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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /2007 20:25

Pixelle, ma petite chatte ébouriffée, le 8 octobre 2007.



A l'époque, il fallait être soit l'un, soit l'autre. Soit Beatles, soit Rolling Stones. Bien que pour ma part, j'ai toujours préféré la musique et les textes de Roger Waters quand il écrivait pour Pink Floyd.


Ces histoires de mode, c'est toujours pareil. Il suffit qu'un mouton se mette en branle pour que tous les autres désirent tirer dans le même sens.

C'est sans doute, à mes yeux, l'un des pires aspects du capitalisme, ce dévoiement de notre volonté. Le film qu'il faut avoir vu, l'endroit où il faut absolument se rendre l'été prochain, le livre magistral de la rentrée littéraire [un blond versaillais au cheveu aussi blond que parfaitement cranté].

Le rubgy, en ce moment, comme autre exemple.

Dans les années 80, ils on essayé de nous refaire le coup : lancer deux produits en même temps pour créer de la concurrence et donc de l'émulation artificielle. C'est une méthode bien plus fréquente qu'on ne le croit. Souvenez-vous de Mickael Jackson [mais jeune et noir] opposé à Prince ou la confrontation d'une Madonna et d'une Cindy Lauper ?

[Edit à le relecture [nouveau concept !] : je pense qu'on a à présent Pink Floyd versus Roger Waters !].

A l'époque, il s'agissait de Oasis et de Blur. Evidemment, il n'y avait là ni Mick Jaegger, ni Paul Mac Cartney. Juste une vision marketing de la musique. Les frères Gallagher menaient leur groupe à leur manière. De toute façon, on sait que la musique et sans doute encore plus le rock, ne peut jamais se répéter tout à fait.

Par exemple, la BO du film "I am Sam"*, composée totalement de reprise des Beatles est passionnante. Il faut bien entendu connaître les originaux pour apprécier ce travail sur la forme, l'évolution de la structure. Comment une bonne mélodie peut supporter les torsions successives.

Aujourd'hui, alors qu'Oasis continue sa route de Rolling Stones du pauvre, Damon Albarn a depuis longtemps quitté la sienne. Il a assez vite abandonné Blur sur un parking pour explorer d'autres pistes artistiques. Il a ainsi fondé Gorillaz.

Il doit y avoir un soucis avec sa maison de disque au niveau des contrats parce qu'il n'apparait pas clairement sur scène. Juste en ombre chinoise. Ou alors, c'est qu'il n'aime pas se montrer. Quoiqu'il en soit, au lieu de refonder un groupe au sens classique du terme, il invente en même temps que la musique, toute la partie visuelle du projet.

Comme un artiste et non plus comme simple musicien, il utilise d'ores et déjà le multimédia dans sa création. Avant même son succès populaire, il pouvait disposer de toute la puissance que procure le DVD au service de ses recherches artistiques.

Et le succès du dernier album démontre qu'on peut faire du populaire sans trahir une certaine exigence quant à la qualité. Mais comme il n'aime vraiment pas être à la mode, Damon est déjà parti vers d'autres horizons


* Ça vaut le coup de revoir la bande annonce en lien en sachant que c'est le film préféré de Nicolas Sarkozy !
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