L'amour [bien fol qui s'y fie !]

Publié le par Filaplomb

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Henri Peyre - Maîtres-nageurs [Photo en vente ici]




L'amour, ça change tout le temps.


Avant, il fallait attendre au moins le quatrième rendez-vous pour avoir le droit de lui toucher la cuisse.

Aujourd'hui, on te prévient partout qu'il faut toujours avoir un préservatif avec soi. Des fois que l'une d'entre elles aurait envie de se déshabituer de son canard domestique.

Bon, on a l'air de se plaindre les uns des autres comme ça mais il faut reconnaître que l'on continue à se rencontrer. Et même à se parler, parfois.

Les hommes ne sont pas assez comme ci, un peu trop comme ça. Les femmes, de toute façon, ça ne va jamais.

Chercher en l'autre les traces de notre propre modèle. De ce qui nous conviendra, pense-t-on. Une sorte de Prison Break psychologique, dans lequel quelqu'un porterait secrètement tatoué sur la peau, le plan de notre liberté.

Comme s'il appartenait à l'autre de nous satisfaire, bande d'assistés sentimentaux.

C'est à chacun, c'est à chacune, de se réjouir des trouvailles, des surprises, des impromptus inopinés. D'abandonner les certitudes, les acquis, les repères, la ligne de flottaison pour s'en aller voguer.

De jeter les jumelles pour ne garder que le flou [Jean Fauque - Alain Bashung].

L'amour, ça change tout le temps, ça bouge avec la vie, ça flotte et ça surnage. Ça suit son cours ou ça descend les rapides. Ça démâtes, ça chavire, ça voile, ça gonfle, ça dérive, ça régate, ça suit son cap ou ça s'égare.

Pendant que les plagistes s'enrêvent de voyages…

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Fiso 07/09/2007 11:23

Mouais, enfin, on est quand même autre chose que des bouteilles à la mer. Sans savoir ce qui nous conviendrait, on a quand même tous une petite idée de ce qui ne nous conviendrait pas, non ? Un peu comme dans le monde du travail où, si on sait que le boulot de rêve n'existe pas (ou presque), on a quand même encore l'espoir d'en trouver un qui nous permette de donner le meilleur de nous-mêmes.  Dans une relation, bien sûr, garder en tête que l'autre n'est pas un magicien qui fera disparaître la prison que nous avons parfois nous-mêmes érigée, mais quand même, il y a des névroses qui s'accomodent mal de la cohabitation.Et puis, s'il n'y a plus une part d'idéal, de rêve, de fantasme, que nous restera-t-il ?

Ellie 06/09/2007 19:28

En tout cas ça te rend lyrique ^^

dorham 06/09/2007 10:11

Ah, l'amour, à trop vouloir se le réaliser sous forme intra-céphale, on finit par rejoindre l'armée des solitaires sur monde entier. Que c'est triste, non ?

filaplomb 06/09/2007 08:37

Franssoit : Maine de Biran ? Je ne connais pas mais c'est pas idiot ! :-)Saperli : les jumelles et le flou, ça vient de Bashung ! Je te le conseille, ne serait-ce que pour les textes ! :-)))Nicolas : tu peux comprendre dans le sens qui te convient ! :-))Lilas ZEN : bien vu ! :-))J'ai juste une barque mais je ne bois pas par contre ! :-)Melina : Ah j'avais pas pensé à Jean-Louis dont je fus fan. J'ai arrêté depuis qu'il est tombé dans la variété ! (par contre, en concert, il est grand !).Zab : pas besoin d'attendre le printemps, voyons ! L'amour c'est tous les jours ! :-))))Arno : ce n'est pas precisé mais si tu le dis je te crois ! Tu connais l'Australie toi !!! :-)))

Arno 06/09/2007 08:19

je crois ne pas me tromper en disant que la photo a été prise en Australie... c'est effectivement le drapeau qui flotte sur les plages australiennes et qui délimite la zone de baignade !