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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 10 2007 20:52
26.10.2007-Pixelle.JPG
Pixelle, la petite chatte qui ne s'intéresse pas à la planète…



Un Grenelle qui accouche d'une révolution, pour un type qui voulait pourfendre l'esprit de mai soixante huit, c'est un peu comme remonter le temps.

Il n'empêche que pour l'écologie, ça y est, on vient de gagner la coupe du monde. A écouter la presse et les médias [mais pas les blogues], la France devient le numéro Un mondial de la promesse écolo. 
Champion du monde estampillé sans additif ni colorant [Ce qui explique que la police pourchasse aujourd'hui les immigrés de couleur dépourvus de certificat d'origine].

Peu importe que nous soyons d'autre part bientôt interdit bancaire pour cause d'endettement et de manque d'engagement sur les remboursements, c'est promis, on va ripoliner le pays en vert et refaire l'isolation. Du coup et comme l'hiver arrive, on a commencé par mettre Laporte au ministère.

Serait-ce le signe de la fin de l'ouverture ?

Je note au passage de tous ces travaux de réfection et d'amélioration de l'habitat, vont surtout permettre à l'immobilier qui stagnait quelque peu ces derniers temps, de relancer les estimations à la hausse.

Et puisque rien ne vient jamais qui améliorerait la situation des travaileurs à bas et à moyen salaire, on aura dans ce pays les pauvres les plus écologiques du monde. Et les SDF les moins polluants…

Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 10 2007 18:06
-24.10.2007--Pixelle.JPG
Pixelle, la petite chatte inquiète du trou de la couche d'ozone


Je ne sais pas si ça va être joli de n'avoir que des voitures vertes dans la rue. Ça risque d'être monotone à la longue.

Pour les quatre/quatre, ça sera du vert kaki, à n'en pas douter quand on voit ce qu'ils consomment.

De toute façon, ceux à qui il reste un budget voiture vont devoir faire un choix. Voilà que posséder un véhicule va devenir un signe extérieur de richesse. Le plein du réservoir coûtera bientôt plus cher que le contenu du caddie® de supermarché qui lui même va bientôt augmenter.

Il faut dire que les terres agricoles n'étant pas extensibles, quand on pense produire de quoi faire rouler les voitures à partir des récoltes, ça pose un certain nombre de problèmes.

Et l'essence, ça coûte du blé, comme chacun sait…

Pendant que les prix progressent à la hausse après avoir grimpé à la vitesse grand V, on t'incite à longueur de spots à consommer moults fruits, légumes et poisson frais. Comme si, au delà du message de prévention sanitaire, se cachait derrière, la volonté gouvernementale de soutenir le marché.

Si on réfléchit trois secondes, on se rend compte de la bêtise du truc. Les végétaux comestibles ayant connu une consommation en baisse au même rythme que leur inflation, il suffirait d'augmenter les salaires en conséquence pour corriger la tendance.

Et puisqu'on parle de salaires, comment se peut-il que les industriels, qui ont bloqué les rémunérations [du petit personnel] il y a plusieurs années et engrangé de grassouillets bénéfices depuis, puissent maintenant se trouver étranglés par les prix ?

Je me demande si on ne nous prend pas pour des poires…
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 10 2007 20:19
27.10.2007Pixelle.JPG
Pixelle, la petite chatte cachée sous la couette.



C'est quand même une sacrée avancée des mœurs à laquelle on assiste et qui glisse comme une lettre à La Poste [du temps où le facteur passait à une heure décente].


Non pas que le Président divorce mais bien que ce soit Cécilia qui décide se barrer.

D'un côté, on a Ségolène Royal qui manque de peu la Présidence de la République. Et plus tard, on apprend qu'elle a, au départ, été candidate pour en remontrer à François Hollande, son compagnon [et néanmoins ami].

De l'autre, Cécila qui reprend sa liberté parce que Première Plante Verte de France, c'est quand même pas la vie dont elle rêvait.

