Dimanche 23 septembre 2007
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Je dédie spécialement cet article à Franssoit [ça parle de femmes et de cul un peu, c'est pour ça].
Photo d'une petite chienne allongée sur le lit et offerte à la caresse [source]
Déjà qu'avec la mode du string, on a pu voir combien de dindes ont de la farce, voilà que les mêmes vont bientôt s'afficher avec les soutien-gorges aux tétons pré-moulés.
Ça a commencé dans les années quatre-vingt, cette histoire. A l'époque où Arlette défendait déjà les travailleuses, les femmes sont soudain devenues des working women.
Avant, elles foutaient rien, tout en restant à la maison.
C'était la mode des gonzesses qui assurent et des sous-vêtements qui se montrent. On kiffait le corps de la Madonne en bleu de travail [avec la peau plus brillante
qu'un bébé phoque mazouté]. Il fallait pour être in sortir au grand jour sa dentelle et ses guipures.
[Pour les garçons qui ricanent encore de cette tendance de l'époque, je rappelle que Superman porte son
slip par dessus son collant].
Des femmes Barbara Gould™ qui paraissaient dix années de moins que leur état-civil, pour parler entre elles de leurs fredaines avec de jeunes éphèbes de passage, se mirent à les appeler des
aventures.
Et là, aujourd'hui, une bonne vingtaine d'années plus tard, on est arrivé à la limite de ce qu'on peut faire. Au delà, je sens que plus, ça va devenir grossier. Par exemple,
ils pourraient lancer la culotte à mouillure apparente ; histoire de faire croire au garçon que tu es bien plus excitée qu'en réalité [en plus, ça te laisse le
temps de te décider, c'est trop cOoOol ^.-].
Sérieusement, est-ce que je me ballade avec la poutre apparente, moi ? Est-ce que les mecs se bananent la calandre ou se concombrent le
pas-de-porte [je vous laisse le choix] pour qu'on les regarde dans la rue ?
Est-ce que les gars pavoisent ouvertement de la gaule pour faire rosir les poulettes ? Est-ce que vous voyez
des hommes autour de vous, portant haut leur étui pénien pour entrer dans le métro ?
Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faut laisser un peu plus de place à l'imaginaire ?
[Mots-clés : string, tétons, femmes, corps huilé de Madonna, dentelle, guipure, culotte, mouillure, poutre apparente, Ségolène Royal] _bug_fck
Par Filaplomb
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Samedi 22 septembre 2007
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Article écrit pour Equilibre Précaire, blog
collectif autour du sujet.
Le jeu de l’équilibre [jouet en bois en vente ici]
C'est un peu comme faire la pute dans un sens ; j'ai un corps doté d'une certaine capacité de travail que je loue à qui veut bien.
Un petit coup vite fait, c'est de l'intérim ; un peu plus de tendresse, c'est un CDD. Sauf que ce n'est pas moi qui fixe les prix, c'est le marché.
Parce qu'il y en a plein des comme moi qu'on envoie en mission quelque part.
Nous ne sommes pas bénis des d.ieux, faudrait pas nous prendre pour des missionnaires. C'est juste ce qu'ils écrivent sur les contrats d'embauche.
C'est en général pré-imprimé, photocopie de photocopie, il n'y a plus qu'à mettre en lieu et place des pointillés à moitié disparus, son nom et à signer [même pas fini de le lire
que le contrat se termine !].
M. Précaire est embauché par la société Kadhlatune pour une mission de x jours.
Pour le salaire, c'est toujours pareil ; le montant du Smic, ils le connaissent par cœur à l'heure, au jour, à la semaine, avec ou
sans les charges.
Parfois c'est sympathique, le type nous parle un peu, exprime de la considération. Je me suis fait offrir le café dans certaines boîtes.
Il faut savoir accepter les cadeaux tout en prenant soin de ne pas s'attacher, de ne pas nouer de relations au delà du strict
nécessaire.
