Vendredi 2 novembre 2007
5
02
11
2007
21:07
Photo de ma chatte, Pixelle, qui regarde à gauche [vive les mots clés !]
Il a raison Nicolas, ça devient lassant de bloguer.
Ce n'est pas que la politique soit inintéressante, mais à force, c'est comme pisser dans un parapluie, ça n'a aucun intérêt.
L'autre là, tout lui glisse dessus comme si tous étaient devenus imperméables. Il n'y plus rien qui choque sauf peut-être que quelques uns osent
encore critiquer. En tout cas si l'on en croit le troll qui sévit régulièrement chez le même Nicolas
[il est influent maintenant, je le flatte encore plus !]
Comme si la simple élection de Nicolas Sarkozy valait tous les passe-droits moraux unanimement et définitivement.
Comme si ça lui donnait le droit d'envoyer la police contre les mal-logés, de baisser les impôts des nantis, de supprimer les engagements contractuels de l'État [c'est lui]
envers les futurs retraités de ses services tout en s'augmenant de cent quarante pour cent.
Où est-ce qu'il fait ses courses à votre avis ?
Plutôt E.Leclercq ou plutôt Auchan ?
Vous croyez que ça l'affecte personnellement le prix de l'essence à la pompe ?
Et la note au restau, vous croyez qu'on la lui apporte ?
Même les Rolex, j'suis sûr, c'est cadeau.
Dix neuf mille euros d'argent de poche, ça devrait faire déborder le vase non ? Le populo qui rame parce que tous les mois ont sept ou huit jours de trop, ça devrait l'enrager quelque peu, non
?
Et le coup du traité européen qu'on lui dit qu'il est plus petit pour le faire passer plus facilement ! Alors que, surtout maintenant qu'il est simplifié, ce serait pas mal que le peuple puisse
donner son avis, non ?
Déjà que la dernière fois, on n'était pas trop d'accord avec l'idée [pour des raisons diverses], ce ne serait pas mal qu'on puisse confirmer tout ça. Tout le tatouin des
zeuropéens.
Ça devrait ruer dans les brancards et ça ronronne dans les chaumières. Ça se staracadémise et ça se pipolise à l'air du temps.
Il parait que pomponette est partie par la fenêtre du palais et qu'à minuit, elle n'était toujours pas rentrée. La citrouille était très inquiète nous dit la femme de chambre. [là
dessus, une interview de madame Balkany en caution morale, ça fait rire !]
Et que dalle, la gauche !
Les gens ils sont chez eux et pour l'instant ils ne bougent pas.
On prend les paris pour qui bouge en premier ?
Rue de la Banque essaient d'alerter la population des gens qui sont français et salariés dans ce pays. Il n'y a
aucune raison objective, dans la plupart des cas que cette situation soit la leur. C'est bien ce qu'a compris monsieur Gérard Depardieu puisqu'exceptionnellement, il s'est engagé pour cette
cause. Il n'a jamais voté, n'a jamais signé une pétition, sans doute est-ce une sorte d'anarchiste à la Romain Bouteille, mais cette fois la cause lui semble suffisamment importante. Elle
se situe d'ailleurs tout simplement sur le plan des droits humains. C'est dire où nous en sommes côté acceptation de l'inacceptable…
Vous voyez, en petit et en gris clair, vous faites l'effort de lire !
Comme quoi les conseils de blogage, hein ? :-)
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Par Filaplomb
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Jeudi 1 novembre 2007
4
01
11
2007
22:09
Petite chatte sur canapé
Le type, il manque de se casser la figure mais il arrive à redresser la situation. Jusqu'à glisser de nouveau et à tomber de tout son long.
Les deux premières ambulances en route pour l'appel d'urgence se sont rentrées dedans mais la troisième arrive sans encombre et l'emporte vers
l'hôpital le plus proche.
Elle tombe en panne à quelques centaines de mettre de l'entrée du service et c'est porté à bras qu'il est enfin pris en charge médicalement et
alité.
