traces de mon travail dans plusieurs villes de ce pays, c'est amusant d'être si peu payé pour autant].
Et finalement, les retours des premiers lecteurs sont dans l'ensemble positifs. Leur avis sur la qualité des textes
va dans le sens que j'espérais. Bien sûr, si je leur demande un classement par préférence, les réponses sont variables.
Le quarté est toujours dans le désordre et il n'y a pas d'ordre juste ! Ce sont tout simplement quatre mondes différents. Quatre pistes possibles pour entrer dans l'univers de la nouvelle.
Quatre fenêtres ouvertes pour votre imaginaire…
Note qui mériterait d'avoir un joli titre : avec l'ouverture de la maison d'édition, la question était de
savoir s'il fallait fermer ce blog pour faire un truc un peu plus pro, genre petit jeune sorti de HEC à l'attaque de la net économie [et avec des fausses chaussures de foot aux pieds !]. Après réflexion, j'ai décidé que quoiqu'il en soit, je reste un blogueur qui exprime ici son avis
personnel sur le monde qui l'entoure. J'y parlerais aussi, de temps en temps, de mon autre activité que j'ai, c'est à dire tenancier d'une Maison d'Edition [y'a de la nouvelle
deux fois par mois !].
LE SCOOP DU JOUR :
Jacques Chirac aurait détourné de l'argent !
[Ca c'est de l'info, coco !]
Par Filaplomb
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Mardi 20 novembre 2007
2
20
11
2007
19:35
La jeune Cynthia nous présente sa voiture d'occasion [source].
Le coup de l'alliance, c'était pas mal.
Tu rencontrais la fille et même si c'était discret, tu finissais bien par apercevoir la blancheur de sa phalange et la présence ou non de l'anneau marital.
Au moins, tu avais un repère. Sauf à vouloir se faire lècher par les flammes du péché [on peut aimer aussi mais
ce n'est pas le sujet de cet article], tu savais que celle-là était à l'usage exclusif d'un autre mâle. Une femelle marquée du sceau de son propriétaire en quelque sorte [encore heureux qu'il n'ait pas pissé dessus pour l'imprégner de son odeur].
Mais maintenant, comment veux-tu t'y repérer ?
Tu te débrouilles pour rencontrer des nénettes et il n'y en a plus une qui affiche quoi que ce soit. Même plus
moyen de savoir si la donzelle au regard si doux est déjà maquée ou si elle est encore disponible sur le marché de l'occasion [première main, toutes options,
faible kilométrage].
A moins de tomber sur une hystérique anti-mec ou
une saphique qui très vite éclaircit la situation, tu peux passer parfois plusieurs semaines à essayer d'attirer son attention [car certaines femmes méritent la patience dont
on use pour les séduire…] avant que la pétasse ne songe à te préciser l'état-civil.
Chercher à rencontrer quelqu'une, au fond, c'est un peu comme vouloir trouver une voiture d'occasion en sachant parfaitement qu'aucune n'apposera jamais d'affichette…
L'Opep déclare à qui veut l'entendre,
que, pour elle, il y a assez de pétrole
sur le marché pour répondre à la demande.
L'augmentation du prix du baril
n'est
donc provoquée que par la spéculation.
Ça recommence comme le premier choc pétrolier alors
?
Par Filaplomb
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Lundi 19 novembre 2007
1
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2007
21:36
Moi, j'aimerais bien savoir combien de temps ça dure, une élection présidentielle.
Je ne parle pas du quinquennat, je connais bien sûr, la durée du mandat. Je ne parle pas non plus de ces longs mois de campagne pendant
lesquels nous nous éclatâmes quant à l'usage intensif du blog.
Ma question se rapporte plutôt au délai pendant lequel nous n'avons pas le droit de manifester parce qu'Il a été élu. Pendant exactement combien de semaines ou de mois doit-on se laisser entuber
avant de recouvrer l'autorisation de manifester ?
Si j'écoute les micro-trottoirs réalisés par les journalistes porteurs de micro des médias de masse, l'élection présidentielle aurait éteint à elle-seule, toute
possibilité de protester tandis qu'on se fait déplumer.
Et si on a plus froid après, on est priés de frissonner en silence et de ne pas géner la circulation.
