Jeudi 18 octobre 2007
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2007
22:31
Pour cause de cinéma, je saute un jour…
[bon, c'est juste pour publier la photo].
Par Filaplomb
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Mercredi 17 octobre 2007
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2007
21:09
350ème article sur ce blog
Pixelle, la petite chatte à la langue agitée…
Vous le savez, vous, pourquoi il y a grève demain ?
Pourtant, même la réunion au Medef, à l'issue de laquelle Denis Gautier-Sauvagnac fut laché par ses pairs, a eu droit à son compte-rendu
télévisuel.
D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué combien les médias se libèrent côté critique de l'ère Sarkozy.
Peut-être est-ce son titre de cocu officiel qui l'autorise, car voilà que les journalistes sont aujourd'hui pressés à dire du mal du locataire de l'Elysée. Et vas-y que je filme et que je diffuse
le personnel de cet hôpital bordelais en colère face au Néo-Président en visite locale.
Ca doit être Alain Juppé qui porte la poisse en lui.
Depuis plus d'un an, nous avons vécu sous l'étouffoir, sous la main mise de Nicolas Sarkozy [par d'opportunes amitiés] sur les médias et soudain, nous avons droit à quelques
incursions dans la réalité. Et c'est tellement violent que j'en viens à me demander si c'est tout à fait sincère. Si tout cela n'est pas un peu surjoué.
Un peu comme le Medef qui vient de retrouver la cassette qu'ils avaient planquée sous l'armoire. Pile poil à la veille du premier vrai conflit social du quinquennat. Et que disent-ils les patrons
pour expliquer ces retraits en liquide et cette "réserve" de plusieurs dizaines de millions d'euros ?
Que c''est bien du vol, qu'ils sont d'accord, mais que c'est tout la faute aux syndicats. Même Yvon Gattaz le dit, c'est vous dire si c'est du sérieux attesté par les plus grands esprits du
siècle.
Avec un peu de recul, on remarquera que ne s'expriment ici que des personnes directement liées au fauteur. Et que ces gens ont tous, un par un et à des degrés peu ou prou de même importance, un
certain intérêt à allumer des contre-feux.
Au final, à la manière dont on nous présente les choses, demain, ce seront les syndicats bloqueurs de train et détourneur de l'argent du patronat qui défileront dans nos rues.
Z'avez pas intérêt à vous joindre à eux…
Par Filaplomb
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Lundi 15 octobre 2007
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2007
21:17
Pixelle fait à peu près du 41 en taille !
C'est juste une entreprise de plus de cent mille salariés sur tout le continent et où sont impliqués les plus grands pays du coin et personne ne s'en soucie ?
Il y a le process de l'assemblage de l'A380 dans les cartons, des routes à agrandir ou à détourner pour acheminer les pièces du géant du ciel et nul ne sait que quelque chose coince
?
Soudain Arnaud Lagardère vend ses actions comme il se rince les mains
après avoir uriné [enfin, j'espère…].
Thierry Breton n'a reçu aucune information.
La
Caisse des Dépôts dépote toute seule, comme un grande [c'est un coup de pot pour les potes !].
Et c'est Madame Lagarde qui vient conclure benoîtemet : au pays du porte-monnaie qui fuit, aucun n'a jamais rien su !
Z'ont perdu des sous mais c'était les notres et comme ils l'ont pas fait exprès, on va tourner la page.
La vache ! Moi, pour avoir vu l'énergie et les méthodes employées pour retrouver le voleur du scooter de fils-chéri, je m'attendais à un Président enfin enclin à aider les juges dans leur
travail.
A un moment, j'ai même failli me laisser convaincre par la démonstration et voter pour Nicolas Sarkozy [nan, j'déconne !] plutôt que pour l'autre folle qui nous parlait de l'ordre juste ; vous savez, ce concept qui dit que devant la justice, chacun est égal…
Mon conseil :
que tout ceux qui le peuvent
se joignent
aux manifestations…
Par Filaplomb
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Lundi 15 octobre 2007
1
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2007
20:09
Pixelle regarde le monde comme il va…
On dirait que c'est jamais fini, la Grande Histoire.
On y avait cru pourtant après la chute du mur, les statues de Staline déboulonnées des places, son portrait disparu dans les palais officiels. Le
grand concert à Berlin, The Wall avec plusieurs orchestres militaires de l'Est, avait achevé de nous
convaincre.
Mais un coup d'œil sur l'état du monde que la guerre s'approche.
