Jeudi 21 septembre 2006
4
21
/09
/2006
23:49
Résumé : J'imagine un plan communication parfait pour le Parti Socialiste !
Citation : «Donc, c'est moi, j'y vais, souhaitez-moi bonne chance…»
Je fais mon Christophe Lambert de gauche (mais en mieux, j'espère !)
Le mec, il aurait envoyé sa femme au front. Du coup, tous les médias ont suivi l'affaire, une femme présidente [la France est-elle prête ? tout de suite, rejoignons notre envoyé spécial] les autres candidats se sont révélés. D'autant plus que le vieux pote est venu jouer les rabatteurs : j'y vais, j'y vais pas, peut-être… alors qu'en bon protestant qu'il est, il sait qu'il ne peut pas trahir sa propre parole : «Je quitte définitivement la vie politique». Aucune intention réelle d'y aller, évidemment. Juste là pour échauffer la meute, lui faire sortir les crocs. Et à ce moment-là, le mec sort du bois où personne n'avait vu qu'il attendait le bon moment et dit :
_Bon, puisque vous n'êtes pas capables de vous départager, on va régler ça vite fait. On est un parti politique démocratique. Le règlement annonce : «Pourra être candidat toute personne titulaire de la Direction du Parti». Donc, c'est moi, j'y vais, souhaitez-moi bonne chance. Je me sacrifie pour vous…».
A ce moment-là, Ségolène Royal, émue par tant d'émotion se rallie à sa cause et tout le monde, (tous ces candidats qui avaient pour seule intention, non pas de s'occuper un peu de nos gueules, mais juste de se débarasser de Madame Marie-Ségolène [délit de prénom !]) se rallie à son tour et c'est par un tsunami de la Gauche que François Hollande devient Président de la République !!!
Ça, c'est un plan communication !!!
[Le Préfet de Bobigny était
dans la promotion Pierre-Mendès France
à l'ENA. Ai-je cru lire sur sa biographie.
La même promotion qu'un autre candidat
à la Présidentielle !
Peut-être qu'ils sont restés amis !
Supposons ! :-) ]
Grâce à LesYeux (guetteuse du vaste monde),
j'ai été informé de l'existence de CETTE PETITION.
J'ai été surpris et un peu déçu
qu'il y ait si peu de signatures.
Pourtant, [ V O T E R B L A N C ] , c'est bien
un geste politique, non ?
Choisir de ne pas choisir…
Par Filaplomb
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Jeudi 21 septembre 2006
4
21
/09
/2006
00:00
Kevin ?
Non, vous ne pouvez pas le voir, il est dans sa chambre.
Pardon ?
Ecoutez-moi bien, je n'ai pas l'intention de laisser un récidiviste de quinze ans, fut-il mon fils, dans une totale impunité. Puisqu'il ne veut pas comprendre, il reste enfermé dans sa chambre…
[Quand deux très grands personnages de notre système démocratique
prennent rendez-vous parce qu'ils s'alarment du comportement
d'un ministre en fonction, je pense que nous devrions
nous réveiller un peu ! Nicolas Sarkozy est dangereux !]
Par Filaplomb
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Mardi 19 septembre 2006
2
19
/09
/2006
23:31
Résumé : la parité c'est l'égalité, non négociable ! Ensuite, j'évoque, avec délicatesse, la communication de Sarkozy.
Citation : «Vous êtiez prête, par pure bonté d'âme, à prendre mois de temps pour pondre les lardons»
Ils ont vérifié à l'U.M.P., et cette fois ça y est, on en est sûr : la parité c'est 30%.
Pour les législatives, je crois ! C'était Bachelot qui racontait, donc je n'écoutais pas vraiment. Enfin en tout cas, c'est 30%, c'est sûr !
Ceci qui explique bien des choses !
Par exemple, la disparité des salaires.
Quand on vous disait :
_Oui, mais vous, vous profitez d'un congé maternité hyper-long (pendant lequel on vous rémunère), alors que ce monsieur ici présent, l'est justement présent, à son poste de travail, malgré ses horribles nuits blanches que lui procurent vos enfants !