C'est quand on commence à tisser des liens que la pente devient dangereuse. Il devient difficile de dire au revoir à la fin du dernier
jour et les contrats suivants se font sur le regret et la comparaison d'avec ce qu'on a laissé derrière.
Je suis un gitan du travail. Ma vie se découpe en tranches qui ne se touchent pas entre elles. J'habite sous les toits dans une pièce
avec douche et lavabo. Des toilettes, y'en a pas alors, on se débrouille.
De toutes façons, je ne dors que peu. Le soir s'étire qui me voit tourner en rond et fumer clope sur clope. La fumée s'est à peine évaporée que déjà je m'éveille pour une nouvelle journée.
Les soirs de blues et de solitude, je rêve d'abandon. L'envie de lâcher prise me prend à tel point que je
finis par douter moi-même de mon existence. Alors qu'il faut à tout prix rester digne en toute chose…
La précarité, c'est ce qui précède la charité, quand on continue encore à se débattre, à se remuer pour ne pas glisser plus bas…
Par Filaplomb
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Vendredi 21 septembre 2007
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23:21
La une de DirectSoir du 21 septembre 2007 [photo Meigneux/Sipa]
Vous noterez que pour intégrer la pub du bas, que j'ai floutée et qui ne figure pas
sur la version papier, le maquettiste a dû remonter le texte du titre.
Brice Hortefeux, l'homme des situations délicates.
Après «l'homme qui tombe à pic» et «l'homme qui valait trois milliards», voici «Brice Hortefeux, l'homme des situations délicates».
Il vaut tout de même 25.000 expulsions et on sent bien que s'il ne les trouve pas [et fissa], il risque surtout de devenir «l'homme du Picardie» de la politique [Note à Madame de Keravel : fallait-il
une majuscule à Picardie dans ce contexte ?]
Avec une suite de carrière à la vitesse des péniches dans l'eau saumâtre des regrets, l'acidité des rancœurs, un rythme de sénateur et puisqu'il vous faut un nom, un type à la Michel Charasse,
par exemple.
Cette sorte d'homme qui a oublié que la vulgarité n'est drole qu'accompagnée d'humour.
Trois jours avant, le même prospectus à caractère informatif s'illustrait déjà dans le tape à l'œil :
La une de DirectSoir du 18 septembre 2007 [photo Meigneux/Sipa]
Nicolas Sarkozy, bouger la France.
On ne sait pas trop bouger pour quoi faire, mais visiblement, c'est le mouvement qui importe, plus que la destination.
De mon côté, je trouve que si c'est remuer sur place ou revenir en arrière, autant que je reste tranquillement ici en attendant qu'on reparte vraiment de l'avant.
N'empêche que cet imprimé du soir ne se cache même plus derrière les nobles habits du journalisme. Celui qui rapporte des faits pour en tirer un sens.
Trouvez-vous la moindre parcelle d'information dans cette titraille ?
Le choix de la typographie, la disproportion entre le nom du Néo-Président et le titre, tout nous indique la velléité publicitaire [sans oser parler de propagande].
Pas un mot à propos d'une action précise, pas de référence à l'un des dossiers en cours, pas de lien vers les faits rapportés [vraisemblablement un énième pompeux discours de
l'Élu], mais juste un slogan apposé comme sur une affiche de campagne.
La charte graphique doit aussi stipuler, pour le choix du portrait, ce regard ostensiblement tourné vers la droite. A moins que la coïncidence ne soit réellement involontaire.
Pendant ce temps-là, on pourchasse les sans-papiers. Des chinoises essaient vainement de s'enfuir en volant. On imagine la peur qu'il faut trouver face à soi pour sauter par la fenêtre, enjamber
la rambarde ; pour préférer affronter le vide en contrebas plutôt que notre Nationale Police.
Rien que pour les expulsions, ils font appel à la PAF, c'est vous dire toute l'intention de douceur qui est la leur…
Il parait que les français sont d'accord avec ça. Il parait que les 53%, ça englobait le tout et qu'il n'y a pas à discuter. Il parait que c'est la démocratie qui veut ça.
