Dimanche 30 septembre 2007
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Petit conte du dimanche soir
Ce type, il était devenu tellement lui-même que les autres ne le voyaient plus. Ça lui arrivait de compter sur ses doigts, les
jours depuis le temps que, mais il n'avait jamais assez de doigts.
Ou bien c'était sa mémoire, allez savoir.
Quoiqu'il en soit, il n'y songeait en vérité
jamais à part de temps en temps.
Elle, elle pensait qu'il était seul à cause de trucs
qu'elle imaginait. Je ne sais pas trop quoi exactement, des trucs de filles comme elles
pensent.
Elle venait le voir régulièrement avec un panier rempli de gentillesses
et de douceurs. Des choses sucrées, d'autres plus salées qu'ils avalaient ensemble en souriant comme
des gens.
Pas des gens comme des inconnus, je veux dire, comme des gens qui se
regardent vraiment, des personnes quoi.
Lui, il trouvait que c'était beaucoup pour
un seul homme et il lui arrivait de se retourner brusquement, juste pour voir s'il n'était pas plusieurs [j'adore ce photographe !]. La pensée qu'il aurait pu se dédoubler durant la nuit l'effrayait un peu, l'emplissait d'une peur froide et bleue, mais il constata à
chaque fois de ses propres yeux, qu'elle s'adressait réellement à lui.
Sans en comprendre plus, il acceptait les aliments et l'ivresse comme on reçoit sur la joue glacée, le très léger flocon de neige déjà fondant. La vie offrait des poses pauses
comme le désert des oasis afin de rassasier le voyageur. Le plaisir immense d'une datte juteuse aux lèvres du marcheur assoiffé.
Quand elle disparaissait, il reprenait son chemin, son avancée intérieure, son pas vers ce lui-même qui le rendrait invisible. Il savait qu'une halte bientôt, l'attendait quelque part…
Par Filaplomb
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Samedi 29 septembre 2007
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Sissi, Yorkshire Terrier de 2 ans et Pedro, Grand Danois de 7 ans - Photo : Jacques Lessard [source]
Moi, il y a un truc que j'aime bien dans la religion musulmane, c'est le ramadan.
A condition de pouvoir en être exempté pour une raison ou une autre, bien sûr. En tant qu'acte volontaire.
Mais cette manière d'utiliser la faim pour bien rappeler à chacun qu'il n'est jamais qu'un bout de viande qui remue. Sa condition physique dêtre humain.
Quelque soit le rang social ou le nombre de zéro sur le compte en banque, humble ou imbu, tous souffrent du manque d'aliment. L'égalité biologique.
Sur cette même base, je pense qu'on devrait inventer le ramadan républicain.
Par exemple, nous décidons unanimement qu'une fois par an, chacun de nos élus à l'Assemblée Nationale devra pratiquer une quinzaine de jour de pauvreté.
Vous n'êtes pas sans avoir gardé en mémoire que, juste avant la bataille, les Députés se sont octroyés allégrement de confortables revenus pour les cinq années qui viennent.
Ce sont les mêmes législateurs ou presque qui viennent à présent nous parler de rigueur budgétaire. Maintenant qui nous sortent
leurs mouchoirs sur la France ruinée.
Le pays qu'a pu d'sous.
Les caisses qui sont vides.
Que c'est la misère, je te jure, je ne sais même pas comment on va payer le yacht et la villa.
Les mêmes qui claquent des milles et des cents* en petites tenues de chez Prada pendant que toi, dès le douze du mois, tu commences à zieuter le calendrier. Bientôt la paie, on va s'acheter du
frais à manger.
Les mêmes qui vivent sans tenir compte des dates de factures et de prélèvements. Les mêmes qui cumulent les fonctions, les sièges et les indemnités ; les honneurs, comme ils disent…
Un euro non-remboursé sur la feuille de soin
Plus cinquante centimes par boîte de médicament
C'est la Sécurité Sociale qu'on supprime par le bas…
* [j'ai opté sans vérifier pour des «s» partout pour l'accord des chiffres
qui n'est qu'un mic-mac sans nom – des mics-macs ou des mic-macs ?]