Les polonais, qui depuis 1945 ont compris qu'il valait mieux avoir deux alliés plutôt qu'un seul [quoiqu'il s'agirait pour
le coup de leur rappeler 1939 où Londres et Paris sont restés sur leurs chaises…] vont laisser les américains installer leurs missiles aux porte de la Russie.
On ne peut pas donner tort à Poutine de ne pas apprécier d'être pris pour un voyou, d'être désigné ainsi aux yeux du monde. Lui qui joue justement, dans les médias intérieurs, le mec qui en a,
est obligé de réagir.
Là dessus, les chinois en restent au communisme de marché*. Pendant que l'Iran vérifie ses plans de bataille…
On y avait cru, pourtant, à la fin de la guerre froide et voilà qu'elle se réchauffe…
* Un jour, je l'écrirais mon grand article sur «communisme is not dead !»
Par Filaplomb
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Samedi 13 octobre 2007
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2007
23:25
Pixelle plongeant entre les poteaux pour marquer un essai
La semaine dernière, on a dû supporter les images d'un Nicolas Sarkozy rayonnant au milieu de ses amis les rugbymens. Il exultait, il
s'exaltait, il éclatait de joie comme s'il avait personnellement gagné quelque chose. Il était le chef au milieu de ses troupes après la bataille, félicitant et soutenant déjà pour le
match à venir.
Et puis, ce soir, à la fin de la rencontre avec l'Angleterre dont la défense est toujours infranchissable : rien.
Personne.
Nicolas Sarkozy n'est pas venu.
On a suivi un Michalak, les larmes aux yeux cherchant l'Elu aux alentours du terrain.
Un Chabal pourtant solide comme un bucheron grimpé sur un éléphant, s'éplorer de douleur en constatant l'absence du Néo-Président.
Il leur avait pourtant juré amitié et fidélité.
Mais la vérité est là, sous leurs yeux et les notres : Nicolas Sarkozy n'aime pas les perdants. Au point d'abandonner l'amitié d'hier et de laisser
ses nouveaux amis si seuls dans leur douleur.
Quand il faudrait se réunir, se regrouper, resserrer les rangs pour faire face à l'adversité, il se débine. Pour lui, le sens de l'amitié ne
fonctionne qu'à l'efficacité.
On avait pu le constater juste auparavant avec l'épisode Brice Hortefeux. Le Ministre des Lois du Front National, pourtant armé de la
pleine confiance présidentielle, n'avait pas tardé à se faire remonter publiquement les bretelles pour un ridicule détail de 25.000 sans-papiers à expulser dare-dare.
On peut le présager pour ce qui est d'Arnaud Lagardère dont la motivation purement financière entâche l'image populiste du Néo-Président. Il sera sans doute sacrifié publiquement pour redorer le
blason élyséen quelque peu terni ces derniers temps.
Nicolas Sarkozy n'a pas d'amitié. Il n'a de relations que si elles lui sont utiles et profitables ; si elles servent ses intérêts.
On verra donc bientôt un Bernard Laporte ayant perdu la coupe et un Nicolas Sarkozy ayant raté son couple, l'œil morve et la mine sombre cohabiter à la tête du pays.
Heureusement qu'il a pris soin de nommer Roselyne Fillon et François Bachelot pour nous remonter le moral…
En fait de «ensemble, tout est possible»,
on se retrouve surtout avec un
président
de plus en plus isolé à
l'intérieur de sa majorité.
C'est
quelque peu inquiétant alors que
le
quinquennat ne fait que commencer…i_bug_fck
Par Filaplomb
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Vendredi 12 octobre 2007
5
12
10
2007
18:26
Pixelle, la petite chatte sous la couette
Dans un rêve de chat
Toutes les minettes
Sont des souris
À dévorer
Dans un rêve de chat
Chaque femme
Est une chatte
A contempler
Dans un rêve de chat
Tu n'es qu'un félin
Tu peux toujours courir
Pour les attraper
Par Filaplomb
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Jeudi 11 octobre 2007
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10
2007
19:12
Pixelle, la petite chatte qui se lèche avant de dormir.
Je tiens à écrire ici, dès le début de cet article que je ne suis pas suicidaire et que je déteste tout ce qui ressemble de près ou de loin à une arme à feu [surtout de
près].
Non, je dis ça parce que je vais essayer de donner mon avis sur Clearstream [Transparent Flot] et que ça touche à des milieux pas
très aimables. Vous imaginez bien qu'à la veille de devenir véritablement éditeur de nouvelles et de textes courts, je ne vais pas attenter à ma
vie.