Fini le temps où Madame suivait Monsieur dans sa carrière. Terminée l'époque où il s'épanouissait tandis qu'elle était heureuse pour lui.


Soudain, sereinement et sous nos yeux, les femmes prennent en main leur propre destin et c'est tant mieux.

Par contre, je trouve un peu crétin de la part de Cécilia d'occuper de pleines pages quadries de sa beauté de cinquantenaire rayonnante pour nous dire qu'elle regrette d'être trop dans la lumière…
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Samedi 20 octobre 2007 6 20 10 2007 23:26
Pixelle--21.10.2007-.JPG
Pixelle, spectatrice du cinéma que fait son maître
pour l'obliger à regarder l'appareil…



Le prix du cinéma aujourd'hui, c'est neuf euros et dix centimes [pour les plus âgés dans mon genre, ça fait du 59,70 francs, à peine arrondi].

Ça parait vachement cher et en réalité, cela l'est. D'après un rapport du Sénat,
«au total, en trente ans, le prix du billet aura été multiplié par 16,8 quand le prix moyen des biens de consommation l'aura été par sept».

Ce qui est assez étrange quand on se fie comme moi aux règles de l'économie, c'est que cette fois, ça ne colle pas. Voilà en effet, un secteur industriel qui augmente sa capacité de production et remonte ses tarifs tout en ayant de moins en moins de clients.

[Imaginez un instant que la SNCF se mette à tripler le nombre de trains en circulation tout en doublant les prix et en perdant la moitié de ses clients].

Or, si j'en crois la Loi de l'Offre et de la Demande, telle que proclamée et gravée dans le marbre de la certitude par nos amis intégristes du libéralisme, la baisse de fréquentation aurait dû tirer les prix en salle vers le bas pour en assurer le remplissage.

Au contraire, on assiste à des semaines entières d'exploitation où un film cumule difficilement les cinquante entrées au total des trois séances de la journée. Même pas de quoi rembourser le prix du terrain en centre ville et la location des bobines.

Heureusement qu'à cette étape, la plupart des acteurs ont déjà été payés.

Par contre, il suffira à la chaîne productrice de faire monter la pression lors du premier passage en prime-time à l'antenne pour assurer une audience raisonnable et donc se gaver de l'argent de la publicité.

Le système du cinéma est donc ainsi organisé que c'est la télévision qui, par l'argent qu'elle brasse, peut choisir le type de film qu'elle souhaite voir paraître mais aussi pour qu'on puisse quasiment se passer du public cinéphile [mais argenté] pour rentabiliser le projet.

La salle devient alors un simple lieu de passage justifiant que s'amorce la communication du film dans les émissions de variétés. On y prépare le terrain de la notoriété pour l'annonce qui sera faite de la sortie du coffret dvd «spécial collector limited edition».

Qui lui te sera facturé beaucoup plus cher…

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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 10 2007 22:53
Garcia-Cassel-Minor.JPG
Malgré une sodomie surprise, Minor reste ami avec Pan le Satyre.
José Garcia et Vincent Cassel cornu
[source]


C'est fou comme le temps passe vite. J'avais vu la bande annonce du film il y a des mois. Je m'en souviens, je m'étais même fait la réflexion, avec ma voix intérieure [avec voie c'était drole aussi, mais vulgaire] :

_Putain, mais ça sort qu'en octobre leur truc, qu'est-ce qu'ils nous saoulent ?

Habituellement, je suis assez poli avec moi-même mais je devais, ce jour-là, sans doute, avoir pris un paquet de tuiles sur la tête pour me laisser aller à de telles légèretés langagières.

Mais j'avais tout de même dressé l'œil parce que, dans cette présentation du long métrage, on découvrait un Vincent Cassel en Dieu Pan, avec ses pattes de bouc et que, question mythologie, je suis assez intéressé. En plus, l'effet était assez spécial pour qu'on y croit…

Il y a quelques jours, quand le film est sorti, j'ai commencé à entendre les critiques et j'avoue qu'elles m'ont un peu refroidi. Genre le seul bazar intéressant était dans le spot qui avait éveillé ton intérêt.