Et que vous êtiez prêtes, par pure bonté d'âme (et en échange d'un geste allant au delà du symbolique pour votre rémunération), à prendre un peu moins de temps pour pondre les lardons. Voilà qu'on trouve enfin l'explication !
La femme est [parfaitement] l'égale de l'homme.
Mais égale à 30%.
C'est tout, y'a pas à discuter, c'est comme ça !
_Holala, toujours à caqueter ces gonzesses aussi ! Allez Mesdames, soyez charmantes, reprenez votre ouvrage… Allez, allez, soyez courageuses, …
[La France de demain, c'est 10 garçons pour trois filles !
Je ne suis pas là d'avoir une vie sexuelle épanouïe !!!]
(Je ne comprends pas trop l'erreur de communication de Sarkozy avec les américains. Ou alors, c'est comme pour Johnny, il croit que dire "I love America" (désolé Patrick !), c'est un message qui plait aux jeunes ! Il faut dire que le type qui le coach s'appelle Christophe Lambert et croit porter un nom de star internationale et immortelle [mouaih, la vanne sur le nom, c'est moyen, j'avoue !]. Je ne vous mets pas de lien, faut pas déconner, mais rien que le clip fait par ce monsieur pour l'U.M.P. et «La France d'Après», trouvez-le et regardez-le. C'est hallucinant? Ce type n'a pas une seule idée à lui ! Comptez avec moi, le nombre d'images de ce clip que vous avez déjà vues dans une autre publicité ! Voilà, vous avez compris ! Du parasitage. Et c'est le même gars, donc, qui a conseillé à Sarkozy d'aller serrer la main à Mister Bush en pensant que ça plairait au peuple !!! Ça fait un bout de temps qu'il n'a du voir ni jeune ni peuple, Christophe Lambert !!!)
Par Filaplomb
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Lundi 18 septembre 2006
1
18
/09
/2006
22:54
Résumé : ma vie en Norvège avec ma sœur, mannequin et mon père qui tient un restaurant.
Citation : «Il suffisait qu'elle passe et il étaient comme des brindilles : prêts à s'enflammer».
C'est quand ma sœur a fêté ses seize ans que la famille a commencé à partir en couille. Il faut dire qu'elle était grande et mince et que tout le monde la remarquait dans le quartier. Au début, quand elle était gamine, les garçons l'appelait la brindille ou le haricot vert, suivant leur humeur, je suppose. Mais après, quand elle a plus été tant gamine que ça, les gars ne l'appelaient plus du tout et restaient là à la regarder passer. Il suffisait qu'elle passe et ils étaient comme des brindilles : prêts à s'enflammer.
Evidemment, elle s'est très vite fait remarquer. Elle s'est mise à partir de plus en plus régulièrement à la ville par le car pour aller faire des photos et puis travailler avec le tailleur aussi. Elle restait des heures debout devant une glace pendant qu'il allait et venait autour d'elle, allait et venait autour d'elle, marmonant des choses dans sa langue d'épingles et replaçant ici et là, un pan de tissu qui s'acharnait à ne pas sufisamment l'embellir. Tout cela s'est passé super vite, en réalité…
Mes parents, je pense qu'ils trouvaient ça bien. Ils avaient l'air contents pour elle et bien sûr toute cette beauté, quelque part, c'est un peu eux qui l'avait créée. Le résultat de leurs efforts. Je suppose qu'ils éprouvaient de la fierté, une sorte de fierté. En tout cas, par dessus tout, ils voulaient préserver la famille. C'était ça qui comptait pour eux : préserver la famille.
Alors, ma sœur, quand il a fallu qu'elle aille vivre en Norvège parce qu'un Grand Maître du Coupage et du Cousage de Tissu la réclamait auprès de lui, nous sommes partis, tous ensemble, habiter la Norvège. C'était dans l'ordre naturel des choses : puisque nous ne pouvions pas nous opposer au destin de notre sœur, nous allions le suivre tout comme s'il avait été aussi le notre. Ça a duré pendant des mois. Et les mois norvégiens sont bien plus longs que les autres mois d'Europe !
A tel point que mon père, qui commençait à s'ennuyer ferme dans son chalet norvégien, a soudain décidé de s'activer : il allait ouvrir un restaurant.