La suppression de la Sécu dans les faits, les atteintes au Droit de Grève en pratique, le contournement des règles du dialogue social [qu'est-ce que la neutralité de l'Etat dans ce
pays, quand son plus haut personnage est reçu en personne par le syndicat des grands patrons ?], la suppression effective du statut de fonctionnaire, il parait qu'on aurait voté pour.
La même démocratie, le même peuple avait pourtant décidé de s'opposer à la pseudo-constitution européenne exactement pour éviter que ne s'installe en nos murs un modèle dont il ne voulait
pas.
Il parait qu'aujourd'hui, l'opinion panélisée est d'accord pour tout. Même pour bouger la France dans des missions délicates.
Monsieur Mariani doit bien un peu
profiter
des aides que l'Etat français
fourni
pour chacun de ses enfants.
Mais qu'est ce qui nous prouve
que ces enfants sont les siens ?
Par Filaplomb
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Jeudi 20 septembre 2007
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20:58
Un téléphone musical en forme de chien [en vente ici mais c'est en
roumain…].
Quand tu négocies un crédit immobilier, tu peux passer des heures au téléphone, juste pour obtenir le droit de parler à un conseiller.
En fait, il ne te conseille rien et si tu y réfléchis deux secondes, tu te rappelles qu'il est rémunéré par son établissement pour vendre leurs
produits.
Tu fais le tour de la place en appelant toutes les enseignes disponibles, histoire d'avoir une vue précise et une bonne connaissance du marché.
L'information que tu récoltes sera ton arme pour négocier.
Après des heures à te cramer l'oreille en écoutant toute sorte de musique d'attente et de messages sans intérêts [vous pouvez à tout moment consulter le solde de vos comptes en
tapant 1], tu rencontres enfin le bon établissement. Celui auquel tu pourras gratter quelques dixièmes de pourcentage avec le sentiment
de la réussite et du bonheur accompli.
Sauf qu'après ça, il reste les frais de dossier.
Tu viens à peine de trouver un accord sur le pourcentage auquel se rémunérera la banque sur ton emprunt que déjà elle t'annonce des frais
supplémentaires, juste pour établir les documents. C'est à la limite de la double facturation, ce système.
Un peu comme si après être passé à la caisse de l'hypermarché aux prix les plus bas, on t'annonçait qu'il y a en plus à régler des frais de caissière
pour établir le ticket de caisse…. L'informationnti_bug_fck
Par Filaplomb
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Mardi 18 septembre 2007
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21:13
Coiffure traditionnelle des Shih-Tzu [source]
C'est toujours le vainqueur qui réécrit l'Histoire.
Vous pouvez vérifier, ça marche à tous les coups. A chaque fois, le perdant, le faible est rejeté dans les sombres douves de l'oubli perpétuel.
Par exemple, nous sommes nombreux dans cette partie du Monde à considérer que l'Amérique nous a sauvés toute seule de
l'exécrable Monsieur Hitler [comme le nommait Nicolas Sarkozy, je ne sais plus où. Bizarrement la
video est introuvable].
Mais en réalité, s'il n'y avait pas eu les millions d'hommes de l'Armée Rouge™ depuis Stalingrad [où ça a été quand même assez violent] et la participation active des réseaux de la
Résistance™ [d'autant que si certains n'avaient pas décidé un peu tard de s'y mettre, on aurait fini par manquer de bras…], il n'est pas dit qu'Adolphe Le Mêchu aurait cédé
si rapidement.
Nous avons vécu sous l'influence des USA depuis 1945. Nous avons aimé le rock et la guerre des étoiles, nous avons tremblé pour des héros
de western aux jambes trop arquées pour être honnêtes, des indiens trop plumés pour être cultivés bref, nous fûmes tout le long
macdonalisés [et profond].
[Ceci est un aparté : pourquoi acheter du fromage déjà râpé alors que si vous le râpez vous mêmes, vous avez la certitude qu'il
s'agit bien d'emmetal ou de gruyère. Je vous encourage à lire les compositions, c'est accessible, public et gratuit].