Le reste était soit vulgaire, soit niais, soit laid…

Et vous je ne sais pas [quoique Flo Py, je suis sûr qu'elle est comme ça], mais moi, dès que toutes les critiques se mettent à faire du bruit en parlant toutes très fort pour dire la même chose, je commence à me poser des questions.

C'est toujours étrange à mes yeux quand une création artistique ne séduit même pas une personne parmi une assemblée. Comment est-il possible d'obtenir une telle unanimité contre une œuvre.

J'ai écouté alors ce bruit médatique artificiel. Cette redondance dans la détestation.

Et puis, dans le brouhaha, j'ai vu Monsieur Beneix expliquer pourquoi le film, ce film devait être vu justement à cause de cette pensée unique de la critique.

C'est vrai quoi ! Un film qui ne raconte pas une histoire à la con du genre où les deux héros ne couchent ensemble ne se déclarent leur flamme qu'à la toute fin du film alors que ça fait trois plombes que le pop corn ne cesse de te manquer.

Et quand tu es au cinéma et que tu penses à manger, c'est que c'est un mauvais film.

Et hier, je n'ai à aucun moment eu faim pendant la projection du film de Jean-Jacques Anaud. D'une part parce que c'est passionnant mais aussi parce que tu n'as pas intérêt à quitter l'écran des yeux, ne serait-ce qu'une seconde ou tu risques de louper un épisode tellement tout va très vite.

Depuis Minor, l'homme qui vit avec les porcs au Minor déchu et vieillissant après avoir été proclamé Roi et adulé comme tel.

C'est peut-être le seul problème du film à mes yeux. D'avoir tellement condensé le récit que ça en gâche le plaisir. Les scènes s'enchaînent quand on aurait aimé en savourer plus longuement la richesse.

Pour le reste, il faut aller voir José Garcia qui est au delà de tout. En cochon cent pour cent pur porc, en amoureux transis de Clythia [et y'a de quoi !], en Roi naïf puis en despote calculateur, en humain fragile face à ses instincts primaires. Il joue avec une légéreté et une grâce que n'atteigne que ceux qui ne jouent plus. Il dynamite de bout en bout et de toute sa candeur, cette fable sur le pouvoir, sur la séduction et sur la justice.

Et bien sûr, pour le sujet de fond dont traite cette fable morale et politique : quel rapport gardons nous d'avec nos origine, notre animalité à l'état brut et joyeux [Vincent Cassel en Maître Pan obsédé de la baise, fut-elle sous forme de tronc, quel régal, quelle gourmandise].

C'est un film sur le grotesque de notre condition mais qui, tel un Fellini ou autrefois un Molière, prend le parti d'en rire, de s'en moquer. On y montre la part risible de l'humanité. De notre humanité.

[Tiens on pourrait garder ça comme épitaphe pour quand on se sera fait péter nous mêmes : u-manité. Genre le "u" de utopie, ce qui n'est pas, ne peut pas être].

C'est un film sur la gourmandise de la vie, celle qui pétille et qui baise juste parce que c'est bon. Celle qui pratique le sentiment plutôt que d'y réfléchir cent sept ans, qui mèle à la douceur de l'emportement amoureux, le désir fougueux et humide de la chair.

Bon sang, ce n'est sans doute pas un film parfait et tourné au cordeau, mais c'est tellement exagérément vivant que ça donne en vie. C'est un film gravement joyeux et c'est peut-être cette aspect là que l'ensemble de la critique désapprouve, allez savoir…


Merci à Monika, c'est elle qui m'a invité !
[elle, elle n'a pas tout compris mais bon…]


Sa Majesté Minor de Jean-Jacques Annaud avec que des gens bien dont Claude Brasseur que j'aime d'amour…
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 10 2007 22:31
Pixelle--18.10.2007-.JPG

Pour cause de cinéma, je saute un jour…

[bon, c'est juste pour publier la photo].
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 10 2007 21:09
350ème article sur ce blog



Pixelle-17.10.2007-.JPG
Pixelle, la petite chatte à la langue agitée…



Vous le savez, vous, pourquoi il y a grève demain ?