C'est vrai qu'il cuisinait bien. Il avait déjà de l'expérience ! Chaque fois que ma mère partait quelques jours (juste le temps de nous pondre un nouveau petit), mon père nous nourrissait de succulents petits plats. C'est à peine si mes quatre frères, mes deux sœurs et moi ne regrettions pas, certaines fois, le retour de Maman (et d'une nouvelle bouche à nourir toutes les deux heures sauf à supporter les sirènes interminables de la larve à peine née). Mais de là à se lancer dans la restauration !
Il le fit pourtant et plutôt bien. Nous avions, au bout de quelques semaines, notre lot d'habitués qui, bien que peu nombreux, nous rassuraient quant à la conviction paternelle.
Ma sœur préparait maintenant son mariage avec le fils du Grand Maître du Coupage et du Cousage de Tissu (dont elle aimait la peau aussi blanche qu'un rømmegrøt de campagne m'avoua-t-elle un soir de confidences entre filles ET sœurs) et mon père avait eu raison, finalement, dans son intuition de s'installer ici. Un peu comme si son ennui soudain avait été un message, un signe, un instinct, …
Peu à peu, nous avons repris notre petite vie d'avant mais en Norvège. Nous gardions régulièrement mes 2 neveux et ma nièce. Mon père leur préparait de la "couiZZine frankaïse" qu'il prononçait avec un faux accent norvégien qui faisait s'éclater de rire les enfants.
La seule tristesse qui nous reste, est aussi régulière que la lumière sur le long horizon norvégien. Chaque année, fin mai, nous parvient par La Poste locale, le nouveau guide Gaule-et-Maillot de la Gastronomie telle qu'on la pratique le mieux ! (et aussi Gnôle et Cageot pour le guide du vin). Et chaque année, mon père y cherche son restaurant. En vain…
[Je veux bien qu'on interdise les mannequins
parce que c'est trop dur pour les autres meufs
de voir des filles trop minces pour elles.
Mais alors qu'on m'enlève à moi,
tous ces riches de ma télévision !]
Par Filaplomb
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Dimanche 17 septembre 2006
7
17
/09
/2006
23:52
Résumé : je compare ma vie au désordre d'un Rubik's Cube.
Citation : «C'est à peu près la seule chose mathématique que j'ai pu apprendre dans la vie».
Je me souviens du Rubik's Cube et je me dis que ma vie lui ressemble de plus en plus. Des carrés de couleurs, reliés entre eux, mais qui ne forment pas encore un tout. Mon père a passé des heures entières à chercher la solution. Remettre les cubes en place de manière à obtenir sur chacunes des faces, une couleur unique. Dès le lever du jour, à la table du petit déjeuner, il se mettait à pivoter ses cubes. Une nouvelle journée.
Plus tard, il a trouvé une solution dans un magazine. Pour pouvoir transmettre leur méthode, ils avaient attribué au cube démoniaque une lettre pour chaque côté : G = gauche, D = droite, H = haut, … Une fois ce principe ingéré et maîtrisé, il suffisait d'appliquer les formules énoncées dans le journal. Ça donnait : 2xF, 1xG, 3xD, …
Il m'avait expliqué et recopié ces formules sur une sorte de fiche mnémotechnique et j'avais même fini par les apprendre par cœur. Je pouvais, par la suite, résoudre le Rubik's Cube sans même y réfléchir, l'air de rien. C'est à peu près la seule chose mathématique que j'ai pu apprendre dans la vie ! Ça ne m'a pas plus servi que le reste. D'ailleurs, je ne m'en souviens même plus !
Pourtant, dans la vie, ça pourrait servir…
[J'ai vu Peillon, nouveau Ségolènien draguer Bayrou
très peu discrètement chez Ockrent. Une cape entière
tissée d'éloge ! Mme Royal se présentera,
même sans l'investiture du PS.
C'est ça que ça veut dire, pour moi !]
Par Filaplomb
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Samedi 16 septembre 2006
6
16
/09
/2006
23:20
Le sourire de la girage !
Résumé :
Attention, ne lisez pas ce résumé sans avoir consulté la note en fin d'article.
C’est bon, vous avez lu ? On y va, alors ?