Le professeur responsable du service vient de tomber malade pour la première fois en dix sept années de labeur et l'interne lui prescrit un médicament
qui ne donne aucun résultat puisque la fièvre monte.
Craignant une affection virale rare, il passe quatre jours dans une chambre stérile sans aucun contact avec un autre être humain avant qu'une infirmière soulève l'hypothèse d'une simple allergie
aux substances chimiques…
Les tuiles sur le coin de la tête, les entourloupes de la destinée, ça ne sert à rien de chercher à les interpréter. Non plus que de vouloir coller sur du réel, des croyances erronées. Il suffit
la plupart du temps de trouver ça drole et de parvenir à en rire…
Par Filaplomb
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Mardi 30 octobre 2007
2
30
10
2007
19:20
Palais de l'Elysée, le Salon Pompadour [L'Internaute Magazine / Florence Girardeau].
La seule différence entre toi et le type qui pue sur le trottoir, c'est que tu as un endroit que tu appelles chez toi.
Lui, il essaie juste de rester lui-même. C'est à ça qu'il s'accroche. Ces dernières petites choses qui sont ce qu'il est. Les plus
précieuses occupent les multiples poches des vestes superposées. Les autres emplissent, au point de le fendre, un sachet plastique de couleur bleu pâle.
Dont une carte avec une photo de ce type qu'il était avant qu'il te montre en la tenant entre ses doigts tellement rougis et tellement
bouffis par l'alcool que se plier leur est difficile.
Vous savez, vous, que l'alcool agit comme un anesthésiant contre la douleur ? Ça permet par exemple de ne plus sentir le froid. Ou
d'oublier la honte de devoir faire ses besoins en pleine rue.
Je me souviens d'une voisine du quartier qui engueulait un de nos sdf [puisqu'ils deviennent sédentaires de quelques rues et place du coin] parce qu'il pissait contre le
boitier France Telecom. Elle lui disait d'aller faire ça ailleurs. Et elle voulait qu'il aille où ?
Qu'est ce que c'est que cette humanité qui, parce que l'un des leurs n'a pas d'argent, le condamne à vivre dehors.
A Survivre.
Et Mourir.
Mais pas sous nos fenêtres, à cause des odeurs.
Et qu'est ce que c'est que cette classe politique qui trouve plus urgent d'augmenter Monsieur Notre Président de cent quarante pour cent. Que c'est le mieux à faire, là, tout de suite.
C'est pour la transparence, parait-il.
A force de rendre les trucs transparents, ça va devenir brun clair, aurait pu nous dire Coluche…
Par Filaplomb
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Lundi 29 octobre 2007
1
29
10
2007
19:01
Pixelle, la photo d'une petite chatte au soleil
Pendant que les Guignols de l'Info* continuent à trouver le bon angle pour chacun des membres du personnel politique
qu'ils prennent pour cible, il apparait ici ou là quelques autres échancrures de liberté à la télévision.
L'échancrure étant une ouverture encore à l'état de promesse.
Par exemple, le Made in Palmade [sur France3, le dimanche de 20h20 à 20h50] prend de plus en
plus des allures de Théâtre de Bouvard dans sa période humour-toujours. Le principe est un peu celui qu'on pourrait faire dans son salon. On écarte la table, on range les chaises en rangs et deux
parmi les présents interprètent une scène née de leur imagination.
Le gros avantage du théâtre, c'est que c'est toujours en train de se faire. Chaque représentation est unique et ne peut jamais être répétée [un DVD de théâtre, ce n'est pas du
théâtre, c'est de la video]. D'autre part, c'est un art totalement portable et transposable en tout lieu et en toute occasion.
Pour rajouter du piment et susciter l'intérêt du téléspectateur qui les cherchera attentivement tout le long du sketch, Pierre Palmade annonce en fin d'émission, les deux contraintes que
les jeunes acteurs doivent obligatoirement caser dans leur texte.
Par exemple, je me souviens dernièrement de «un sosie de Dalida» associé à «c'est la guerre» qui permit aux concurrents d'une des deux équipes de délirer avec un colonel trop sensible et un tant
soit peu ressemblant à Dalida.
