La rage [le moteur à injection !]

Publié le par Filaplomb


Tout ce qu'il y a dans une oreille.



Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.


Voilà avec quoi Nicolas Sarkozy a réussi son hold up sur l'Ump et sur la présidence de notre république.
Par exemple, combien d'entre vous pensent que la France va mal ? Et combien êtes-vous à formuler en votre for intérieur qu'il y a quand même trop de personnes qui profitent des allocations sociales ?

Même si vous vous baffez virtuellement parce que quand même, vous êtes de gauche [à dire avec la bouche en cul de poule comme un semi gros mot pour les amis de Monsieur De Couche-Nerf].

En vérité, la France va bien et n'est pas très endettée. La France produit beaucoup de richesses, dans une proportion bien supérieure à celle qu'elle avait quand nous avons décidé de créer la sécurité sociale. Si nous avons des déficits dans les comptes, ils ne sont pas dûs au trop grand nombre de profiteurs mais bien au trop peu de participation de certains.

Ceux qui gagnent beaucoup, gagnent de plus en plus [S'IL VOUS PLAIT, FAITES L'EFFORT DE LIRE LES INFORMATIONS AU BOUT DE CE LIEN. IL Y VA DE VOTRE VISION DE NOTRE PAYS].

Quand vous avez des amis très proches parmi les médias, cela vous permet de travailler à très long terme sur la manière de présenter les choses.
Un Nicolas Baverez, qui a l'air très sérieux comme garçon, publie un noirâtre bilan de l'état de la nation. L'ensemble de la presse parle de son ouvrage, se partageant entre applaudissement et huée. Il vient sur tous les plateaux de télévisions et derrière l'ensemble des micros disponibles défendre son point de vue.

Puis d'autres éminents éditorialistes se présentent sur les mêmes plateaux, ou même d'autres, ils n'en manquent pas, pour se déchirer théâtralement sur le sujet de la France qui va très très mal, je vous le dis comme je l'ai lu.

Puis, les quelques petits endroits où la gauche parle encore librement s'empare enfin du sujet pour essayer d'en faire quelque chose sous la plume d'un Jean-Marie Colombani [C'est sûr que comme âme de gauche…].

Et voilà que pendant presque quatre mois et demi, on vous a parlé d'un pays imaginaire, inventé de toute pièce et qu'ils appellent la France pour des besoins électoraux.

Ensuite, parait un autre livre servi sur les mêmes plateaux et une autre fiction commence qui est, on le saura plus tard, une autre pièce du même puzzle.

Plus tard, il n'y aura plus à Nicolas Sarkozy qu'à reprendre thème pour thème, les solutions à ce qu'on vous a longuement présenté comme les vrais problèmes du pays. Il agit alors un peu comme un pharmacien qui, dès le début de l'hiver, vous sort quelques affiches annonçant la grippe pour vous fourguer plus tard, et à vos frais bien entendu, le vaccin qui la soigne…

Argument de campagne de la gauche
mais qui fut peu entendu, me semble-t-il :
Est-ce que c'est ça qui récompense au mérite,
toute cette précarité ?

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Flo Py 08/05/2007 14:26

C'est drôlement bon de lire un post comme celui-ci, surtout après avoir écouté le "2000 ans d'histoire" (sur France Inter) d'aujourd'hui : Portrait de Nicolas Sarkozy (à vomir ; pour les plus sensibles, abstenez vous de podcaster ! ).
Je n'ai pas pris le temps d'explorer Le Lien, mais je le ferai ce soir. Là, on part pour la Marche des Indigènes (Paris, Barbès, à 15h), en famille et en colère.
Bises à tous.

franssoit 08/05/2007 02:43

Il manque un truc dans ton dessn d'oreille : les crottes d'oreille.

filaplomb 07/05/2007 22:58

Eric : et voilà, c'est dit ! Ils agissent dans leur seul intérêt !
Mais ils ont les moyens énormes pour le faire…

Lutine : merci pour la photo au bout du lien ! :-)

SEM : Société Egoïste et Macho…

Lutine 07/05/2007 22:04

http://unregard.over-blog.com/article-6575476.html

Eric 07/05/2007 21:49

Je reprends la fin de l'article:
"Comme l'a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent - et gagnent - la lutte des classes. Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble décrédibilisé et désuet, ce dont certains ont su profiter. Il serait temps de noter qu'ils n'agissent pas dans l'intérêt de tous, mais uniquement dans le leur.