Mardi 13 novembre 2007
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21:01
Je n'aime pas zapper sur ma télévision et tomber sur du rap de pacotille.
Si tu écoutes les textes, ce n'est pas si mal écrit, mais la musique, y'a pas à faire, c'est à
chier.
Donc, je ne vous met que les paroles :
Sont braques les mecs
Qui braquent des banques
Les dingues de fringues
Et de bling-bling
C'est les buildings,
Ça les rend dingues.
Ils font tâche, ils font mine
Tous ces fantoches,
C'est pas fastoche
C'est d'la musique,
Sont pas fortiches
C'est pas des as des doubles croches
Ça fait bam-bam
Ça fait du rap,
Ça fait du fric.
Sont braques les mecs
Qui braquent des banques
Les dingues de fringues
Et de bling-bling
C'est les buidingues,
Ça gâche le yin
Ils font genre,
Ils dessinent
C'est pour la Porsche™
C'est pour la frime
Font du design
Et de la frippe
Sur le marché
D'la Place Cliché
Tu crées ta griffe
Tu crées ta marque
Si ça fait rap,
Ça fait du fric
Moi, j'suis pas né
Dans le bon lieu
J'ai pas d'mandé
A naître en banlieue
Moi si j'suis né dans la cité
C'était pas par nécessité
J'l'ai pas choisie
Je sais bien
Mais c'est ma vie
Et je l'aime bien
Moi, j'suis pas né
Dans le bon lieu
J'ai pas d'mandé
A naître en banlieue
J'ai pas choisi
mais j'vis ici
Et ça j'te l'dis
C'est ma cité
C'est là d'où j'viens
Et je l'aime bien
En dehors de cette maison d'édition qui diffuse d'excellents auteurs de
nouvelles [pour de bons petits moments de lecture], j'ai de temps en temps, l'ambition d'écrire des chansons. L'album de Polyglotte dont un de mes textes sert de prétexte à une chanson,
sortira, si tout va bien, en janvier 2008. J'espère en écrire d'autres par la suite.
Même du rap, j'y arrive. Ça n'est qu'à peine parodique !
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pas besoin de musique , il suffit de lire à haute voix , le rythme y est
Nicolas : et bien j'avais un debut de texte qui me trottait dans la tete depuis ce matin (c'est apparu, je crois, pendant que je marchais pour aller au boulot) et j'ai tricoté dessus.
C'est fait sans calcul, en fait ! :-))
Tu fais comme moi ! Un bout de texte dans la tête... et je me précipite sur le clavier !
A une certaine époque , j'avais toujours un papier et un crayon sous la main. quitte à m'arreter en chemin pour noter ce que j'avais dans la tête. En ce moment , les soucis ont un peu sapé mon imagination..C'est par période.
L'mage à recopier me rapelle un certain syndicat , en ce jour de grève , c'est une sacré coincidence.
J'ai reçu - et lu - la nouvelle hier.
Toute petite, et toute légère, je comprends mieux pourquoi tu as écrit sur ton site que ces nouvelles sont faites pour être emportés et lues partout ( on dit la même chose des livres de poche sauf qu'ils sont quand même beaucoup plus gros! )
Enfin, c'était plaisant. Voilà, voilà.
En parlant de rap, hier soir, nous devions allées, une amie et moi, à un concert de piou-piou - comprendre de hip-hop - au Havana Café. Mon amie avait gagné deux places à la dépêche. Il y avait donc deux rapeurs censés se produire hier soir sur la scène toulousaine, un rapeur français: Youssoupha pour les intimes, un autre américain: Redman. Deux artistes que nous connaissions moins pour leurs musiques que pour avoir gagné deux places et avoir vu quelques affiches par-ci, par là dans les rues de notre ville rose. Ainsi, nous voilà hier, débarquées sur le parking du Havana au milieu de piou-pious. On regarde, pas une seule fille, des garçons, grands et forts, musclés, avec des cigarettes qui sentent bons. On ne dit rien, on se sourit. Un monsieur nous informe que le concert aura lieu un peu plus tard, vers 21 heures. Ok, on attend sagement donc jusqu'à 21 heures, autrement dit deux grandes heures dans le froid. On ne s'était bien sur pas trop couvertes pour ne pas être gênées durant le concert – débardeur, pull -.
Bon, ce n'est pas trop grave, on se raconte des bêtises, on sourit, nos doigts se congèlent et nos pieds aussi. On grelotte, un peu. On tremble, beaucoup mais la bonne humeur est là.
21 heures et 11 grandes minutes: un monsieur sort le bout de son petit nez de la salle et nous dit que le concert est annulé.
On entend des piou-pious qui se mettent à piailler vraiment très forts leurs mécontentements et nous deux, repartons direction maison.
Brefouille,
Je raconte ma vie là.
Bonne journée monsieur Filaplomb.
Nicolas : ouai ! Ou alors, je suis devant le clavier à chercher une première phrase pour dérouler ensuite ! :-)))
Christie : j'ai toujours un cahier dans le sac à dos !