Je me suis marré devant ma télé, c'est vous dire si Alex Lutz, en militaire expérimenté, nous a dévoilé encore un peu plus de
son talent [y'a pas que lui, bien sûr…].
Maintenant, le problème c'est qu'en face, Canal+ contre-attaque avec Moot-Moot le nouvel ovni chez les ovins d'Eric et
Ramzy. Ça raconte le vie dans le monde des moutons [bonjour la fable politique] et c'est fait en dessins animés vachement chiadés.
Ça vient de commencer avec un épisode dans lequel les robots prennent le pouvoir parce que les moutons trouvent que travailler c'est chiant et que puisqu'on peut le faire faire à
des machines, pourquoi se fatiguer ?
Mon esprit tordu y voit bien entendu une critique de la société néo-conservatrice dans laquelle on nous amène de force ces temps-ci.
Il y a aussi Les agités du bocal sur France 4 [tous les vendredi, 22h30, plus les rediff.]. L'émission où Alexis
Tregarot et Stéphane Blakowski ont enfin trouver suffisamment de liberté pour inventer leur propre style [et sortir de tellement bons chroniqueurs que les autres chaînes les leurs
piquent - mais ils ont gardé Mademoiselle Zouzou et son JT façon beur]. Yann Barthès chez Denisot qui est de plus en plus
impertinent [il n'a pas encore sa page sur le site mais ça viendra !].
Et surtout le retour de Toutaz sur France 4 [tous les mardi à 23h00, plus les rediff.]. Je ne sais
comment vous expliquer le concept tant il faut le voir pour comprendre. C'est d'ailleurs comme ça que je l'ai découverte. Tu sais, le truc sur lequel tu tombes en zappant et qui te scotche
jusqu'au générique de fin.
Même si tu arrives en plein milieu du reportage, tu restes fasciné par le culot de Zazon qui se fait une spécialité de s'inviter partout où elle le peut. Les coulisses d'un
défilé de mode, l'anniversaire d'un people, une réunion très sérieuse. Elle s'y invente ensuite un personnage forcément décalé et drôle parce que pas dans la norme de la soirée, trop délurée,
trop directe…
Elle joue de sa candeur naïve et de sa féminité pour provoquer des situations improbables ou pour le moins inattendues. L'ensemble forme une satyre féroce de cette société comme on en voit
rarement sur le petit écran. Pour mettre du poids dans le compliment, je dirais qu'elle me remet en mémoire, dans son propre genre, la gentille férocité d'un Desproges…
Comme quoi, si on s'affaire à les choisir, il existe de bonnes chose à la télévision !
*Depuis peu, Canal+ diffuse les video sur son site.
Par Filaplomb
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Samedi 27 octobre 2007
6
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10
2007
17:27
A Toulouse, la rue Alsace-Lorraine avant et après les travaux.
[Sources : avant, après].
Est-ce que je suis le seul crétin de gauche à ne pas comprendre l'intérêt des biocarburants ?
Je veux dire ce que je souhaitais pour ma part, c'est que, s'il n'y a plus d'essence, on arrête avec la voiture. Un dernier créneau en épi et ya basta
¡
J'espérais qu'on reposerait le problème à la base. Le fonctionnement même de notre société qui n'est surtout pas un modèle.
Du coup, j'aurais aimé qu'on s'interroge sur cette manière d'avoir nos véhicules personnels. Nos choses à notre service pour notre transport
individuel. Tellement pratique que même le paysage est découpé par son usage. Des traits de bitume déchirant la campagne.
C'est un peu ce qui se passe avec le Vélib' d'ailleurs. Un moyen de se déplacer qui n'est ni collectif ni réellement privé. La réinvention de l'espace urbain autour de ces nouveaux modes de
déplacement va peu à peu redéfinir nos villes.
A Toulouse par exemple, l'hyper centre se mue peu à peu en zone piétonnière. Là où les voitures ont, malgré tout, nécessité de passer, elles sont maintenant traitées en intrus tant elles sont
malhabiles à circuler à trente kilomètres à l'heure au milieu des piétons et des cyclistes.