Résumé :
Quelqu'un en paix avec la vie est en train de mourir. Il constate la peur et l'angoisse de ses proches. A citer (avec l'air profond) : «Nous agitons avant de reposer».
Quelqu’un meurt quelque part. Mais ne sait pas qu’il meurt.
Sait-on jamais qu'on va mourir ? Comment sait-on si l'on est mort ?
Que se passe-t-il dans la conscience.
Je ne parle pas d'après, nous laisserons planer le doute, leur chance aux théories. A l'instant où l'on comprend qu'on meurt, que c'était ça qui avait changé dans l'ambiance générale, toutes ces fleurs, ces chocolats, ces douceurs (il y a donc moyen de rendre leur humanité aux humains !), tous ces sourires étrangement marqués, ces larmes aux yeux masquées sous des baillements approximatifs et soudains.
Une légère différence dans le milieu.
Des infirmières qui ont un peu plus de temps,
des médecins qui sortent pour se parler à voix basses,
cette perfusion dont les perles de plastique brillent si joliement dans la lumière adoucie du soir.
C'était donc ça !
Leurs mains se touchent discrètement. On a toujours besoin de se toucher dans ces moments-là. Nous sommes du peuple du contact, du tactile, du sensoriel. Nous sentons avant de savoir.
[Leur peur de la mort]
Mais que croient-ils donc ? S'imaginent-ils qu'en veillisant, j'ai perdu tout sens de l'existence ? Egaré l'ensemble de mon savoir ? Je suis parfaitement conscient de ce qui vient. Même sans leur comédie pour se rassurer, je sais. J'ai été prévenu il y a longtemps : tout cela est temporaire et s'arrêtera un jour ! Et à mon âge, voyez-vous, messieurs-dames, quand cela arrive, ça n'est vraiment plus de l'ordre de la surprise. On s'y attend de plus en plus.
Ils pensent me berner en masquant le vocabulaire. Les mots de vérité sont tenus à l'écart. Ils tiennent avant tout à ce que cela soit tu. Que ne vienne pas ici se frotter l'épiderme du langage.
Je les ai tous connus bébé. Dans leur état larvaire mais polycellulaire. Pour certains, je les ai bercés, marchant à pas lents à travers la chambre, leur parlant d'une voix fébrile et lointaine. Pour les plus distants d'entre eux, je les ai découverts lorsqu'ils étaient enfants et n'ai fait que les cotoyer à plus ou moins grande distance. Quoiqu'il en soit, je les précède dans l'existence. Comment peuvent-ils oublier ? J'ai su bien avant eux comprendre les mystères qu'ils affrontent aujourd'hui. Ces mystères…
Je me souviens d'un jour de soleil et de froid piquant. Les allées de graviers, les ifs et les thuyas, le troupeau familial en émotion restreinte, je veux dire resserrée. Un oiseau sur une tombe proche, me fixait de son œil gauche et semblait partager mon chagrin. J'énumère mes participations aux autres enterrements, le souvenir de mes promenades dominicales et hospitalières au chevet d'une amie, … Je ne m'apitoie pas, je sais.
[Leur propre peur de la mort]
C'est «dire» qu'ils ne veulent pas. Mettre des mots sur l'inimaginable. Humains, nous ne pouvons nous figurer ni le fini, ni l'infini. Nous sommes du peuple du bouger, du mouvement perpétuel. Nous agitons avant de reposer.
Je sais qu'ils savent. Je l'ai senti depuis longtemps. J'oberve leur ballet pour ne pas me le dire, pour masquer de stratagème, l'indicible qui s'avance. Je vois leurs mains qui se touchent, leurs fleurs, leurs chocolats, leurs gentilles attentions. Je vois leur amour dans leurs gestes, j'en comprends le pourquoi. Et Je les laisse faire à leur manière. A eux d'être présents, à eux de m'épargner d'en parler. C'est tout simplement la manière qu'ils auront maintenant de vivre. C'est tout simplement la manière qu'ils se choisissent. Car ils commencent ainsi leur nouvelle vie…
[Comment sait-on si l'on est mort ?]
(Nicolas me dit que je publie trop et qu'il n'a pas le temps de tout lire.
Je le remercie de cette forme de compliment !