Les soucis ne devraient pas altérer cela ! :-)))
(le syndicat ZF9 ??????)
Alain : c'est clair que ce n'est pas musical ! :-)))
May : l'idée c'est vraiment de faire des "livres portables" ! L'objectif est atteint alors ! :-)))
Pas cool d'annuler le concert à la dernière minute. Est ce qu'ils ont donné une explication ? :-))
Fanette : pour l'instant, je compte sur le hasard et le ouï-dire ! On va voir ce que ca donne ! :-)
Cat : non !
J'espère qu'il te plaira.
Esprit Mafieux (Busta Flex/Oxmo Puccino) -
Mon teint cigare Montecristo, future ténébreux
Triste esprit halogène, au micro j'ai la rime lacrymogène
Aimer sa mère plus que chaque chose au monde
Pose les pères à gauche dans onze dossiers sur douze
Ici on s'crève tous, les mêmes rêves, déception communes,
Les pères ont des fils qui deviennent des pères
En faisant des fils comme eux. Recto verso les même vies
Recto: flouz merco benz ; verso: les mères se lèvent très
Tôt pour des petites sommes, Quand les fils tchatchent le même
Tas de tatass pleines de chichis, s'achètent le même
Tas de sapes chères ainsi si la vie est une chanson,
Ils en sont au refrain : à la fin de chaque couplets ils se répètent
"J'ai rien, j'ai rien j'ai rien, j'ai rien..." tous gosses grillés d'immigrés
Sans fric, rêvant d'un fils à la Fac, on se dit fuck la school et son BEP.
C'est l'automne toute l'année et j'suis un arbre les potes
Tombent de mes branches, les juges restent de marbre et m'laisse navré.
J'parle pas que pour moi, mais de toi aussi
Je sais que tu le sais et si tu choisis d'en rire
Devant tes potes je sais que chez toi t'es die (note : lire daï) sapristi quel triste texte
J'essaie d'être gai mais j'écris c'que j'ai
Refrain
On ne choisit pas comment on vit,
Ce que je suis ce qu'on devient
Esprit mafieux aujourd'hui
Toujours debout jusqu'à la fin
Busta
On parle des mêmes sujets, on met sur pied des projets,
On met le budget, on se fait plumer,
Et tous les espoirs partent en fumée.
J'ai échoué tant de fois quand j'ai fait quelque chose
Cette chose rit de moi et dit t'ose encore bosser
J'ai donné, j'ai repris, j'ai aimé J'ai même trahi,
Y'a maintenant que je sais vraiment pourquoi ta mère me hait.
Oxmo
Sont-ils cool quand ils me guettent comme sous hypnose.
Je doute que leur but soit autre chose que d'me nuire.
Une manière de dire pourquoi t'es pas pire que nous.
Dire qu'on riait de toi quand t'était gentil.
Busta
On s'dit tous les jours qu'on recommence à zéro,
Positifs dans la tête mais pas vraiment au fond de son cerveau
J'ai 20 ans, 4 ans de rap et 16 ans de questions sur la vie
Et ses principes pendant que d'autres cherchent leur valeur dans des clips.
Tu sais qu'chez moi on est tous tranquilles
Y'a qu'toi qui parle fort, y'a qu'toi qui joues les oufs
Donc forcément y'a qu'toi qu'as besoin de renforts.
Oxmo
Pour vivre libre, j'ai besoin d'ennemis pour gérer ma haine
Je peux jurer que les mauvais amis ça aide Flex
Busta
Parce que tout seul t'es qui, t'es quoi,
Tu fais comme tout le monde, tu marches au pas,
Tu sais quoi de la banlieue à Paris du 9.3 au 20 moins 1
Les gars s'croisent avec des regards nerveux juste parce qu'ils sont voisins.
C'est naze, putain c'est vrai que c'est naze,
Toutes ces phases juste pour montrer qu'y't'manque une case
Refrain
Oxmo
Sans être myso elle reste mes pires ennemis,
J'méprise l'amour ça anime la haine qui amène à mourir
Mes yeux sont secs ne peuvent pleurer les larmes de feu-meus
M'éprouvent peu preuve d'un coeur qui n'bat plus.
Cependant j'dis bonjour, bonsoir au crépuscule
J'ai le sens du respect j'm'excuse quand je te bouscule
Busta
Enfin d'compte on voit qu'y'a pas grand chose de positif
On sait qu'la vie n'est pas rose et pourtant on cause toujours des même kiffs.
Oxmo
Les mêmes spliffs consumés, les mêmes filles qu'on nique
Qui fondent comme un Kimcône à la noix de coco.
Busta
Exact, c'est comme ça qu'je la vois et puis c'est comme ça qu'j me vois plus tard
Loin d'tout mais surtout près d'ceux qui respirent le même air que moi
Mes partenaires de galère ma mi-fa.
Refrain