Voilà la ville qui redevient à portée de chacun. Pourquoi chercherions-nous encore de quoi faire rouler des voitures ?
Par Filaplomb
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Vendredi 26 octobre 2007
5
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2007
20:52
Pixelle, la petite chatte qui ne s'intéresse pas à la planète…
Un Grenelle qui accouche d'une révolution, pour un type qui voulait pourfendre l'esprit de mai soixante huit, c'est un peu comme remonter le temps.
Il n'empêche que pour l'écologie, ça y est, on vient de gagner la coupe du monde. A écouter la presse et les médias [mais pas les blogues], la France
devient le numéro Un mondial de la promesse écolo. Champion du monde estampillé sans additif ni colorant [Ce qui explique
que la police pourchasse aujourd'hui les immigrés de couleur dépourvus de certificat d'origine].
Peu importe que nous soyons d'autre part bientôt interdit bancaire pour cause d'endettement et de manque d'engagement sur les
remboursements, c'est promis, on va ripoliner le pays en vert et refaire l'isolation. Du coup et comme l'hiver arrive, on a
commencé par mettre Laporte au ministère.
Serait-ce le signe de la fin de l'ouverture ?
Je note au passage de tous ces travaux de réfection et d'amélioration de l'habitat, vont surtout permettre à l'immobilier qui stagnait quelque peu ces derniers temps, de relancer les estimations
à la hausse.
Et puisque rien ne vient jamais qui améliorerait la situation des travaileurs à bas et à moyen salaire, on aura dans ce pays les pauvres les plus écologiques du monde. Et les SDF les moins
polluants…
Par Filaplomb
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Mercredi 24 octobre 2007
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2007
18:06
Pixelle, la petite chatte inquiète du trou de la couche d'ozone
Je ne sais pas si ça va être joli de n'avoir que des voitures vertes dans la rue. Ça risque d'être monotone à la longue.
Pour les quatre/quatre, ça sera du vert kaki, à n'en pas douter quand on voit ce qu'ils consomment.
De toute façon, ceux à qui il reste un budget voiture vont devoir faire un choix. Voilà que posséder un véhicule va devenir un signe extérieur de richesse. Le plein du réservoir
coûtera bientôt plus cher que le contenu du caddie® de supermarché qui lui même va bientôt augmenter.
Il faut dire que les terres agricoles n'étant pas extensibles, quand on pense produire de quoi faire rouler les voitures à partir des récoltes, ça pose un certain
nombre de problèmes.
Et l'essence, ça coûte du blé, comme chacun sait…
Pendant que les prix progressent à la hausse après avoir grimpé à la vitesse grand V, on t'incite à longueur de spots à consommer moults fruits, légumes et poisson frais. Comme si, au delà du
message de prévention sanitaire, se cachait derrière, la volonté gouvernementale de soutenir le
marché.
Si on réfléchit trois secondes, on se rend compte de la bêtise du truc. Les végétaux comestibles ayant connu une
consommation en baisse au même rythme que leur inflation, il suffirait d'augmenter les salaires en conséquence pour corriger la tendance.
Et puisqu'on parle de salaires, comment se peut-il que les industriels, qui ont bloqué les
rémunérations [du petit personnel] il y a plusieurs années et engrangé de grassouillets bénéfices depuis, puissent maintenant se trouver étranglés par les prix ?
Je me demande si on ne nous prend pas pour des poires…
Par Filaplomb
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Lundi 22 octobre 2007
1
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10
2007
20:19
Pixelle, la petite chatte cachée sous la couette.
C'est quand même une sacrée avancée des mœurs à laquelle on assiste et qui glisse comme une lettre à La Poste [du temps où le facteur passait à une heure
décente].
Non pas que le Président divorce mais bien que ce soit Cécilia qui décide se barrer.
D'un côté, on a Ségolène Royal qui manque de peu la Présidence de la République. Et plus tard, on apprend qu'elle a, au départ, été candidate pour en
remontrer à François Hollande, son compagnon [et néanmoins ami].