J'essaierais donc à partir de cet article de vous faire un résumé,
un condensé, placé en exergue.
Ainsi vous pourrez ne pas tout lire, gagner du temps
et tout de même briller en société et en conversation.
C'est pas une bonne idée, ça ?)
Par Filaplomb
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Samedi 16 septembre 2006
6
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/2006
23:20
Le sourire de la girage !
Résumé :
Attention, ne lisez pas ce résumé sans avoir consulté la note en fin d'article.
C’est bon, vous avez lu ? On y va, alors ?
Résumé :
Quelqu'un en paix avec la vie est en train de mourir. Il constate la peur et l'angoisse de ses proches. A citer (avec l'air profond) : «Nous agitons avant de reposer».
Quelqu’un meurt quelque part. Mais ne sait pas qu’il meurt.
Sait-on jamais qu'on va mourir ? Comment sait-on si l'on est mort ?
Que se passe-t-il dans la conscience.
Je ne parle pas d'après, nous laisserons planer le doute, leur chance aux théories. A l'instant où l'on comprend qu'on meurt, que c'était ça qui avait changé dans l'ambiance générale, toutes ces fleurs, ces chocolats, ces douceurs (il y a donc moyen de rendre leur humanité aux humains !), tous ces sourires étrangement marqués, ces larmes aux yeux masquées sous des baillements approximatifs et soudains.
Une légère différence dans le milieu.
Des infirmières qui ont un peu plus de temps,
des médecins qui sortent pour se parler à voix basses,
cette perfusion dont les perles de plastique brillent si joliement dans la lumière adoucie du soir.
C'était donc ça !
Leurs mains se touchent discrètement. On a toujours besoin de se toucher dans ces moments-là. Nous sommes du peuple du contact, du tactile, du sensoriel. Nous sentons avant de savoir.
[Leur peur de la mort]
Mais que croient-ils donc ? S'imaginent-ils qu'en veillisant, j'ai perdu tout sens de l'existence ? Egaré l'ensemble de mon savoir ? Je suis parfaitement conscient de ce qui vient. Même sans leur comédie pour se rassurer, je sais. J'ai été prévenu il y a longtemps : tout cela est temporaire et s'arrêtera un jour ! Et à mon âge, voyez-vous, messieurs-dames, quand cela arrive, ça n'est vraiment plus de l'ordre de la surprise. On s'y attend de plus en plus.
Ils pensent me berner en masquant le vocabulaire. Les mots de vérité sont tenus à l'écart. Ils tiennent avant tout à ce que cela soit tu. Que ne vienne pas ici se frotter l'épiderme du langage.
Je les ai tous connus bébé. Dans leur état larvaire mais polycellulaire. Pour certains, je les ai bercés, marchant à pas lents à travers la chambre, leur parlant d'une voix fébrile et lointaine. Pour les plus distants d'entre eux, je les ai découverts lorsqu'ils étaient enfants et n'ai fait que les cotoyer à plus ou moins grande distance. Quoiqu'il en soit, je les précède dans l'existence. Comment peuvent-ils oublier ? J'ai su bien avant eux comprendre les mystères qu'ils affrontent aujourd'hui. Ces mystères…
Je me souviens d'un jour de soleil et de froid piquant. Les allées de graviers, les ifs et les thuyas, le troupeau familial en émotion restreinte, je veux dire resserrée. Un oiseau sur une tombe proche, me fixait de son œil gauche et semblait partager mon chagrin. J'énumère mes participations aux autres enterrements, le souvenir de mes promenades dominicales et hospitalières au chevet d'une amie, … Je ne m'apitoie pas, je sais.
[Leur propre peur de la mort]
C'est «dire» qu'ils ne veulent pas. Mettre des mots sur l'inimaginable. Humains, nous ne pouvons nous figurer ni le fini, ni l'infini. Nous sommes du peuple du bouger, du mouvement perpétuel. Nous agitons avant de reposer.