Quant aux salauds de grévistes qui ne pensent qu'à défendre les avantages qu'ils ont acquis par la négociation, ils devraient se couvrir de honte de bloquer le pays.
[Pourtant, à propos d'acquis, le peuple ne dit-il pas que donner, c'est donner et que reprendre c'est voler ?].
Pendant le même temps, nous acceptons de verser quatorze milliards de nos impôts pour que les plus riches conservent des impôts moins élevés.
Vous avouerez que même en matière d'avantages acquis, la répartition est mal faite…
Par Filaplomb
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Dimanche 18 novembre 2007
7
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2007
22:57
Pour être honnête, j'ai photographié ma chatte hier.
Aujourd'hui, quand j'ai voulue la prendre de nouveau, mon appareil est tombé en panne.
Pourtant, c'est un Canon…
En laissant les régimes spéciaux filer avec l'eau du bain, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. Il y a l'épée de Damoclès des ultra-libéraux qui nous pend au nez. Ça se voit comme le tarin au milieu de la figure imposée [dite aussi figure TTC].
Avec Nicolas Sarkozy, est arrivé au pouvoir, dans notre pays, la pire espèce d'ultra-libéral qui soit. De la race des Thatcher et des Reagan. De ceux qui saignent à blanc les pays dont ils
prennent le pouvoir.
Il est de ceux qui croient qu'il existe une force supérieure capable de régler tous les désordres du monde et qu'on l'appelle le Marché. Une sorte d'immanence qui, par la tension permanente créée
entre le désir et sa satisfaction, permet à chacun de se développer à sa guise et selon son besoin.
Par exemple, si tes parents sont pauvres mais que tu désires quand même étudier, tu pourras t'offrir des études en travaillant chez Mac Do. Tu vois, le Marché a résolu ton problème de précarité et t'a offert de combler ton désir
d'étudier [et fourni, par ailleurs, de la main d'œuvre au fabricant de hamburgers].
Bien sûr, pendant ce temps-là, le fils de la famille Nantie, en plus de pouvoir bucher les cours, peut aussi se choper toutes les meufs grâce à son scooter. Mais corriger l'ordre naturel
des choses n'est pas dans les missions du Marché.
Ce gouvernement a choisi très précisèment sa cible et son calendrier. Tout a été préparé pour faire monter la pression, envenimer les rapports sociaux et pousser à la grève. A mes yeux, il y a
une volonté de l'Elysée d'affronter ces deux derniers bastions de notre corps social.
Ces deux derniers groupes où l'appartenance fait une identité. Cheminot ou étudiant, ça a encore un sens collectif.
Et une fois que ce dernier barrage aura sauté, on sera tous prêts à accepter le Marché…
[Quelques unes des idées de cet article
m'ont été inspirées par la lecture du dernier
et excellent numéro de Manière de Voir.
Ne le lisez pas, ça fait peur !]
Par Filaplomb
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Vendredi 16 novembre 2007
5
16
11
2007
22:25
Photo de ma petite chatte au soleil ou Pixelle prend la pose !
[Article publié sur Equilibre
Précaire]
Ça finit par terriblement ressembler à la course du rat dans sa roue de plastique [Pour la couleur de l'engin, je laisse toute liberté au lecteur qui en disposera selon son
gré].
Quand tu bosses en interim ou que tu es créateur d'entreprise, c'est la galère pour trouver un
appartement à louer. Et si t'es noir, c'est encore plus coton.
Après toutes ces épreuves et le miracle d'une assistante sociale [dont on ne
parle pas assez, soit dit en passant], tu finis en général par décrocher un bail et c'est déjà comme un trophée. La joie est de courte durée puisqu'assez tôt, tu
mesures que ton salaire avance moins vite que ton loyer.
C'est deux fois par an qu'ils te le révisent.
Tu as beau expliquer à ton proprio qu'il n'est pas obligé d'appliquer systématiquement la hausse maximale autorisée, que tu as toi aussi besoin de conserver un peu d'argent pour vivre, il n'en
fait qu'à sa tête.
Dans un monde plus logique, ta progression de carrière devrait te permettre de progresser en rémunération et de maintenir ton niveau de vie [tu gagnes plus
mais tu vis toujours pareil, c'est moderne].
