La comparaison [toujours plus !]

Publié le par Filaplomb

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Sacamania - Accumulation d'Arman - 1996 [Photo François Fernandez]



Dans un système communiste, un pays de 60 millions d'habitants fabriquerait exactement le nombre de voitures nécessaires. Recruterait la bonne quantité de garagistes pour l'entretien et tout serait réglé et planifié une fois pour toute.

Chacun serait rémunéré par l'Etat de la manière la plus équitable possible.

Bien sûr, au bout d'un certain nombre d'années, le planificateur et son équipe se mettraient à se prendre pour D.ieu et finiraient par réclamer pépettes et dévotion. Et par se servir des moyens à disposition pour perpétuer le truc à leur profit.


Dans un système libéral, un pays de 60 millions d'habitants fabriquerait 256 modèles de voitures. Formerait des milliers de garagistes pour dynamiser le marché de l'entretien et tout serait réglé par le jeu de la concurrence.

Chacun se démerderait comme il peut pour sa rémunération.

Bien sûr, au bout d'un certain nombre d'années, les leaders du marché et leurs actionnaires se mettraient à se prendre pour D.ieu et réclameraient pépettes et dévotion. Et se serviraient des moyens à disposition pour perpétuer le truc à leur profit.

Alors, la seule différence serait dans ce formidable gâchis nécessaire à la création d'un esprit de compétition ?

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filaplomb 27/08/2007 08:47

Zab : je suis d'accord avec toi sur le vivre ensemble et la fonction politique. Le vrai problème est, à mes yeux, qu'on a éclaté la société civile en une collection d'intérêts privés.Par exemple, les ceusses qui ont acheté un bien immobilier, c'est à dire ceusses à qui la banque a déjà accordé crédit au vu de leur situation, vont se plaindre parce qu'ils AURAIENT pu payer moins d'impôts.A aucun moment, on ne se refere a la situation de l'ensemble de la societe civile, dans les commentaires, pour dire qu'il y a aussi de la solidarité necessaire !:-)

zab 25/08/2007 15:01

Comme souvent, il est bien ton article !La bonne solution, dans ce genre de situation, comme souvent, c'est de trouver le bon milieu !Si nous avions des hommes politiques (quel que soit leur bord) vraiment au service des gens et pas à leur service à eux ou leurs copains, on en arriverait moins souvent à des extremités comme celles que tu décris. Un homme politique n'a-t-il pas pour principale fonction de garder la paix sociale entre tous les gens dont il est le représentant ?et les décisions qu'il va devoir prendre ne doivent-elles pas d'abord être prises en fonction de ce point de vue ? C'est la définition de la politique, l'art de vivre ensemble dans la cité. Pour cela, il faut essayer d'être juste et de ne pas frustrer à outrance les uns ou les autres, sinon on en arrive à une révolte légitime. Pour régler un problème, comme le déficit budgétaire, il est juste de se demander à qui on va demander un effort plus ou moins gros, l'essentiel est que chacun puisse se rendre compte que tout le monde a été sollicité à son niveau. Ce qui n'est pas le cas avec notre nouveau président (par exemple) qui vient de faire des cadeaux fabuleux aux riches et demande aux moins riches des efforts du genre de la franchise médicale de 4 euros (exemple parmi d'autres qui me vient à l'esprit).4 euros pour un riche c'est rien. Pour un smicard malade, c'est une véritable ponction. Il y a une véritable injustice.

Lutine 24/08/2007 11:18

Ah non, Fil, le sujet n'est pas le même !!!Il y a une nuance entre celui qui ne VEUT pas et ceului qui ne PEUT pas travailler.Une seule lettre change la face du monde.Je travaille (lorsque je travaille, en dehors de mon congé parental) avec un CAT [centre d'aide par le travail et non Cat de la mite au logis ;-)]. Et je peux t'assurer que l'aide qui leur est fournie pour s'en sortir est remarquable.Chacun qui a exprimé sa volonté de travailler malgré son handicap ou qui travaille par besoin (pas de soutien familial) est guidé au mieux en fonction de ses capacités et motivations, envies.Il est certain que celui qui a travaillé mais ne travaille plus (handicap) ou a perdu son travail (chômeur) ont droit autant l'un que l'autre à un coup de pouce pour continuer à avancer.Maintenant, ce qui me fâche, c'est le VEUT pas travailler ! Et ce n'est que contre ça que je m'élève.

filaplomb 24/08/2007 11:03

Lutine : nous ne sommes pas des animaux !Tu continues à axer ta reflexion autour du travail et de l'argent et je te reponds sur le plan humain !Par exemple un type handicapé gravement, dans ta logique, on ne doit pas l'aider ?Un dépressif au bord du suicide et donc incapable de travail, on ne doit pas l'aider ?Il y a d'autres critères pour apprécier l'humain qui ne sont pas la force de travail ou ce qu'il rapporte.Pour mémoire l'argent est une valeur d'échange et pas une fin. Elle sert à stocker de la valeur en attendant un autre échange.Mais l'échange peut, en théorie, basé sur tout !:-)GPQ : Groupe de Posage de Questions ? :-)))

Lutine 24/08/2007 11:00

Fil,Dans la nature, l'animal qui ne cherche pas sa nourriture ne mange pas (à part le lion). Chez les humains celui qui ne fout rien n'a pas à se plaindre après de ne pas avoir de quoi se nourrir ou se loger.Il fait partie de notre société, certes, mais pourquoi les autres devraient-ils travailler et payer pour celui qui ne veut rien faire ?De la même façon que certains choisissent de travailler, ceux qui choisissent de ne pas travailler doivent alors assumer leur choix et ne pas venir après revendiquer des droits alors qu'ils n'ont pas voulu remplir leurs devoirs.La compétition, elle est dès la naissance, pas dès l'école.Elle commence quand la mère met son gosse au monde : il faut qu'il prenne tant de poids pour pouvoir sortir de la maternité. Ensuite, il faut qu'il suive les courbes du carnet de santé. Qu'il parle à tel âge, sorte tel dent à tel autre âge, etc... .L'école ne fait que continuer.