Je sais qu'ils savent. Je l'ai senti depuis longtemps. J'oberve leur ballet pour ne pas me le dire, pour masquer de stratagème, l'indicible qui s'avance. Je vois leurs mains qui se touchent, leurs fleurs, leurs chocolats, leurs gentilles attentions. Je vois leur amour dans leurs gestes, j'en comprends le pourquoi. Et Je les laisse faire à leur manière. A eux d'être présents, à eux de m'épargner d'en parler. C'est tout simplement la manière qu'ils auront maintenant de vivre. C'est tout simplement la manière qu'ils se choisissent. Car ils commencent ainsi leur nouvelle vie…
[Comment sait-on si l'on est mort ?]
(Nicolas me dit que je publie trop et qu'il n'a pas le temps de tout lire.
Je le remercie de cette forme de compliment !
J'essaierais donc à partir de cet article de vous faire un résumé,
un condensé, placé en exergue.
Ainsi vous pourrez ne pas tout lire, gagner du temps
et tout de même briller en société et en conversation.
C'est pas une bonne idée, ça ?)
Par Filaplomb
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Samedi 16 septembre 2006
6
16
/09
/2006
00:00
Pourquoi le mot “réforme” signifie-t-il toujours que je vais perdre une partie de mes droits ?
Pourquoi ces droits, qui sont issus pour leur plus grande majorité de la négociation, sont-ils maintenant “réformés” par un pouvoir vertical ?
Pourquoi, la part de l'actionnariat qui pèse de plus en plus lourd sur les entreprises, n'est-elle pas soumise aux cotisations retraites ?
Pourquoi continue-t-on à exonérer de charges tout un tas d'entreprises (Coca-Cola est une petit boîte qui démarre et qu'il faut aider, n'est ce pas ?) alors que la Sécurité sociale croule sous les découverts ?
Je suis curieux de voir comment les parlementaires
vont nous expliquer qu'il faut virer tous les régimes
spéciaux (pour rappel, le décalage entre 37,5 et 40 annuités
a été créé de toute pièce ! Qu'on aille pas nous raconter
maintenant que cette situation est injuste !) sauf
celui des Députés et de leurs proches ! J'attends leurs
arguments avec grand apétit !!! :-)))
Par Filaplomb
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Jeudi 14 septembre 2006
4
14
/09
/2006
22:40
XXXXXXXXXXXXXXXXXXIls avaient prévenu qu'il n'y aurait pas de Prison Break, ce soir ? Je l'attendais pourtant, zappant de tunnel de pub en tunnel de "programmes courts". Ces "émissions" d'une ou deux minutes ne sont là, n'ont été inventé que pour contourner la loi qui interdit de faire des coupures pub de plus de x minutes. Sans parler des règles "morales" de la profession (je sais bien que publicité et morale dans la même phrase, c'est assez étrange. Mais il est juste de savoir qu'il y a des règles de morale, ici comme ailleurs) : s'il y a une publicité pour une marque de lessive (par exemple), aucune autre marque de lessive ne peut y être montrée. Donc, ils ont trouvé la solution : ils coupent de la pub par des programmes. C'est comme ça qu'entre 20h35 et 20h52, il y a, en réalité, plus de publicité que d'émission !XXXXXXXXXXXXXXXXXXDonc, je zappais dans cette mer de pub et je suis tombé sur le foot. Marseille contre les tchèques de Mlada bodo j'sais plus quoi (mais on s'en fout !! On ira jamais en Tchéquie de toute façon) [Nan mais je plaisante ! Je ne suis pas anti-tchéquiste. J'ai d'ailleurs moi-même plusieurs amis tchèques]. J'ai suivi un peu. C'était moyen. Je me suis accroché, en grande partie à cause du match de Lyon hier soir (mais là, j'avais choisi de le regarder !). Ils étaient sublimes les rhodaniens. Vous voyez, ce jeu parfait, quand la balle ne pèse plus rien, que les joueurs ne semblent plus faire d'effort, une touche de balle et il est soudain évident que l'autre joueur sera exactement et précisèment à l'endroit où la balle passera. Quand tout est harmonieux…
XXXXXXXXXXXXXXXXXXBref, ce soir, j'en espérais autant. C'est normal, non ? Moi, si on commence à me nourrir de caviar, je vais en vouloir à tous les repas !!! Mais j'ai fini par zapper sur l'arme fatale <--- ce lien est à lire. Très bon article). C'était le un ! Le premier, le first !!! J'ai l'impression que c'est le mieux, non ? Peut-être à cause de la fraîcheur du truc parce que c'est là qu'ils se rencontrent, nos deux héros et aussi, c'est celui qui repasse le moins !?! Ce film, c'est un peu pour moi comme Retour vers le Futur (I, II et III !!!), je peux le voir et le revoir et ça me régale encore. Je ne sais pas pourquoi il y a ce plaisir de la redite, la volonté de répéter. On le connait par cœur, c'est clair, mais je peux le voir et le revoir et ça me régale encore. Je ne sais pas pourquoi il y a ce plaisir de la répétition. Avec le léger décalage maintenant, parce que votre c.e.r.v.e.a.u va plus vite que le c-i-n-é-m-a. Il sait, juste avant que ça n'a lieu, que cela va avoir lieu (je me demandais en écrivant, si je devais noter "juste avant que ça n'ait lieu", puis je me suis souvenu de mes explications du français à Olga mon amie russe, notamment cette notion de doute induite par le subjonctif. J'ai donc choisi, ici, de maintenir le présent pour bien indiquer qu'il n'y a aucun doute). Le même plaisir mais légèrement différent.
