Lundi 7 mai 2007
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20:19
Tout ce qu'il y a dans une oreille.
Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.
Voilà avec quoi Nicolas Sarkozy a réussi son hold up sur l'Ump et sur la présidence de notre république.
Par exemple, combien d'entre vous pensent que la France va mal ? Et combien êtes-vous à formuler en votre for intérieur qu'il y a quand même trop de
personnes qui profitent des allocations sociales ?
Même si vous vous baffez virtuellement parce que quand même, vous êtes de gauche
[à dire avec la bouche en cul de poule comme un semi gros mot pour les amis de Monsieur De Couche-Nerf].
En vérité, la France va bien et n'est pas très endettée. La France produit beaucoup de richesses, dans une proportion bien supérieure à celle qu'elle
avait quand nous avons décidé de créer la sécurité sociale. Si nous avons des déficits dans les comptes, ils ne sont pas dûs au trop grand nombre de profiteurs mais bien au trop peu de
participation de certains.
Ceux qui gagnent beaucoup, gagnent de plus en plus [S'IL VOUS PLAIT, FAITES L'EFFORT DE LIRE LES INFORMATIONS AU
BOUT DE CE LIEN. IL Y VA DE VOTRE VISION DE NOTRE PAYS].
Quand vous avez des amis très proches parmi les médias, cela vous permet de travailler à très long terme sur la manière de présenter les choses.
Un Nicolas Baverez, qui a l'air très sérieux comme garçon, publie un noirâtre bilan de l'état de la nation. L'ensemble de la presse parle de son ouvrage, se partageant entre applaudissement et
huée. Il vient sur tous les plateaux de télévisions et derrière l'ensemble des micros disponibles défendre son point de vue.
Puis d'autres éminents éditorialistes se présentent sur les mêmes plateaux, ou même d'autres, ils n'en manquent pas, pour se déchirer théâtralement sur le sujet de la France qui va très très mal,
je vous le dis comme je l'ai lu.
Puis, les quelques petits endroits où la gauche parle encore librement s'empare enfin du sujet pour essayer d'en faire quelque chose sous la plume d'un Jean-Marie Colombani [C'est
sûr que comme âme de gauche…].
Et voilà que pendant presque quatre mois et demi, on vous a parlé d'un pays imaginaire, inventé de toute pièce et qu'ils appellent la France pour des besoins électoraux.
Ensuite, parait un autre livre servi sur les mêmes plateaux et une autre fiction commence qui est, on le saura plus tard, une autre pièce du même puzzle.
Plus tard, il n'y aura plus à Nicolas Sarkozy qu'à reprendre thème pour thème, les solutions à ce qu'on vous a longuement présenté comme les vrais problèmes du pays. Il agit alors un peu comme un
pharmacien qui, dès le début de l'hiver, vous sort quelques affiches annonçant la grippe pour vous fourguer plus tard, et à vos frais bien entendu, le vaccin qui la soigne…
Argument de campagne de la gauche
mais qui fut peu entendu, me semble-t-il :
Est-ce que c'est ça qui récompense au mérite,
toute cette précarité ?
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