Nicolas Sarkozy a gagné l'élection présidentielle.
Je n'ai pas voté pour lui, son programme n'est qu'un ramassis de bétises conservatrices et donc dangereuses pour la démocratie républicaine. A ce titre, je m'oppose
ouvertement à chacune de ses décisions.
Depuis le soir de son élection, il est donc celui qui tient le stylo de l'Histoire. Chaque fait est soigneusement ou flatté ou oublié en fonction de ce que
le Néo-Président désire [ces deux premiers liens démontrent à mon sens, la manipulation
médiatique, au sens de fiction permanente, dans laquelle nous baignons. Des zones d'ombre que personne n'éclaire, des loupes à peine voilées, …].
Et c'est dans cette logique aussi qu'il faudrait s'interroger sur cette remise en scène permanente de l'élection présidentielle. La défaite ressasée sans cesse. Nos rayons dégorgent de livres
répétant à l'envi combien la perdante était nulle [bien que pas mal foutue].
On garde la tension d'une défaite déjà passée.
On nous maintient l'attention sur ce qui est déjà dépassé.
Les traîtres sont apparus au grand jour, chacun a dévoilé le sens de son orientation politique. Un peu plus à gauche, un peu plus à droite [à peine un peu plus et tu te retrouves
Ministre !] et le tout forme un équilibre.
Le Marché existe. C'est une manière assez intelligente de produire des richesses. Le temps qu'on invente autre chose, la question qu'il reste donc à régler, c'est comment se répartissent les
sommes amassées.
On a de quoi s'entendre et commencer ensemble à s'opposer vraiment à ce gourvernement de fieffés usurpateurs [bien que souvent bien coiffés].
[fieffés, c'est pas péjoratif, au moins ?].
Par Filaplomb
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Lundi 17 septembre 2007
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22:08
Perruque pour chien de Jakks Pacific, Inc. [source]
Vous vous souvenez comment Jospin tournait autour du pot avant les primaires ?
Genre je dis que je veux bien y aller mais j'attend qu'on me pousse.
Du courage et de la volonté à tous les étages.
Je ne dis pas que Ségolène fut parfaite de bout en bout mais il faut bien reconnaître que la planche fut
plusieurs fois savonnée de neuf [pour rigoler on aurait dû envoyer celui-ci à la bataille].
Tiens, rappelez-vous la moindre de ses petites phrases montées en chignon pendant que l'autre, aussi benoîtement qu'un Balladur en goguette, nous balançait ses filets sur les idées de Jean-Marie et au delà.
Une légère distorsion, des problèmes d'amplification, du bagout en son et lumière, il faudrait voir à ne pas oublier qu'il y avait en face la grosse artillerie de la droite la plus dure.
Celle qui dit aux ouvriers combien il est bon d'être le corvéable libre d'un patron libre.
Celle qui prend les privilèges de la naissance pour un acquis des bienfaits de D.ieu lui-même.
Celle qui te regarde avec ses yeux tricolores pour te dire que c'est mieux de laisser à ses riches amis, l'argent qui manque à la nation. C'est bon pour le pays que ces gens-là profitent de leur pécule.
Et puis, j'ai vu la foule des meetings. La Ségolène en vrai, quand elle cesse de se coincer. Celle qui semble parler au peuple
comme elle respire. Et ce peuple des centaines et de la multitude la sentir, la renifler, s'interroger, l'attendre et finalement l'acclamer et la porter. Tous les paumes échauffées, rentrant chez
eux pleins d'espoir.
Et même à Toulouse, le Lionel n'est pas venu montrer sa triste figure. On aurait pourtant fait l'effort de l'applaudir, ne serait-ce que par compassion.
Car enfin, vous vous en souvenez, vous, que l'on craignait une deuxième jospinade, un nouveau gadin du PS dès le premier tour. On s'apeurait de la possible élimination avant la grande finale
comme en 2002.
Il a quand même du culot, lui qui abandonnât ses troupes en pleine tempête et au milieu du gué de venir nous dire à propos de sa camarade, qu'elle n'aurait pas la carrure nécessaire pour la
carrière.