De l'autre, Cécila qui reprend sa liberté parce que Première Plante Verte de France, c'est quand même pas la vie dont elle rêvait.
Fini le temps où Madame suivait Monsieur dans sa carrière. Terminée l'époque où il s'épanouissait tandis qu'elle était heureuse pour lui.
Soudain, sereinement et sous nos yeux, les femmes prennent en main leur propre destin et c'est tant mieux.
Par contre, je trouve un peu crétin de la part de Cécilia d'occuper de pleines pages quadries de sa beauté de cinquantenaire rayonnante pour nous dire qu'elle regrette d'être trop dans la lumière…
Par Filaplomb
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Samedi 20 octobre 2007
6
20
10
2007
23:26
Pixelle, spectatrice du cinéma que fait son maître
pour l'obliger à regarder l'appareil…
Le prix du cinéma aujourd'hui, c'est neuf euros et dix centimes [pour les plus âgés dans mon genre, ça fait du 59,70 francs, à peine arrondi].
Ça parait vachement cher et en réalité, cela l'est. D'après un rapport du Sénat, «au total, en trente ans, le prix du billet aura été multiplié par 16,8 quand le
prix moyen des biens de consommation l'aura été par sept».
Ce qui est assez étrange quand on se fie comme moi aux règles de l'économie, c'est que cette fois, ça ne colle pas. Voilà en effet, un secteur industriel qui augmente sa capacité de
production et remonte ses tarifs tout en ayant de moins en moins de clients.
[Imaginez un instant que la SNCF se mette à tripler le nombre de trains en circulation tout en doublant les prix et en perdant la moitié de ses clients].
Or, si j'en crois la Loi de l'Offre et de la Demande, telle que proclamée et gravée dans le marbre de la certitude par nos amis intégristes du libéralisme, la baisse de fréquentation aurait dû tirer les prix en salle vers le bas pour en assurer le
remplissage.
Au contraire, on assiste à des semaines entières d'exploitation où un film cumule difficilement les cinquante entrées au total des trois séances de la journée. Même pas de quoi rembourser le prix
du terrain en centre ville et la location des bobines.
Heureusement qu'à cette étape, la plupart des acteurs ont déjà été payés.
Par contre, il suffira à la chaîne productrice de faire monter la pression lors du premier passage en prime-time à l'antenne pour assurer une audience raisonnable et donc se gaver de
l'argent de la publicité.
Le système du cinéma est donc ainsi organisé que c'est la télévision qui, par l'argent qu'elle brasse, peut choisir le type de film qu'elle souhaite voir paraître mais aussi pour qu'on puisse
quasiment se passer du public cinéphile [mais argenté] pour rentabiliser le projet.
La salle devient alors un simple lieu de passage justifiant que s'amorce la communication du film dans les émissions de variétés. On y prépare le terrain de la notoriété pour l'annonce
qui sera faite de la sortie du coffret dvd «spécial collector limited edition».
Qui lui te sera facturé beaucoup plus cher…
Par Filaplomb
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Vendredi 19 octobre 2007
5
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2007
22:53
Malgré une sodomie surprise, Minor reste ami avec Pan le Satyre.
José Garcia et Vincent Cassel cornu [source]
C'est fou comme le temps passe vite. J'avais vu la bande annonce du film il y a des mois. Je m'en souviens, je m'étais même fait la réflexion, avec ma voix intérieure [avec voie
c'était drole aussi, mais vulgaire] :
_Putain, mais ça sort qu'en octobre leur truc, qu'est-ce qu'ils nous saoulent ?
Habituellement, je suis assez poli avec moi-même mais je devais, ce jour-là, sans doute, avoir pris un paquet de tuiles sur la tête pour me laisser
aller à de telles légèretés langagières.
Mais j'avais tout de même dressé l'œil parce que, dans cette présentation du long métrage, on découvrait un Vincent Cassel en Dieu Pan, avec
ses pattes de bouc et que, question mythologie, je suis assez intéressé. En plus, l'effet était assez spécial pour qu'on y croit…
Il y a quelques jours, quand le film est sorti, j'ai commencé à entendre les critiques et j'avoue qu'elles m'ont un peu refroidi. Genre le seul bazar intéressant était dans le spot qui avait
éveillé ton intérêt.
