Jeudi 30 août 2007
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Uniforme de Préfet [Source : le Sénat]
«Quand les gendarmes sont venus nous chercher, j'ai voulu laisser mes enfants à ma mère ; ils m'ont dit non, les enfants viennent avec vous»
Sans déconner, on croirait entendre un témoignage sorti d'un livre d'histoire. Cette période trouble où l'on pourchassait certaines personnes parce
qu'on pensait qu'elles n'étaient pas des personnes.
Enfin, plutôt c'est un truc qu'on avait fait croire à tout le monde. D'une certaine manière, les prendre comme bouc émissaire, c'était bon pour les affaires de chacun.
Certains ont cru que ça pouvait marcher. D'autres y croient encore.
Comme si nous, nous étions capable de déterminer qui est bien et qui ne l'est pas. Il parait que nous sommes doté de la faculté et du pouvoir de le faire.
Malheureusement, la propagande a ce défaut de ne pas fonctionner à 100%. Il y a toujours quelques personnes qui continuent à réfléchir et à comprendre. Disons, que pour une fois, ce sont ceux qui
regardent le doigt qui ont bon.
Yekaterina et Vladimir Popov ont deux enfants qu'ils préfèrent abandonner plutôt que de les emmener avec eux pour leur retour au Kazakhstan. Tant ils sont sûr de n'en pas revenir, ils choisissent
de laisser au moins aux enfants une chance de vivre.
Véronique a maintenant 4 ans et Geoffrey quelques mois et seront donc expulsés avec leurs parents.
Et je ne comprends pas que mon pays fasse tout cela en mon nom. Que les Députés ne s'insurgent pas
contre l'atteinte à la dignité humaine qui se fait sous nos yeux. Que l'ensemble des serviteurs de l'Etat puissent continuer leur travail sans protester.
Ils sont venus chez nous trouver refuge parce qu'ici, nous défendons la liberté, l'égalité et la fraternité. Ils sont venus chez nous parce qu'ils partagent notre idéal républicain.
Ils sont venus chez nous parce qu'ils savaient que leurs enfants y seraient heureux. Ils ont eu la confiance nécessaire pour nous en confier la scolarité.
Ils ont attendu avec nous à la sortie de l'école. Ils ont faussement souri en entendant la chanson un peu bête, mais touchante, que la maîtresse leur a apprise pour la fête des mères.
Ils ont joué avec nos enfants dans les cours d'école, se sont mis des torgnoles, fait des bétises dont on rigole.
«Quand les gendarmes sont venus nous chercher, j'ai voulu laisser mes enfants à ma mère ; ils m'ont dit non, les enfants viennent
avec vous»
Et je ne comprends pas que nous laissions faire cela en notre nom. Que c'est ce que nous voulons mais dans un but que
j'ignore.
Nous acceptons qu'on pourchasse nos voisins. Comme si cela ne nous concernait pas. Comme si cela n'était pas de notre fait. Comme si vous, vous et
vous, vous n'étiez pas coupable de collaboration.
Et j'applique ce mot à Madame Simone Veil puisqu'elle se tait elle aussi. Qu'on aille donc la prévenir sans retard de ce qui se passe dans nos rues, dans nos immeubles, dans les centres de
rétention [comme on dit dans la novlangue médiatique].
Je viens de cesser de me taire et d'utiliser mon droit de citoyen. je viens de prendre la parole auprès de Madame Catherine
Delmas-Comolli [mail], préfète des Ardennes et donc en charge de ce dossier.
Je viens de cesser d'être le collabo silencieux de leurs méthodes…
Infos fournies par RESF, pour protester :
Préfecture des Ardennes : 03 24 59 66 00
Fax de la préfète : 03 24 59 67 55 et : 03 24 59 66 12
Secrétaire Général de préfecture :
vincent.desoutter@ardennes.pref.gouv.fr - Fax : 03 24 59 66 60
Tél. du service concerné à la préfecture :
03 24 59 67 55 aux heures de bureau.
Ministère de Brice Hortefeux
Fax ministère: 01 55 55 49 20
Standart du ministère : 01 77 72 61 00
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
Région Auvergne :
http://www.arf.asso.fr/index.php/regions/auvergne
Tél. 04 73 31 85 85 - Fax : 04 73 36 73 45
Pour écrire à l'Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
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La resistance citoyenne s'organise mais c'est dur. Dur de se battre contre ceux qui signent ces papiers.
Dur de se battre aussi contre une certaine opinion publique. Parce que faire le rapprochement avec l'Allemagne Naziste vous attire les foudres de ces gens qui croivent que c'est pas pareil. Mais je el dis et je le repête, nous prenons le même chemin. Nous n'en sommes pas encore aux chambres à gaz. Mais on va les faires se tuer ailleurs.
En tout cas merci d'avoir écrit ces lignes, ça fait toujours du bien à lire. Surtout pour le militant RESF que j'ai été. Et que je serais encore.
OK, je sors... :-)))
C'est drôle, je suis allée hier sur RESF et j'ai failli faire mon article là dessus.... Mais je ne savais pas comment le présenter. Alors, Merci encore
nous devons nous engager dans des actions citoyennes pour dire l'éceurement,l'intolèrable,
j'ai vécu une histoire semblable dans le cadre de mon travail,il y a queques mois,...terrible,
j'ai failli les planquer dans mon sous-sol...je ne l'ai pas fait,
ça s'est terminé par une hospitalisation de la mère,au bout du rouleau,elle devait quitter la France,elle pensait qu'elle allait se faire tuer dans son pays (pas de preuve suffisante), elle était prète à s'arracher à ses enfants pour leur laisser une chance en France,
refus incontournable,
j(ai frappé à toutes les portes,
elles étaient toutes closes...
un jour, plus de nouvelles,elle et ses enfants avaient quitté le foyer,
pour où? personne ne le sait, ni moi, ni le foyer....
Cette femme hurlait dans mon bureau,sa souffrance et son désespoir,
je n'ai rien pu faire...
merci
Nicolas ! :-)
Zab : de rien ! Ne te gène pas pour autant pour en parler aussi ! Fais du bruit !!! :-)))
Cat : merci de ton témoignage. Nous devons continuer à inventer des solutions; Même si ça ne marche pas à chaque fois, il faut continuer…
:-)
WX7
Fil, je suis tout à fait d'accord avec toi. Je pense qu'il faut mettre un terme à tout cela. Et pourtant, il y a quelques temps, je n'avais pas vraiment d'opinion sur le sujet...
C'est marrant, parce que je suis de l'autre côté. Je suis un citoyen Français immigré en Australie et je vis ce que c'est qu'être un étranger. Pas de droits civiques mais le droit de se taire et d'avancer, le droit de passer après les autres pour trouver un boulot, le droit de payer plus cher pour faire des études... et le devoir d'accepter qu'on nous traite comme de la merde, et surtout de se taire.
Parfois, j'aimerai même qu'on me reconduise à la frontière tellement la France est un pays extraordinaire. Et je comprends tous ces gens qui veulent absolument y rester. Et puis on est quand même le pays des Droits de l'Homme, ça fait un peu tâche de se comporter avec si peu d'humanité avec ces pauvres gens...
Effectivement de s'etre retrouvé isolé à l'étranger, ça en dit un peu plus sur ce que peut ressentir un étranger.
C'est à nous, les avec-papiers, qu'il appartient de se bouger ! :-))
Et j'ai même pas mis bite ou couille. Je faiblis, bon dieu, je faiblis.