Justement les deux points les plus foireux de son parcours, dites donc : la carrure et la carrière…
Par Filaplomb
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Lundi 17 septembre 2007
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19:23
Que les lecteurs [et toi aussi lectrice aimable] veuillent bien excuser ces quelques jours de panne de mon
neurone.
Par sa douce lumière aux couleurs changeantes, ce doudou - veilleuse,
très doux, rassurera bébé. Ses nuits seront plus douces avec son nouvel ami le chien.
[C'était en vente ici mais tout a été acheté !]
Ils font ça tellement de manière discrète que je ne sais même plus qui préside le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Si c'est encore Domnique Baudis, pensez à lui renouveler son stock d'aspirine
et veillez à ce qu'il reste à Paris jusqu'après les municipales.
[Il serait encore capable d'être élu maire de Toulouse, ce con !]
Lui et son club de nominés sont censés veiller à la juste répartition des temps d'antenne à la télévision et ça doit être un sacré sac de nœuds en ce moment. Hormis le statut social qui doit être
relativement confortable, je ne pense pas que ce soit un boulot intéressant ces jours-ci.
Par exemple, quelqu'un comme Bernard Kouchner, quand il parle, sur le temps de parole de qui, est-ce comptabilisé ? La gauche ou la majorité ?
Si c'est sur le quota présidentiel, ils sont tranquilles, il n'y a pas de compte !
En vérité et de manière somme toute très peu équilibrée, le tout est découpé en tiers, qui sont au nombre de trois ce qui tombe très bien :
un tiers pour l'opposition, un tiers pour la majorité et le reste pour le gouvernement. [Ça nous fait quand même une forte tendance en faveur du pouvoir en place, mais ce n'est pas
le sujet du jour].
Si vous cherchez le temps présidentiel, ne scrutez plus, il n'y en a pas. A se demander parfois jusqu'où n'est pas encore allée l'idée de démocratie, n'est ce pas ? Personne n'a encore osé
informer le président que la télévision n'a pas été inventée pour le servir ou le représenter.
Bon, du coup, il faut bien reconnaître que les prédécesseurs n'ont que peu abusé de la puissance médiatique.
Enfin, un tout petit peu pour les campagnes électorales, mais on mettra ça sur le côté humain des personnages.
Tandis que là, on tient un client. Un bon.
Le mec qui est même prêt à se montrer en short, c'est qu'il aime ça, y'a pas.
Là dedans, les médias sont des idiots, ils choisissent la facilité. On leur offre la politique et le spectacle sur le même plateau, ils n'ont plus qu'à se servir, c'est trop bon.
Journaliste, c'est un métier qui demande un minimum d'exigences. Il faut comprendre que si le chien écrasé, ça passe bien en tant que photo, ce n'est pas vraiment ce qui donne du sens au
réel.
C'est juste un animal mort…
J'aime la qualité de ce blog sur lequel
j'essairais bientôt, d'écrire aussi bien
Par Filaplomb
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Samedi 15 septembre 2007
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03:00
Parfois, le vendredi, mais aussi d'autres jours, je publie au rayon des adultes.
C'est un autre genre et l'inspiration y est plus rare. Et bizarrement, en cette période où le quotidien absorbe mes velléités d'écriture, mon énergie
toute entière, c'est là-bas que ça redémarre…
[des velléités, c'est parce que je le veau bien ?]
Par Filaplomb
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Mercredi 12 septembre 2007
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12
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21:49
Mêlée de l'Equipe de France [source]
Je ne suis tellement pas l'actualité en ce moment, tiens, je ne sais même pas ce qu'il fait de sa
soirée. Je ne connais même pas son agenda médiatique officiel.
Pour le coup, je pensais que Nicolas Sarkozy serait au Parc des Princes, pour le match de rugby.
Oui, parce que moi, je vois France-Ecosse à l'affiche sur TF1, en plein milieu de la Coupe du Monde de Rugby, je ne pense
pas du tout au football.