Le reste était soit vulgaire, soit niais, soit laid…
Et vous je ne sais pas [quoique Flo Py, je suis sûr qu'elle est comme ça], mais moi, dès que toutes les critiques se mettent à faire
du bruit en parlant toutes très fort pour dire la même chose, je commence à me poser des questions.
C'est toujours étrange à mes yeux quand une création artistique ne séduit même pas une personne parmi une assemblée. Comment est-il possible d'obtenir une
telle unanimité contre une œuvre.
J'ai écouté alors ce bruit médatique artificiel. Cette redondance dans la détestation.
Et puis, dans le brouhaha, j'ai vu Monsieur Beneix expliquer pourquoi le film, ce film devait être vu justement
à cause de cette pensée unique de la critique.
C'est vrai quoi ! Un film qui ne raconte pas une histoire à la con du genre où les deux héros ne couchent ensemble ne se déclarent leur flamme qu'à la toute fin du film alors que
ça fait trois plombes que le pop corn ne cesse de te manquer.
Et quand tu es au cinéma et que tu penses à manger, c'est que c'est un mauvais film.
Et hier, je n'ai à aucun moment eu faim pendant la projection du film de Jean-Jacques Anaud. D'une part parce que c'est passionnant mais aussi parce
que tu n'as pas intérêt à quitter l'écran des yeux, ne serait-ce qu'une seconde ou tu risques de louper un épisode tellement tout va très vite.
Depuis Minor, l'homme qui vit avec les porcs au Minor déchu et vieillissant après avoir été proclamé Roi et adulé comme tel.
C'est peut-être le seul problème du film à mes yeux. D'avoir tellement condensé le récit que ça en gâche le plaisir. Les scènes s'enchaînent quand on aurait aimé en savourer plus longuement la
richesse.
Pour le reste, il faut aller voir José Garcia qui est au delà de tout. En cochon cent pour cent pur porc, en amoureux transis de Clythia [et y'a de quoi !], en Roi
naïf puis en despote calculateur, en humain fragile face à ses instincts primaires. Il joue avec une légéreté et une grâce que n'atteigne que ceux qui ne jouent plus. Il dynamite de bout
en bout et de toute sa candeur, cette fable sur le pouvoir, sur la séduction et sur la justice.
Et bien sûr, pour le sujet de fond dont traite cette fable morale et politique : quel rapport gardons nous d'avec nos origine, notre animalité à l'état brut et joyeux [Vincent
Cassel en Maître Pan obsédé de la baise, fut-elle sous forme de tronc, quel régal, quelle gourmandise].
C'est un film sur le grotesque de notre condition mais qui, tel un Fellini ou autrefois un Molière, prend le parti d'en rire, de s'en moquer. On y montre la part risible de l'humanité. De notre
humanité.
[Tiens on pourrait garder ça comme épitaphe pour quand on se sera fait péter nous mêmes : u-manité. Genre le "u" de utopie, ce qui n'est pas, ne peut pas être].
C'est un film sur la gourmandise de la vie, celle qui pétille et qui baise juste parce que c'est bon. Celle qui pratique le sentiment plutôt que d'y réfléchir cent sept ans, qui mèle à la douceur
de l'emportement amoureux, le désir fougueux et humide de la chair.
Bon sang, ce n'est sans doute pas un film parfait et tourné au cordeau, mais c'est tellement exagérément vivant que ça donne en vie. C'est un film gravement joyeux et c'est peut-être cette aspect
là que l'ensemble de la critique désapprouve, allez savoir…
Merci à Monika, c'est elle qui m'a invité !
[elle, elle n'a pas tout compris mais bon…]
Sa Majesté Minor de Jean-Jacques Annaud avec que des gens bien dont Claude
Brasseur que j'aime d'amour…
Par Filaplomb
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