Vendredi 22 juin 2007
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Quel monde étrange que ce monde où je vis
Pour vous, les autres, je n'en sais rien
Les horloges tournent
Mes bras s'ouvrent et se ferment
Je lance dans l'air froid un baiser rond
Les trains quittent les gares
On s'aime
On s'émulsionne
On vibre un peu dedans-dedans.
On perd les numéros.
Le silence nous recouvre de données.
J'allonge mon pas dans des couloirs,
Dans des rues vides et désertes,
Mes mains touchent les clés
S'amusent du froid qui ne dure pas.
Je subis des crues passagères
Les jambes sont tenaces, plusieurs heures durant.
Le soleil se couche le long du fleuve.
Les pierres rougeoient et d'autres jours viendront,
où je serais le même.
J'avoue pour être honnête qu'il s'agit
d'un
brouillon de 2001 (environ)
retrouvé dans un de mes cahiers.
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