Résultat, je me retrouve devant mon écran à regarder vingt deux types en short qui courent après un
ballon. Et quand ils l'ont, de se dépêcher de s'en débarrasser au plus vite.
Pour tout vous dire, je commence à trouver ça sacrèment chiant, le foot. Surtout avec l'autre, là, l'astrologue en chef des bleus, le Raymond qui se réjouit de nos absences de défaites.
Et qui oublie que si terminer à zéro-zéro, ça fait moins de boulot pour les calculs, ça fait aussi moins de
carburant pour le moteur à passion qui nous anime.
Sans mot dire des commentateurs qui parlent de tout et de rien pendant que se déroule la rencontre.
A côté de ça, au rugby, tu as trente gars qui avancent ensemble, qui se rentrent dedans,
qui se battent comme des garçons pour avoir la possession du ballon.
Et côté score, tu as toujours le gars qui, d'un mouvement gracieux et élégant des bras, en déséquilibre inverse de la jambe d'appui, envoie le ballon pile poil et dare dare entre les deux
poteaux. Pendant que le public, en ralenti et derrière le ballon que suit la caméra, se lève et exprime sa joie.
Et même s'il ne se passe rien de particulier, il y a toujours du spectacle. Que les mêlées soient ou non équilibrées, c'est un étonnement sans cesse renouvelé que cette débauche de mâlistique énergie, juste pour dire qu'on a fait reculer l'adversaire.
L'acte de l'effort inutile du sport porté au pinacle.
Alors que le foot, franchement…
Par Filaplomb
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Lundi 10 septembre 2007
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Jack Passion, champion du Monde de la barbe naturelle à Brighton, le 1er septembre 2007 [source]
Ça y est, on a retrouvé Ben Laden.
Trois ans qu'il nous laissait sans nouvelle, on était un peu inquiet. Mais finalement,
il va bien et il a même bonne mine. Il faut dire que, pour son retour, il a soigné la présentation au point de se faire une teinture de la barbe.
Je ne sais pas si c'est très coranique comme attitude, ça, Monsieur Ousama.
Il est juste venu nous vendre un peu son matériel. Par exemple pour la rentrée littéraire, il nous conseille «Prétentions impériales : pourquoi l’Occident perd la guerre contre la
terreur» de Michael Scheuer.
Le résumé du livre est assez simple : l'ennemi public n° 1 est caché quelque part au Pakistan, saura-t-on le retrouver ?
Parce qu'enfin, vous n'allez pas me dire que les Etats-Unis qui se vantent d'avoir des satellites qui, depuis l'espace, sont assez
puissants pour séparer les puces mâles des puces femelles sur le pelage de ton chien, ne parviennent pas à trouver l'enturbané ?
A croire que chasseurs et chassé jouent un jeu dont les tenants et les aboutissants nous échappent. Il est utile, à ce titre, de garder à l'esprit que le saoudien est un des
cadres formés par la CIA elle-même, à l'époque où l'URSS s'était faite piéger par les USA en Afghanistan
[c'est là que, d'après moi, commence à s'effriter l'URSS].
Il annonce aussi que notre Néo-Président fait une entrée fracassante dans ses petits papiers. Le coquet barbu a dû être sacrèment vexé que le chef de l'Etat français soit jugé
bien mieux fringué que lui. Encore une insulte à la face de la tenue
traditionnelle locale.
Du coup, notre pays se retrouve dans le Oussama 2008, le guide des pays les plus impurs qui sortira bientôt en librairie.
Remarquez que s'il advient que Bernard Laporte la perde, la Coupe du Monde, Nicolas Sarkozy sait maintenant qu'il ne pourra compter sur la ferveur populaire et sera contraint de nous fourguer un
nouveau plan vigipirate.
A moins qu'il n'envoie derechef son émissaire personnel, toute de Prada vêtue, afin de ramener le terroriste à de plus aimables sentiments et qu'elle nous libère des menaces qui
pèse sur l'hexagone.
Jean-François Bizot est mort,
ma culture personnelle lui doit beaucoup.
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