Vous venez de penser à la pègre ou à la mafia alors qu'il s'agit en réalité, de types même pas violents et bien habillés.
Vous venez de penser à des Men In Black, du moins à leur look mais c'est encore une erreur car ces types ne ressemblent à rien. D'ailleurs on ne
les voit jamais.
Les juges aimeraient en rencontrer de temps en temps mais c'est à croire que nos Lois n'atteignent pas les hautes sphères de la finance internationale.
Au début de l'affaire Clearstream [Clair Courant], il y a eu les ventes de frégates à
Taïwan pour presque trois milliards de dollars.
Tu as beau être ministre et de gauche, il y a des enjeux qu'il faut savoir entendre. Et c'est autant pour sauvegarder la morale que pour ne pas froisser la Chine voisine que le deal fut réalisé
en toute discrétion
[Comme dit Nicolas, c'est con qu'il y ait la mer, on aurait pu arriver jusqu'à Taïwan à pied par la Chine].
L'ensemble des commissions occultes versées aux intermédiaires afin qu'il restent muets sur le contrat en question, démontre une fois de plus que le proverbe a raison qui déclare que le
silence est d'Or [elle est pas belle, cette phrase ?].
Et c'est pendant qu'il cherchait partout les grosses gouttes d'eau qui avaient débordé de la du vase que quelqu'un a offert au juge Van Ruymbeck les fameux listings qui
nous préoccupent aujourd'hui.
Clearstream [Limpide Ruisseau], c'est un peu comme une lessiveuse bancaire qui s'occupe de laver, d'essorer
et de repasser le linge sale afin de le rendre propre et sec. Plus clairement, elle est chargée de compenser les échanges interbancaires.
Il est fini le temps où de fringants employés en costume couraient d'une agence à l'autre, la sacoche pleine des ces dizaines de petites sommes que venaient de s'échanger les clients de la banque
A au profit de la banque B.
Elle est passée la saison des rencontres à mi-chemin entre les coursiers réciproques et l'arrêt usuel au bistro placé exactement au bon endroit [ce serait dommage de ne pas en profiter !].
Tout se fait de nos jours par messages électroniques qui sont traités dans les sombres et secrètes profondeurs des circuits informatiques de la maison Clearstream [Enlever-Transférer].
Et sous le ciel brumeux mais fiscalement paradisiaque du Luxembourg.
Sachant cela, vous imaginez la joie du magistrat à la découverte d'un extrait des listes nominatives des comptes de l'établissement. Quelques personnalités de haut-rang [enfin, d'après eux] y figurent en toute lettre. Sans doute ceux-ci avaient-ils quelques
soucis avec leur propre machine à laver à la maison et du mal à trouver un plombier disponible dans des délais raisonnables.
Ou bien simplement trop de linge à remettre au nettoyage…
Toujours est-il qu'après enquête, il a été révélé que cette liste était un faux, visiblement mal intentionné, et qu'on avait tenté de manipuler un juge. Des hommes politiques ont porté cet usage
de faux devant la justice [comme ils sont avocats, c'est pas cher !] et c'est cette enquête judiciaire qui revient à présent sur le devant de la scène.
Parce qu'évidemment, au nom de la sauvegarde de l'amitié entre membres de la classe politique, et parfois du même parti, chacun veut démontrer que ce n'est pas lui mais l'autre,
là, qui a tout manigancé.
En attendant, des centaines de millions d'euros ont rempli des dizaines de poches, un journaliste est etouffé sous le poids des procédures [pour avoir fait son travail de révélateur] et le monde de la finance continue son régime hautement protéiné, tendance dopage en toute discrétion.
Sans parler de la longue liste de toutes ces personnes étrangement décédées dans le dossier.
Il serait temps de cesser les discours et de donner de véritables pouvoirs aux juges, Monsieur Sarkozy. Il en auront tout autant besoin que pour l'affaire EADS dont vous souhaitez publiquement qu'elle soit éclaircie.
[Nota bene : le nom de Nicolas Sarkozy n'apparait jamais dans les listings de Clearstream puisque, pour mémoire, ce n'est pas son nom à l'état civil…].
Pour conclure, une citation :
« Il y a une volonté politique de ne pas contrôler ces chambres de compensation financière alors qu’elles sont au cœur de la mondialisation, Clearstream a
son siège au Luxembourg et la justice luxembourgeoise a tout fait pour que les enquêtes n‘aboutissent pas. J’ai l’expérience des enquêtes policières et judiciaires et dans ce dossier tout a été
fait pour dissimuler la vérité. ». Jean de Maillard, vice-président du tribunal de grande instance
d’Orléans.