Pourtant, même la réunion au Medef, à l'issue de laquelle Denis Gautier-Sauvagnac fut laché par ses pairs, a eu droit à son compte-rendu télévisuel.

D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué combien les médias se libèrent côté critique de l'ère Sarkozy.

Peut-être est-ce son titre de cocu officiel qui l'autorise, car voilà que les journalistes sont aujourd'hui pressés à dire du mal du locataire de l'Elysée. Et vas-y que je filme et que je diffuse le personnel de cet hôpital bordelais en colère face au Néo-Président en visite locale.

Ca doit être Alain Juppé qui porte la poisse en lui.

Depuis plus d'un an, nous avons vécu sous l'étouffoir, sous la main mise de Nicolas Sarkozy [par d'opportunes amitiés] sur les médias et soudain, nous avons droit à quelques incursions dans la réalité. Et c'est tellement violent que j'en viens à me demander si c'est tout à fait sincère. Si tout cela n'est pas un peu surjoué.

Un peu comme le Medef qui vient de retrouver la cassette qu'ils avaient planquée sous l'armoire. Pile poil à la veille du premier vrai conflit social du quinquennat. Et que disent-ils les patrons pour expliquer ces retraits en liquide et cette "réserve" de plusieurs dizaines de millions d'euros ?

Que c''est bien du vol, qu'ils sont d'accord, mais que c'est tout la faute aux syndicats. Même Yvon Gattaz le dit, c'est vous dire si c'est du sérieux attesté par les plus grands esprits du siècle.

Avec un peu de recul, on remarquera que ne s'expriment ici que des personnes directement liées au fauteur. Et que ces gens ont tous, un par un et à des degrés peu ou prou de même importance, un certain intérêt à allumer des contre-feux.

Au final, à la manière dont on nous présente les choses, demain, ce seront les syndicats bloqueurs de train et détourneur de l'argent du patronat qui défileront dans nos rues.

Z'avez pas intérêt à vous joindre à eux…
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 10 2007 21:17

Pixelle fait à peu près du 41 en taille !



C'est juste une entreprise de plus de cent mille salariés sur tout le continent et où sont impliqués les plus grands pays du coin et personne ne s'en soucie ?

Il y a le process de l'assemblage de l'A380 dans les cartons, des routes à agrandir ou à détourner pour acheminer les pièces du géant du ciel et nul ne sait que quelque chose coince ?


Soudain Arnaud Lagardère vend ses actions comme il se rince les mains après avoir uriné [enfin, j'espère…].

Thierry Breton n'a reçu aucune information.

La Caisse des Dépôts dépote toute seule, comme un grande [c'est un coup de pot pour les potes !].

Et c'est Madame Lagarde qui vient conclure benoîtemet : au pays du porte-monnaie qui fuit, aucun n'a jamais rien su !

Z'ont perdu des sous mais c'était les notres et comme ils l'ont pas fait exprès, on va tourner la page.

La vache ! Moi, pour avoir vu l'énergie et les méthodes employées pour retrouver le voleur du scooter de fils-chéri, je m'attendais à un Président enfin enclin à aider les juges dans leur travail.

A un moment, j'ai même failli me laisser convaincre par la démonstration et voter pour Nicolas Sarkozy [nan, j'déconne !] plutôt que pour l'autre folle qui nous parlait de l'ordre juste ; vous savez, ce concept qui dit que devant la justice, chacun est égal…


Mon conseil :
que tout ceux qui le peuvent
se joignent aux manifestations…
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 10 2007 20:09
Pixelle-14.10.2007-.JPG
Pixelle regarde le monde comme il va…



On dirait que c'est jamais fini, la Grande Histoire.