Par Filaplomb
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Samedi 29 septembre 2007
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Un homme qui se prendrait lui-même en photo
Afin d'exister, l'espace d'un instant.
Il se sourit pour la pose
Puis se sourit de se voir sourire sur l'écran
de l'appareil électronique.
Ainsi, chaque jour, cette milliseconde de joie
Sé répand durant de longues minutes
A travers son existence…
Par Filaplomb
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Mercredi 26 septembre 2007
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19:09
Une tirelire en céramique, figurant un chien [en vente ici]
J'appelle cette chargée de clientèle pour connaître les conditions du crédit immobilier telles qu'elles se pratiquent dans sa banque. J'essaie d'obtenir en détail ce que
cela me coûtera :
La fille : Ah non, monsieur, je ne fais jamais de simulation par téléphone.
Moi : Ah bon, mais vous le faite quand alors ?
La fille : Et bien, si vous venez en face à face, je pourrais vous faire une simulation physique…
Conseiller commercial au service d'un établissement bancaire, cela demande un grand sens du dévouement, non ?
[Mots-clés : crédit immobilier, chargée de clientèle, libéralisme au travail]
Par Filaplomb
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Mardi 25 septembre 2007
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23:01
Hier soir, les techniciens d'over-blog ont galéré des heures pour tout redémarrer dans l'ordre. C'est assez pratique, ça permet de publier
aujourd'hui, l'article de la veille ! [ispice di feignasse !]
Lecture de 20Minutes, édition du 24 septembre 2007 :
Portable, wi-fi... Les technologies sans fils sont-elles sans danger ?
Le!on n°1 : si un article pose une question, sachez que dans 98 % des cas, le journaliste ne donne pas la réponse à la
fin. Du coup, c'est un papier qui peut resservir plusieurs fois. C'est assez pratique, ça évite d'embaucher plus de journalistes !
[Exemple de la catégorie : les jeux videos et la violence chez les jeunes, l'arrivée du froid en hiver, les départs en vacances. Y'en a plein pour
remplir entre deux publicités]
Chiens dangereux: les maîtres devront savoir maîtriser leur bête.
Ça veut dire quoi ? Ils vont devoir passer un permis et ils perdront trois points par enfant décédé ? [et deux
points s'il n'est que défiguré ?]
Quoiqu'on en dise ces chiens ont pour origine d'avoir été
croisés et sélectionnés pour leur férocité. Ce ne seront jamais des chiens de salons.
Qu'on les laisse aux véritables amateurs et qu'on se remette avec des cockers et des labradors
On ne devrait pas acheter un chien dangereux plus facilement qu'une arme à feu
A l'inverse, assimiler un animal, un être vivant dont l'existence est faite d'interactions avec le monde qui l'entoure, à une arme, un objet
inanimé, donc, c'est une pensée un rien simpliste. Par exemple, une arme à feu possède un comportement tout à fait prévisible et mécanique que n'a pas un animal. C'est même tout le fond de cette
histoire de molosses.
Une religieuse violée dans un prieuré du Var
A 66 ans, sourde et muette, elle alerte un ami grâce au fax et c'est cet ami qui alerte ensuite les autorités.
Grâce à un témoin qui a bien vu une voiture mais qui sait pas trop, les gendarmes [de la gendarmerie Frânçaise] ont pu reconstituer le numéro de la
plaque minéralogique. [C'est 20Minutes qui, à force de trop regarder les experts sur TF1, pense qu'on peut reconstituer une plaque minéralogique. Eh chef, après le 2, je
mets quoi ? Le 4 ou le 7 ?].
Ce malade a été arrêté mais, sérieusement, si je propose ce scénario, même
TF1, pour un mercredi soir d'automne humide, il me recale !