Si c'est un juge qui le dit alors…
Merci au traducteur en ligne pour Clearstream et ses variantes…
Par Filaplomb
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Mercredi 10 octobre 2007
3
10
10
2007
18:10
Pixelle, petite chatte endormie [10 octobre 2007]
C'est vraiment un con ce Lagardère.
Son père a du attendre que Jacques Chirac ouvre le capital d'Airbus durant de longues années et voilà que lui décide de ne faire que dans les médias et
l'entertaitment.
Les trucs qui brille avec des paillettes.
Alors, les placements à long terme sur une entreprise d'aéronautique, c'est sûr, ça fait pas remuer la hanche ni mouiller la culotte des ménagères de moins de cinquante ans [Peut-être à la limite, le gros et long fuselage de l'A380…].
Et puis, les actions qui baissent suite à des erreurs accumulées par la direction générale, les dix mille licenciements à regarder un par un dans les yeux, ce n'est pas bon pour l'image de
marque.
C'est sûr que, proportionnellement, ce n'est pas une grosse perte pour la Caisse des Dépôts. Mais le problème c'est qu'Arnaud est un ami personnel de Nicolas et qu'on pourrait facilement penser à
un détournement des moyens de l'État à des fins personnelles.
[Surtout quand on se souvient comment M. Sarkozy avait auparavant et d'après le Canard Enchaîné profité de ses
pouvoirs de maire pour s'offrir un appartement moins cher].
Si on creuse un peu, on peut découvrir aussi que cette baisse de cent vingt millions d'euros dans la valeur des actions EADS, affecte d'autant l'argent disponible pour des mesures d'ordre social.
Le logement à loyer modéré, par exemple.
Au lieu de soutenir une des entreprises dont l'Europe est la plus fière, Arnaud Lagardère a préféré s'enfuir avec la caisse et financer ses activités médiatiques [le JDD par
exemple…].
Il a choisi de fermer les yeux sur la mise en place du Plan Power-Hate [power 8] qui, à terme, supprimera plus de dix mille emploi. Il a privé l'État, donc chacun d'entre
nous, de disposer d'environ centre vingt millions d'euros de budget social.
Alors qu'évidemment, quand on investit sur EADS, ça ne peut être qu'à long terme* !
Que Thierry Breton ait l'air aussi peu au courant
je ne trouve même pas ça étonnant.
Il était déjà comme ça quand il était ministre !
*Si je suis logique en économie, le marché des avions compte deux gros acteurs. Il y a donc un intérêt évident pour les clients à ce
qu'aucun des deux opérateurs ne devienne trop puissant et prenne le contrôle des prix. Mon conseil du jour : achetez de l'EADS, ça remontera forcèment ! [moins non, parce que je suis
trop de gauche !]
Par Filaplomb
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Lundi 8 octobre 2007
1
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2007
20:25
Pixelle, ma petite chatte ébouriffée, le 8 octobre 2007.
A l'époque, il fallait être soit l'un, soit l'autre. Soit Beatles, soit Rolling Stones. Bien que pour ma part, j'ai toujours préféré la musique et les textes de Roger Waters quand il écrivait pour Pink Floyd.
Ces histoires de mode, c'est toujours pareil. Il suffit qu'un mouton se mette en branle pour que tous les autres désirent tirer dans le même
sens.
C'est sans doute, à mes yeux, l'un des pires aspects du capitalisme, ce dévoiement de notre volonté. Le film qu'il faut avoir vu, l'endroit où il faut absolument se rendre l'été prochain, le
livre magistral de la rentrée littéraire [un blond versaillais au cheveu aussi blond que parfaitement cranté].
Le rubgy, en ce moment, comme autre exemple.
Dans les années 80, ils on essayé de nous refaire le coup : lancer deux produits en même temps pour créer de la concurrence et donc de l'émulation artificielle. C'est une méthode
bien plus fréquente qu'on ne le croit. Souvenez-vous de Mickael Jackson [mais jeune et noir] opposé à Prince ou la confrontation d'une Madonna et d'une Cindy Lauper ?
[Edit à le relecture [nouveau concept !] : je pense qu'on a à présent Pink Floyd versus Roger Waters !].
A l'époque, il s'agissait de Oasis et de Blur. Evidemment, il n'y avait là ni Mick Jaegger, ni Paul Mac Cartney. Juste une vision marketing de la musique. Les
frères Gallagher menaient leur groupe à leur manière. De toute façon, on sait que la musique et sans doute encore plus le rock, ne peut
jamais se répéter tout à fait.
