Je me grise de matière {poussière d'étoile !]

Publié le par Filaplomb

Le devin, le divin,
The Devil, le deuil,

Ta maison qui m'accueille
Ta main qui m'écueille
Cependant qu'en ton jardin
Se tient une cérémonie
Dont je suis l'invité…

Toi pour qui j'aurais vaincu
à mains nues, en maillot
Des océans
Tout pacifiques qu'ils fussents

Toi pour qui j'aurais volé
Aux Jocondes, un sourire
A t'offrir
Les nuits de vague à l'âme
De vague à l'amer

Toi que je prenais pour une étoile
Que je dotais de la même constance
Qu'un astre dans le lointain


Si l'amour est une étoile
Alors autant avouer la nuit
Et l'éloignement de la lumière
Dans lequel nous sommes

Que je prenais pour une étoile
Alors que tu n'étais
Qu'un accroc dans le tissus
Par où filtrait la lumière
Du monde

Cyclope dans le plafond des vaches

Toi dont je m'éméchais
Dont je m'enivrais

[écho des mots : un alcool de bon grain dont je m'enivrais]
Ma dope, ma substance
Dont je me grisais la matière

Toi, mon péché
Ma déviance
Ma pensée rendue rugueuse et vallonée
Par ta présence…

Toi qui fait clopiner tous mes alexandrins
Désordre du langage
Corps - Âme - Chien
Résumé de mes amours canines
Au pelage soyeux…

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Fleur 25/09/2006 21:25

La sonorité de votre "Corps-Ame-Chien" me rapelle le "Kocham Cie" polonais, qui se prononce "koram chié" et qui veut dire "je t'aime", étonnant, non ?? C'est tellement bizarre, parfois, les mots, la vie tout ça...