Nucléaire civil: Protestations écologistes après les déclarations de Sarkozy
Le Néo-Président a proposé d'aider tous les pays qui veulent se mettre au nucléaire civil.
Du coup, Greenpeace et d'autres associations écolos protestent !
Et lui qui pensait pouvoir tranquillement regonfler Areva avant de le faire revendre à Martin Bouyghes. Voilà encore qu'il a dit une connerie !
[Nicolas Sarkozy et Martin Bouyghes sont les les Dupond et Dupont de la pensée politique. Je dirais même plus].
Pour Jospin, c'était
DSK
Bon, lui, ça y est, ils lui ont décollé la pulpe du fond et il ne se sent plus. Sauf qu'il a
encore raté un épisode et qu'il en est juste aux primaires du Parti Socialiste de y'a un an.
Déjà qu'il a chié
dans les bottes à tout le monde en pleine élection parce qu'il aime pas les gifles [une baffe monumentale mon Yoyo] voilà maintenant qu'il vient nous dire ce qu'on aurait dû
faire !
D'accord, la période 1997-2000 était plutôt réussie mais on attend toujours la deuxième saison !
[J'ai applaudi Jospin et je trouvais qu'il était un bon premier ministre puis qu'il serait un bon président. Il est maintenant comme un souvenir
amer…]
Les bonzes défilent, la junte n'est plus zen
Comme vous pouvez le voir, François Fillon, lassé de devoir
proclamer partout que tout va bien entre lui et le Président élu a décidé ce lundi, de descendre les champs Élysées en compagnie des jeunes de l'UMP qui portent ici l'un des multiples portraits
officiels de Nain 1ER dit l'Élu.nti_bug_fck
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Dimanche 23 septembre 2007
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22:11
Je dédie spécialement cet article à Franssoit [ça parle de femmes et de cul un peu, c'est pour ça].
Photo d'une petite chienne allongée sur le lit et offerte à la caresse [source]
Déjà qu'avec la mode du string, on a pu voir combien de dindes ont de la farce, voilà que les mêmes vont bientôt s'afficher avec les soutien-gorges aux tétons pré-moulés.
Ça a commencé dans les années quatre-vingt, cette histoire. A l'époque où Arlette défendait déjà les travailleuses, les femmes sont soudain devenues des working women.
Avant, elles foutaient rien, tout en restant à la maison.
C'était la mode des gonzesses qui assurent et des sous-vêtements qui se montrent. On kiffait le corps de la Madonne en bleu de travail [avec la peau plus brillante
qu'un bébé phoque mazouté]. Il fallait pour être in sortir au grand jour sa dentelle et ses guipures.
[Pour les garçons qui ricanent encore de cette tendance de l'époque, je rappelle que Superman porte son
slip par dessus son collant].
Des femmes Barbara Gould™ qui paraissaient dix années de moins que leur état-civil, pour parler entre elles de leurs fredaines avec de jeunes éphèbes de passage, se mirent à les appeler des
aventures.
Et là, aujourd'hui, une bonne vingtaine d'années plus tard, on est arrivé à la limite de ce qu'on peut faire. Au delà, je sens que plus, ça va devenir grossier. Par exemple,
ils pourraient lancer la culotte à mouillure apparente ; histoire de faire croire au garçon que tu es bien plus excitée qu'en réalité [en plus, ça te laisse le
temps de te décider, c'est trop cOoOol ^.-].
Sérieusement, est-ce que je me ballade avec la poutre apparente, moi ? Est-ce que les mecs se bananent la calandre ou se concombrent le
pas-de-porte [je vous laisse le choix] pour qu'on les regarde dans la rue ?
Est-ce que les gars pavoisent ouvertement de la gaule pour faire rosir les poulettes ? Est-ce que vous voyez
des hommes autour de vous, portant haut leur étui pénien pour entrer dans le métro ?
Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faut laisser un peu plus de place à l'imaginaire ?
[Mots-clés : string, tétons, femmes, corps huilé de Madonna, dentelle, guipure, culotte, mouillure, poutre apparente, Ségolène Royal] _bug_fck
Par Filaplomb
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Samedi 22 septembre 2007
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23:36
Article écrit pour Equilibre Précaire, blog
collectif autour du sujet.
Le jeu de l’équilibre [jouet en bois en vente ici]
C'est un peu comme faire la pute dans un sens ; j'ai un corps doté d'une certaine capacité de travail que je loue à qui veut bien.
Un petit coup vite fait, c'est de l'intérim ; un peu plus de tendresse, c'est un CDD. Sauf que ce n'est pas moi qui fixe les prix, c'est le marché.
Parce qu'il y en a plein des comme moi qu'on envoie en mission quelque part.
Nous ne sommes pas bénis des d.ieux, faudrait pas nous prendre pour des missionnaires. C'est juste ce qu'ils écrivent sur les contrats d'embauche.
C'est en général pré-imprimé, photocopie de photocopie, il n'y a plus qu'à mettre en lieu et place des pointillés à moitié disparus, son nom et à signer [même pas fini de le lire
que le contrat se termine !].
M. Précaire est embauché par la société Kadhlatune pour une mission de x jours.
Pour le salaire, c'est toujours pareil ; le montant du Smic, ils le connaissent par cœur à l'heure, au jour, à la semaine, avec ou
sans les charges.
Parfois c'est sympathique, le type nous parle un peu, exprime de la considération. Je me suis fait offrir le café dans certaines boîtes.
Il faut savoir accepter les cadeaux tout en prenant soin de ne pas s'attacher, de ne pas nouer de relations au delà du strict
nécessaire.
C'est quand on commence à tisser des liens que la pente devient dangereuse. Il devient difficile de dire au revoir à la fin du dernier
jour et les contrats suivants se font sur le regret et la comparaison d'avec ce qu'on a laissé derrière.
Je suis un gitan du travail. Ma vie se découpe en tranches qui ne se touchent pas entre elles. J'habite sous les toits dans une pièce
avec douche et lavabo. Des toilettes, y'en a pas alors, on se débrouille.
De toutes façons, je ne dors que peu. Le soir s'étire qui me voit tourner en rond et fumer clope sur clope. La fumée s'est à peine évaporée que déjà je m'éveille pour une nouvelle journée.
Les soirs de blues et de solitude, je rêve d'abandon. L'envie de lâcher prise me prend à tel point que je
finis par douter moi-même de mon existence. Alors qu'il faut à tout prix rester digne en toute chose…
La précarité, c'est ce qui précède la charité, quand on continue encore à se débattre, à se remuer pour ne pas glisser plus bas…
Par Filaplomb
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Vendredi 21 septembre 2007
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23:21
La une de DirectSoir du 21 septembre 2007 [photo Meigneux/Sipa]
Vous noterez que pour intégrer la pub du bas, que j'ai floutée et qui ne figure pas
sur la version papier, le maquettiste a dû remonter le texte du titre.
Brice Hortefeux, l'homme des situations délicates.
Après «l'homme qui tombe à pic» et «l'homme qui valait trois milliards», voici «Brice Hortefeux, l'homme des situations délicates».
Il vaut tout de même 25.000 expulsions et on sent bien que s'il ne les trouve pas [et fissa], il risque surtout de devenir «l'homme du Picardie» de la politique [Note à Madame de Keravel : fallait-il
une majuscule à Picardie dans ce contexte ?]
Avec une suite de carrière à la vitesse des péniches dans l'eau saumâtre des regrets, l'acidité des rancœurs, un rythme de sénateur et puisqu'il vous faut un nom, un type à la Michel Charasse,
par exemple.
Cette sorte d'homme qui a oublié que la vulgarité n'est drole qu'accompagnée d'humour.