Dans la réalité, c'est plutôt l'insolvabilité des locataires qui se répand, certains
allant même jusqu'à céder aux sirènes de Cetelem [vautour un jour, vautour toujours ! Une société du Groupe BNP-Paribas].
Le résultat, c'est que si tu finis pas à la rue, c'est grâce aux deniers de l'Etat qui compense en allocation logement ce qui te manque à la fin du mois.
Et quand on pense que c'est le budget de l'Etat qui permet à mon propriétaire de rentabiliser son placement immobilier, ça laisse songeur…
Le 19 octobre dernier, je présentais les Editions Filaplomb sur Radio Mon Païs, à Toulouse [cong !] dans l'émission de Landry Mestrallet. C'est enfin en ligne ici
[ah les radios associatives, ça a du charme quand même !]. Mine que rien, c'était ma toute première
interview…
Par Filaplomb
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Mardi 13 novembre 2007
2
13
11
2007
21:01
Je n'aime pas zapper sur ma télévision et tomber sur du rap de pacotille.
Si tu écoutes les textes, ce n'est pas si mal écrit, mais la musique, y'a pas à faire, c'est à
chier.
Donc, je ne vous met que les paroles :
Sont braques les mecs
Qui braquent des banques
Les dingues de fringues
Et de bling-bling
C'est les buildings,
Ça les rend dingues.
Ils font tâche, ils font mine
Tous ces fantoches,
C'est pas fastoche
C'est d'la musique,
Sont pas fortiches
C'est pas des as des doubles croches
Ça fait bam-bam
Ça fait du rap,
Ça fait du fric.
Sont braques les mecs
Qui braquent des banques
Les dingues de fringues
Et de bling-bling
C'est les buidingues,
Ça gâche le yin
Ils font genre,
Ils dessinent
C'est pour la Porsche™
C'est pour la frime
Font du design
Et de la frippe
Sur le marché
D'la Place Cliché
Tu crées ta griffe
Tu crées ta marque
Si ça fait rap,
Ça fait du fric
Moi, j'suis pas né
Dans le bon lieu
J'ai pas d'mandé
A naître en banlieue
Moi si j'suis né dans la cité
C'était pas par nécessité
J'l'ai pas choisie
Je sais bien
Mais c'est ma vie
Et je l'aime bien
Moi, j'suis pas né
Dans le bon lieu
J'ai pas d'mandé
A naître en banlieue
J'ai pas choisi
mais j'vis ici
Et ça j'te l'dis
C'est ma cité
C'est là d'où j'viens
Et je l'aime bien
En dehors de cette maison d'édition qui diffuse d'excellents auteurs de
nouvelles [pour de bons petits moments de lecture], j'ai de temps en temps, l'ambition d'écrire des chansons. L'album de Polyglotte dont un de mes textes sert de prétexte à une chanson,
sortira, si tout va bien, en janvier 2008. J'espère en écrire d'autres par la suite.
Même du rap, j'y arrive. Ça n'est qu'à peine parodique !
Par Filaplomb
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Lundi 12 novembre 2007
1
12
11
2007
22:35
Pourquoi les réformes, c'est toujours s'en prendre aux acquis, c'est à dire au résultat du progrès social et jamais pour tenter d'encore améliorer
les choses qui existent ?
Pourquoi les richesses produites ne suffisent-elles jamais à ce que chacun d'entre nous gagne un peu ?
Pourquoi ne veut-on pas taxer les hauts revenus alors que même sur un crédit à l'Adie [Association qui s'occupe de prêter de
l'argent aux pauvres auxquels les banques refusent leur confiance], il y a un prélévement pour la CSG ?
Pourquoi la promesse de leur monde meilleur nous fait-elle penser à emporter notre parapluie en sortant ?
Pourquoi un Président aussi dévoué demande-t-il à être rémunéré aussi cher ?
Pourquoi les pauvres continuent-ils à voter pour des gens qui les méprisent et les insultent de longue date ?
Pas d'augmentation au premier janvier des allocations familiales. Pour le pouvoir d'achat, fallait pas croire au Père Noël. Ou plutôt, il fallait comprendre que
les cadeaux à venir ne seraient pas pour vous…
Par Filaplomb
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