XXXXXXXXXXXXXXXXXXIl y avait des poursuites incroyables, des voitures, des hélicoptères, de la course à pied avec fusil, et on se rend compte que ce film date de 1984 et qu'il aura fallu presque vingt ans pour que les français fassent aussi bien avec Taxi (nan, pas le II !). Mais quand même, le faire à Marseille, c'était top. Et puis ça tirait partout, sans hésiter. C'est pas comme au vélodrome, fatcheu de con, vâââh. Ils ont gagné, c'est acquis, mais bonneu mèreu queu ceu fut difficileu. Mel Gibson mettait de plus beaux coup de boules que les phocéens (j'aime bien, moi, ce jeu des commentateurs pour éviter de se répéter toute la soirée : les marseillais, les marseillais, les marseillais, … Ils doivent bosser avant parce qu'à chaque fois, ils ont le vocabulaire sur-mesure, tous les équivalents possibles. Le plus basique : les bleu-et-blanc. La couleur du maillot en détail, ça c'est fait !).
XXXXXXXXXXXXXXXXXXFinalement, je suis resté avec Mel Gibson-l'énervé et Dany Glover-le-sympa-qui-cache-bien-son-jeu (et quand même, à un moment, il les dézingue aussi vite que l'autre, les méchants !). Et je ne sais pas pourquoi je n'étais pas au courant du changement de programme !(Je ne sais pas pourquoi il y a le plaisir de la répétition. Avec le léger décalage, parce que votre cerveau va plus vite qu'internet. Il sait juste avant que cela n'est écrit que cela va être écrit…).
[Je ne peux pas dire grand chose à propos des Prud'hommes.
Je m'en tiens aux faits : rien ne s'est mal passé.
Quant à la conclusion qui sera donnée, elle appartient aux juges.
Je préfère, dans un sens, ne rien en penser.
Tout de même, ce serait une bonne idée que d'étendre ce concept
de "justice civile" au niveau européen. C'est très rassurant de se savoir
"jugé" par des gens qui connaissent le monde du travail.
Obséquieux* est un mot inventé EXACTEMENT pour décrire
l'attitude des avocats entre eux. Comme le troupeau
des jeunes fauves obséquieux s'écarte pour laisser passage
au vieil étalon. Promenade de mon œil sur ces obséquieux tueurs
dont la robe s'épand autour d'eux comme l'odeur du sang.
Les femmes à ce petit jeu d'influence et de fausse
courtoisie semblent avoir une longueur d'avance…]
*Ce lien fait référence à la présidentielle de 2007
Par Filaplomb
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Jeudi 14 septembre 2006
4
14
/09
/2006
00:00
PETIT BILAN :
Côte cœur, rien de sérieux, mais
b e a u c o u p d e j o i e !
Quel bonheur d'avoir quarante ans !
Même sans (assez) d'argent pour cause d'assedics,
je trouve ça formidable la vie.
Tout ce qu'on nous offre !!!
:-)
[Sinon, demain, dès 14 heures : Prud'hommes. Pensez à moi, les gens ! :-) ]
Par Filaplomb
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