Trois jours avant, le même prospectus à caractère informatif s'illustrait déjà dans le tape à l'œil :
La une de DirectSoir du 18 septembre 2007 [photo Meigneux/Sipa]
Nicolas Sarkozy, bouger la France.
On ne sait pas trop bouger pour quoi faire, mais visiblement, c'est le mouvement qui importe, plus que la destination.
De mon côté, je trouve que si c'est remuer sur place ou revenir en arrière, autant que je reste tranquillement ici en attendant qu'on reparte vraiment de l'avant.
N'empêche que cet imprimé du soir ne se cache même plus derrière les nobles habits du journalisme. Celui qui rapporte des faits pour en tirer un sens.
Trouvez-vous la moindre parcelle d'information dans cette titraille ?
Le choix de la typographie, la disproportion entre le nom du Néo-Président et le titre, tout nous indique la velléité publicitaire [sans oser parler de propagande].
Pas un mot à propos d'une action précise, pas de référence à l'un des dossiers en cours, pas de lien vers les faits rapportés [vraisemblablement un énième pompeux discours de
l'Élu], mais juste un slogan apposé comme sur une affiche de campagne.
La charte graphique doit aussi stipuler, pour le choix du portrait, ce regard ostensiblement tourné vers la droite. A moins que la coïncidence ne soit réellement involontaire.
Pendant ce temps-là, on pourchasse les sans-papiers. Des chinoises essaient vainement de s'enfuir en volant. On imagine la peur qu'il faut trouver face à soi pour sauter par la fenêtre, enjamber
la rambarde ; pour préférer affronter le vide en contrebas plutôt que notre Nationale Police.
Rien que pour les expulsions, ils font appel à la PAF, c'est vous dire toute l'intention de douceur qui est la leur…
Il parait que les français sont d'accord avec ça. Il parait que les 53%, ça englobait le tout et qu'il n'y a pas à discuter. Il parait que c'est la démocratie qui veut ça.
La suppression de la Sécu dans les faits, les atteintes au Droit de Grève en pratique, le contournement des règles du dialogue social [qu'est-ce que la neutralité de l'Etat dans ce
pays, quand son plus haut personnage est reçu en personne par le syndicat des grands patrons ?], la suppression effective du statut de fonctionnaire, il parait qu'on aurait voté pour.
La même démocratie, le même peuple avait pourtant décidé de s'opposer à la pseudo-constitution européenne exactement pour éviter que ne s'installe en nos murs un modèle dont il ne voulait
pas.
Il parait qu'aujourd'hui, l'opinion panélisée est d'accord pour tout. Même pour bouger la France dans des missions délicates.
Monsieur Mariani doit bien un peu
profiter
des aides que l'Etat français
fourni
pour chacun de ses enfants.
Mais qu'est ce qui nous prouve
que ces enfants sont les siens ?
Par Filaplomb
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Jeudi 20 septembre 2007
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Un téléphone musical en forme de chien [en vente ici mais c'est en
roumain…].
Quand tu négocies un crédit immobilier, tu peux passer des heures au téléphone, juste pour obtenir le droit de parler à un conseiller.
En fait, il ne te conseille rien et si tu y réfléchis deux secondes, tu te rappelles qu'il est rémunéré par son établissement pour vendre leurs
produits.
Tu fais le tour de la place en appelant toutes les enseignes disponibles, histoire d'avoir une vue précise et une bonne connaissance du marché.
L'information que tu récoltes sera ton arme pour négocier.
Après des heures à te cramer l'oreille en écoutant toute sorte de musique d'attente et de messages sans intérêts [vous pouvez à tout moment consulter le solde de vos comptes en
tapant 1], tu rencontres enfin le bon établissement. Celui auquel tu pourras gratter quelques dixièmes de pourcentage avec le sentiment
de la réussite et du bonheur accompli.
