Samedi 13 octobre 2007
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Pixelle plongeant entre les poteaux pour marquer un essai
La semaine dernière, on a dû supporter les images d'un Nicolas Sarkozy rayonnant au milieu de ses amis les rugbymens. Il exultait, il
s'exaltait, il éclatait de joie comme s'il avait personnellement gagné quelque chose. Il était le chef au milieu de ses troupes après la bataille, félicitant et soutenant déjà pour le
match à venir.
Et puis, ce soir, à la fin de la rencontre avec l'Angleterre dont la défense est toujours infranchissable : rien.
Personne.
Nicolas Sarkozy n'est pas venu.
On a suivi un Michalak, les larmes aux yeux cherchant l'Elu aux alentours du terrain.
Un Chabal pourtant solide comme un bucheron grimpé sur un éléphant, s'éplorer de douleur en constatant l'absence du Néo-Président.
Il leur avait pourtant juré amitié et fidélité.
Mais la vérité est là, sous leurs yeux et les notres : Nicolas Sarkozy n'aime pas les perdants. Au point d'abandonner l'amitié d'hier et de laisser
ses nouveaux amis si seuls dans leur douleur.
Quand il faudrait se réunir, se regrouper, resserrer les rangs pour faire face à l'adversité, il se débine. Pour lui, le sens de l'amitié ne
fonctionne qu'à l'efficacité.
On avait pu le constater juste auparavant avec l'épisode Brice Hortefeux. Le Ministre des Lois du Front National, pourtant armé de la
pleine confiance présidentielle, n'avait pas tardé à se faire remonter publiquement les bretelles pour un ridicule détail de 25.000 sans-papiers à expulser dare-dare.
On peut le présager pour ce qui est d'Arnaud Lagardère dont la motivation purement financière entâche l'image populiste du Néo-Président. Il sera sans doute sacrifié publiquement pour redorer le
blason élyséen quelque peu terni ces derniers temps.
Nicolas Sarkozy n'a pas d'amitié. Il n'a de relations que si elles lui sont utiles et profitables ; si elles servent ses intérêts.
On verra donc bientôt un Bernard Laporte ayant perdu la coupe et un Nicolas Sarkozy ayant raté son couple, l'œil morve et la mine sombre cohabiter à la tête du pays.
Heureusement qu'il a pris soin de nommer Roselyne Fillon et François Bachelot pour nous remonter le moral…
En fait de «ensemble, tout est possible»,
on se retrouve surtout avec un
président
de plus en plus isolé à
l'intérieur de sa majorité.
C'est
quelque peu inquiétant alors que
le
quinquennat ne fait que commencer…i_bug_fck
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