On y avait cru pourtant après la chute du mur, les statues de Staline déboulonnées des places, son portrait disparu dans les palais officiels. Le grand concert à Berlin, The Wall avec plusieurs orchestres militaires de l'Est, avait achevé de nous convaincre.

Mais un coup d'œil sur l'état du monde que la guerre s'approche.

Les polonais, qui depuis 1945 ont compris qu'il valait mieux avoir deux alliés plutôt qu'un seul [quoiqu'il s'agirait pour le coup de leur rappeler 1939 où Londres et Paris sont restés sur leurs chaises…] vont laisser les américains installer leurs missiles aux porte de la Russie.

On ne peut pas donner tort à Poutine de ne pas apprécier d'être pris pour un voyou, d'être désigné ainsi aux yeux du monde. Lui qui joue justement, dans les médias intérieurs, le mec qui en a, est obligé de réagir.

Là dessus, les chinois en restent au communisme de marché*. Pendant que l'Iran vérifie ses plans de bataille…

On y avait cru, pourtant, à la fin de la guerre froide et voilà qu'elle se réchauffe…


* Un jour, je l'écrirais mon grand article sur «communisme is not dead !»
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 10 2007 23:25
2007.10.13-Pixelle-.JPG
Pixelle plongeant entre les poteaux pour marquer un essai



La semaine dernière, on a dû supporter les images d'un Nicolas Sarkozy rayonnant au milieu de ses amis les rugbymens.
Il exultait, il s'exaltait, il éclatait de joie comme s'il avait personnellement gagné quelque chose. Il était le chef au milieu de ses troupes après la bataille, félicitant et soutenant déjà pour le match à venir.

Et puis, ce soir, à la fin de la rencontre avec l'Angleterre dont la défense est toujours infranchissable : rien.

Personne.

Nicolas Sarkozy n'est pas venu.

On a suivi un Michalak, les larmes aux yeux cherchant l'Elu aux alentours du terrain.

Un Chabal pourtant solide comme un bucheron grimpé sur un éléphant, s'éplorer de douleur en constatant l'absence du Néo-Président.


Il leur avait pourtant juré amitié et fidélité.

Mais la vérité est là, sous leurs yeux et les notres : Nicolas Sarkozy n'aime pas les perdants. Au point d'abandonner l'amitié d'hier et de laisser ses nouveaux amis si seuls dans leur douleur.

Quand il faudrait se réunir, se regrouper, resserrer les rangs pour faire face à l'adversité, il se débine. Pour lui, le sens de l'amitié ne fonctionne qu'à l'efficacité.

On avait pu le constater juste auparavant avec l'épisode Brice Hortefeux. Le Ministre des Lois du Front National, pourtant armé de la pleine confiance présidentielle, n'avait pas tardé à se faire remonter publiquement les bretelles pour un ridicule détail de 25.000 sans-papiers à expulser dare-dare.

On peut le présager pour ce qui est d'Arnaud Lagardère dont la motivation purement financière entâche l'image populiste du Néo-Président. Il sera sans doute sacrifié publiquement pour redorer le blason élyséen quelque peu terni ces derniers temps.

Nicolas Sarkozy n'a pas d'amitié. Il n'a de relations que si elles lui sont utiles et profitables ; si elles servent ses intérêts.

On verra donc bientôt un Bernard Laporte ayant perdu la coupe et un Nicolas Sarkozy ayant raté son couple, l'œil morve et la mine sombre cohabiter à la tête du pays.

Heureusement qu'il a pris soin de nommer Roselyne Fillon et François Bachelot pour nous remonter le moral…


En fait de «ensemble, tout est possible»,
on se retrouve surtout avec un président
de plus en plus isolé à l'intérieur de sa majorité.
C'est quelque peu inquiétant alors que
le quinquennat ne fait que commencer…i_bug_fck
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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