Dimanche 7 octobre 2007
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18:52
Pixelle le 6 octobre, puis le 7. Vous noterez sa taille liliputienne à côté d'une balle de ping-pong…
Ce qui est bien quand on regarde un match de rugby sur TF1 [la chaîne la plus proche du zéro™], c'est qu'ils n'y connaissent rien ; au point que l'on a pu entendre sur les premiers matchs de l'équipe de France, Thierry Gilardi souligner la forme ovale du ballon.
On se rend bien compte que la Une n'a acheté les droits de diffusion que pour interdire à quiconque la retransmission. Sinon, ils auraient, pour le moins embauché des consultants de luxe
pour enrichir les commentaires.
Du coup, ils ne diffusent que les matchs du XV national et ceux du groupe éliminatoire dans laquelle il est engagé. Et ceux qui s'intéressent vraiment à ce sport n'ont qu'à payer l'abonnement
Eurosport.
C'est d'ailleurs assez contradictoire pour les sponsors : on leur vend très cher l'exclusivité de leur logo sur toutes les images mais d'un autre côté, on limite le nombre de spectateurs devant
les écrans. Personnellement, si j'étais Madame Adidas ou Monsieur Nike, j'irais de ce pas négocier un rabais.
Du coup, quand on a la France en direct sur la première chaîne, on a droit à un ramassis d'incompétence et de paroles sans intérêt venues notamment du football. Comme par exemple, remettre en
cause les décisions arbitrales ce qui, proféré depuis leur cabine vitrée, reste bien sûr tout à fait vain.
C'est peut-être pour cette raison qu'au moindre temps mort, le réalisateur occupe l'antenne avec des plans du public. Pas n'importe qui du peuple dans les gradins, vous n'y pensez pas.
Comme on est sur un média qui travaille essentiellement sur la négation de l'existence des autres médias, on contemple Jean-Pierre Pernaut dans les tribunes. Ou Jean-Luc Reichmann. Ou Arthur. Ou
n'importe quel autre présentateur de l'établissement.
[Tu ne sauras jamais si Patrick Sebastien ou Michel Drucker y était puisque n'étant pas employés par le bétonneur, ils n'existent pas sur ses images].
Parfois, c'est carrèment le cameraman qui, sans doute désireux d'obtenir la régularisation prochaine de son contrat précaire, cadre
magnifiquement le splendide PDG maison discutant aimablement parmi les VIP.
Heureusement, certains soirs, la rencontre est suffisamment passionnée pour faire oublier à chacun, les plans du petit Nicolas Sarkozy serrant le point pour soutenir la nation ou ses rictus pour
dire son inquiétude.
Nulle part ailleurs à la télévision comme sur TF1 [la chaîne la plus proche de zéro™] on n'aura vu autant en détail le lot d'expressions du néo-président pour exprimer son
sentiment sportif. A croire, qu'hier soir, il s'était enfin décidé à rendre hommage au mime Marceau…
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