Les restes du Monde {le plat du jour !]

Publié le par Filaplomb

Résumé : j'essaie d'analyser l'actualité de manière globale, sous l'angle de la super puissance.

Citation : «…pendant que les anciens du KGB, la peur du chômage sans doute, noyautait toutes les instances de décision du pays.»

Kim-Jong-il
est le fils de Kim il-Sung et de Kim Jong-Suk, décédée en 1949. Ils avaient ensemble un autre fils Shura Kim mais il s'est noyé enfant. Kim il-Sung s'appelait Kim Song-Yu avant la guerre contre le Japon. Après la mort de sa femme, en 1949, il a eu un autre fils : Kim Pyong-il, demi-frère de Kim Jong-il.
Vous y comprenez quelque chose ?
Nan, parce qu'en vérité, c'est très simple. On assiste à la sadamisation du monde.
Puisque la seule super-puissance dont nous ne nous sommes pas encore débarrassée veut imposer sa manière de voir à la planète entière, les opposants se réarment.
On a eu une belle période, tout de même.
Mitterrand, Clinton, Arafat, Gorbatchev et même j'ajoute Jean-Paul II (Jean-Paul-2 pas Jean-Paul-il !). Ça se parlait. On avait bien encore un ou deux trucs sur le feu, genre Israël et ses voisins, mais dans l'ensemble, il me semble, qu'on avançait.
On comptait sur Rabin.
Eltsine nous a bien fait rire à l'époque. L'était jouasse le gars, bourré comme un coin à chaque conférence de presse, rouge comme le drapeau, avenant. On en a tourné des belles images pour l'Histoire. Clinton et Boris tordus de rire pendant que les mafias et les oligarques dépeçaient le pays. Pendant que les anciens du KGB, la peur du chômage sans doute, noyautaient toutes les instances de décision du pays.
Ou l'habitude, peut-être.
Et on a eu Poutine.
Vous le voyez le lien ?
L'Iran, la Corée du Nord, la Russie s'opposent à la folie de Bush.
Je ne dis pas qu'ils ont raison.
Je dis qu'en choisissant d'être le bras armée du Monde, l'Etat Américain aurait du s'attendre à trouver des opposants.
Ça ne se voit jamais un pays entier qui accepte le diktat d'un autre pays.
Même en France, dès 1939, on a eu des résistants.
Alors, la planète entière, vous imaginez.
Nous, quand Bush a pêté les plombs, on a choisi d'envoyer Villepin à l'ONU.
Faire un discours.
Je ne me moque pas puisque ça a marché : ils ne nous ont pas attaqués.
En fait c'est surtout parce qu'on a déjà la Grosse-Bombe qui fait peur.
J'imagine que c'était encore une blague de Chirac :
_Allez vas-y Dominique, dis-leur bien tout qu'est-ce que tu penses, remets-les à leur place.
Et, pendant ce temps-là, appeler discrètement Georges pour lui rappeler l'équipement qui est le notre grâce à la volonté du Général de nous garder indépendant (en fait, il s'avère que les américains en 1944, vu qu'ils avaient bien nettoyé le terrain et goûté aux petites françaises, avaient décidé que nous leur appartenions. Un peu comme Staline s'est attribué la Pologne à Yalta, quoi. Et qu'on doit donc à Charly d'être restés nous-mêmes).
Mais pour tous les autres, tous ceux qui voudraient eux aussi faire de beaux discours contre l'impérialisme américain, il n'y a qu'une solution : fabriquer la bombe.
Et le faire savoir…

En février 2002, Daniel Mermet était en reportage à la frontière coréenne. A écouter ici (26.02.2002)

Note de fin : En parlant de Chirac, je vous signale
qu'il vient de balayer tout Sarkozy en trois phrase
au Conseil Economique et Social.
Vous enlevez la signature, on croirait la citation
d'un(e) candidat(e) socialiste : «Quant aux organisations patronales,
elles ont parfois, aussi, tendance à se complaire dans une vision
trop étroite des intérêts de l'entreprise: comme si le dynamisme
économique du pays pouvait s'accommoder de l'exclusion
de catégories entières de personnes du marché du travail.
Comme si la juste augmentation
des salaires était un frein à la croissance
».
Voilà qu'il démarre sa campagne de réelection, on dirait !

Commenter cet article

nicolas 11/10/2006 06:49

Chirac se représente ?