Sauf qu'après ça, il reste les frais de dossier.
Tu viens à peine de trouver un accord sur le pourcentage auquel se rémunérera la banque sur ton emprunt que déjà elle t'annonce des frais
supplémentaires, juste pour établir les documents. C'est à la limite de la double facturation, ce système.
Un peu comme si après être passé à la caisse de l'hypermarché aux prix les plus bas, on t'annonçait qu'il y a en plus à régler des frais de caissière
pour établir le ticket de caisse…. L'informationnti_bug_fck
Par Filaplomb
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Mardi 18 septembre 2007
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21:13
Coiffure traditionnelle des Shih-Tzu [source]
C'est toujours le vainqueur qui réécrit l'Histoire.
Vous pouvez vérifier, ça marche à tous les coups. A chaque fois, le perdant, le faible est rejeté dans les sombres douves de l'oubli perpétuel.
Par exemple, nous sommes nombreux dans cette partie du Monde à considérer que l'Amérique nous a sauvés toute seule de
l'exécrable Monsieur Hitler [comme le nommait Nicolas Sarkozy, je ne sais plus où. Bizarrement la
video est introuvable].
Mais en réalité, s'il n'y avait pas eu les millions d'hommes de l'Armée Rouge™ depuis Stalingrad [où ça a été quand même assez violent] et la participation active des réseaux de la
Résistance™ [d'autant que si certains n'avaient pas décidé un peu tard de s'y mettre, on aurait fini par manquer de bras…], il n'est pas dit qu'Adolphe Le Mêchu aurait cédé
si rapidement.
Nous avons vécu sous l'influence des USA depuis 1945. Nous avons aimé le rock et la guerre des étoiles, nous avons tremblé pour des héros
de western aux jambes trop arquées pour être honnêtes, des indiens trop plumés pour être cultivés bref, nous fûmes tout le long
macdonalisés [et profond].
[Ceci est un aparté : pourquoi acheter du fromage déjà râpé alors que si vous le râpez vous mêmes, vous avez la certitude qu'il
s'agit bien d'emmetal ou de gruyère. Je vous encourage à lire les compositions, c'est accessible, public et gratuit].
Nicolas Sarkozy a gagné l'élection présidentielle.
Je n'ai pas voté pour lui, son programme n'est qu'un ramassis de bétises conservatrices et donc dangereuses pour la démocratie républicaine. A ce titre, je m'oppose
ouvertement à chacune de ses décisions.
Depuis le soir de son élection, il est donc celui qui tient le stylo de l'Histoire. Chaque fait est soigneusement ou flatté ou oublié en fonction de ce que
le Néo-Président désire [ces deux premiers liens démontrent à mon sens, la manipulation
médiatique, au sens de fiction permanente, dans laquelle nous baignons. Des zones d'ombre que personne n'éclaire, des loupes à peine voilées, …].
Et c'est dans cette logique aussi qu'il faudrait s'interroger sur cette remise en scène permanente de l'élection présidentielle. La défaite ressasée sans cesse. Nos rayons dégorgent de livres
répétant à l'envi combien la perdante était nulle [bien que pas mal foutue].
On garde la tension d'une défaite déjà passée.
On nous maintient l'attention sur ce qui est déjà dépassé.
Les traîtres sont apparus au grand jour, chacun a dévoilé le sens de son orientation politique. Un peu plus à gauche, un peu plus à droite [à peine un peu plus et tu te retrouves
Ministre !] et le tout forme un équilibre.
Le Marché existe. C'est une manière assez intelligente de produire des richesses. Le temps qu'on invente autre chose, la question qu'il reste donc à régler, c'est comment se répartissent les
sommes amassées.
On a de quoi s'entendre et commencer ensemble à s'opposer vraiment à ce gourvernement de fieffés usurpateurs [bien que souvent bien coiffés].
[fieffés, c'est pas péjoratif, au moins ?].
Par Filaplomb
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