Par exemple, la BO du film "I am Sam"*, composée totalement de reprise des Beatles est
passionnante. Il faut bien entendu connaître les originaux pour apprécier ce travail sur la forme, l'évolution de la structure. Comment une bonne mélodie peut supporter les torsions
successives.
Aujourd'hui, alors qu'Oasis continue sa route de Rolling Stones du pauvre, Damon Albarn a depuis longtemps quitté la sienne. Il a assez vite abandonné Blur sur un parking pour explorer d'autres
pistes artistiques. Il a ainsi fondé Gorillaz.
Il doit y avoir un soucis avec sa maison de disque au niveau des contrats parce qu'il n'apparait pas clairement sur scène. Juste en ombre chinoise. Ou alors, c'est qu'il n'aime pas se montrer.
Quoiqu'il en soit, au lieu de refonder un groupe au sens classique du terme, il invente en même temps que la musique, toute la partie visuelle du projet.
Comme un artiste et non plus comme simple musicien, il utilise d'ores et déjà le multimédia dans sa création. Avant même son succès populaire, il pouvait disposer de toute la puissance que
procure le DVD au service de ses recherches artistiques.
Et le succès du dernier album démontre qu'on peut faire du populaire sans trahir une certaine exigence quant à la qualité. Mais comme il n'aime vraiment pas être à la mode, Damon est déjà parti vers
d'autres horizons…
* Ça vaut le coup de revoir la bande annonce en lien en sachant que c'est le film préféré de Nicolas Sarkozy !
Par Filaplomb
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Dimanche 7 octobre 2007
7
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10
2007
18:52
Pixelle le 6 octobre, puis le 7. Vous noterez sa taille liliputienne à côté d'une balle de ping-pong…
Ce qui est bien quand on regarde un match de rugby sur TF1 [la chaîne la plus proche du zéro™], c'est qu'ils n'y connaissent rien ; au point que l'on a pu entendre sur les premiers matchs de l'équipe de France, Thierry Gilardi souligner la forme ovale du ballon.
On se rend bien compte que la Une n'a acheté les droits de diffusion que pour interdire à quiconque la retransmission. Sinon, ils auraient, pour le moins embauché des consultants de luxe
pour enrichir les commentaires.
Du coup, ils ne diffusent que les matchs du XV national et ceux du groupe éliminatoire dans laquelle il est engagé. Et ceux qui s'intéressent vraiment à ce sport n'ont qu'à payer l'abonnement
Eurosport.
C'est d'ailleurs assez contradictoire pour les sponsors : on leur vend très cher l'exclusivité de leur logo sur toutes les images mais d'un autre côté, on limite le nombre de spectateurs devant
les écrans. Personnellement, si j'étais Madame Adidas ou Monsieur Nike, j'irais de ce pas négocier un rabais.
Du coup, quand on a la France en direct sur la première chaîne, on a droit à un ramassis d'incompétence et de paroles sans intérêt venues notamment du football. Comme par exemple, remettre en
cause les décisions arbitrales ce qui, proféré depuis leur cabine vitrée, reste bien sûr tout à fait vain.
C'est peut-être pour cette raison qu'au moindre temps mort, le réalisateur occupe l'antenne avec des plans du public. Pas n'importe qui du peuple dans les gradins, vous n'y pensez pas.
Comme on est sur un média qui travaille essentiellement sur la négation de l'existence des autres médias, on contemple Jean-Pierre Pernaut dans les tribunes. Ou Jean-Luc Reichmann. Ou Arthur. Ou
n'importe quel autre présentateur de l'établissement.
[Tu ne sauras jamais si Patrick Sebastien ou Michel Drucker y était puisque n'étant pas employés par le bétonneur, ils n'existent pas sur ses images].
Parfois, c'est carrèment le cameraman qui, sans doute désireux d'obtenir la régularisation prochaine de son contrat précaire, cadre
magnifiquement le splendide PDG maison discutant aimablement parmi les VIP.
Heureusement, certains soirs, la rencontre est suffisamment passionnée pour faire oublier à chacun, les plans du petit Nicolas Sarkozy serrant le point pour soutenir la nation ou ses rictus pour
dire son inquiétude.
Nulle part ailleurs à la télévision comme sur TF1 [la chaîne la plus proche de zéro™] on n'aura vu autant en détail le lot d'expressions du néo-président pour exprimer son
sentiment sportif. A croire, qu'hier soir, il s'était enfin décidé à rendre hommage au mime Marceau…
Par Filaplomb
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