Premier de la classe {Il est de mèche !]

Publié le par Filaplomb



 










Résumé : Monsieur François Fillon est un menteur, depuis 1981.

Citation :
«Nos dernières études le démontrent, il est mécaniquement impossible de conserver intacte une telle mèche.»

Je n'aime pas les gars trop bien coiffés.

Je n'ai pas confiance, c'est congénital.
Un truc de mon enfance, peut-être.
J'aborderais ce  sujet avec ma psy prochainement.
Quand je vois Monsieur Coppé sur un plateau télévisé, ou l'autre, là, celui qui fit ses erreurs de jeunesse à l'extrème droite
(moi, comme erreurs de  jeunesse, j'ai volé des pommes dans un verger catholique et du Babybel® dans l'épicerie près du lycée. Nous n'avons pas les mêmes valeurs),
Patrick Devidjan,
je me demande comment ils sont quand ils s'endorment.

Quelle stratégie pour garder un aussi beau brushing.
Un bonnet spécial, peut-être.

On peut aussi les attaquer sur le bon goût, non ?

François Fillon, justement, il doit dormir avec un truc sur la tête, ce n'est pas possible autrement. Nos dernières études le démontrent, il est mécaniquement impossible de conserver intacte une telle mèche (à droite, forcèment à droite).
Je me demande comment il réussit ça.

Ce type qui mange aux rateliers dorés de l'État français depuis 1981, que vient-il nous dire avec sa tête de premier de la classe ?
Qu'avant, c'était nul, mais c'était les autres. C'est pour ça les trous dans les caisses.
Mais que tout ça, ça va changer dans «La France d'après» et que la France a "le droit de savoir".
C'est à dire qu'il se lâche François, tout euphorique.
Sarkozy pratiquant la bonne vieille méthode de Chirac (qu'il a apprise de Mitterrand en personne), à savoir promettre à chacun ce qu'il voudrait recevoir, quitte à
offrir  à plusieur gugusses le même poste, dans le cas présent, Premier Ministre.
Il en est sûr et certain, François, que Nicolas sera l'Élu et que sa lumière lui tombera dessus pour le désigner Ministre des Ministres.
Et après on change tout.
On supprime tout ce qui est trop coûteux : la sécu, les fonctionnaires (mais pas la Police qui elle gagne des parts de marché). La limitation du temps de travail. Le salaire minimum garanti. Des pacotilles d'un autre âge, décidèment.
On se lance enfin dans la gestion professionnelle.
Comme le Medef lui a expliqué, tout bien.
Chiche ?
Moi, je propose de commencer par privatiser l'Assemblée Nationale.
Du moins de la retirer du budget de l'État, comme la télé publique, pour garantir son indépendance. Et on crée une "Taxe de Députation".
On va voir ce qu'on va voir :

On croyait tout savoir sur les régimes spéciaux de retraite. Celui du personnel de l'Assemblée nationale réserve de nouvelles surprises: ces salariés, certes peu nombreux, bénéficient de pensions très avantageuses qui ne leur coûtent vraiment pas cher. Les 1000 retraités actuels reçoivent en moyenne 4500 € brut par mois. Au total, 32,2 millions d'euros, payés à hauteur de 4,4 millions seulement par les cotisations des actifs et, pour le reste (27,8 millions), par le contribuable!
Les retraites des députés eux-mêmes sont aussi très largement supportées par la collectivité: les cotisations des 577 parlementaires en service ne pèsent que 7,4 millions d'euros, alors que l'Etat règle 53,4 millions d'euros. Cet énorme décalage démontre, encore une fois, que plus un régime spécial est... spécialement généreux, plus il est financé par nos impôts.
Certes, les élus se targuent d'avoir montré l'exemple en portant l'âge de leur départ à la retraite de 55 à 60 ans, à l'occasion de la réforme Fillon de 2003. Mais ils peuvent toujours cumuler leurs pensions et des revenus tirés d'autres activités (dans le public ou le privé) sans aucune règle de plafonnement. De surcroît, les parlementaires issus de la fonction publique continuent également de cotiser au régime de leur corps d'origine et touchent ensuite deux retraites confortables: celle de fonctionnaire et celle de député. Cette dernière s'élève à 1500 € par mois pour un mandat de cinq ans, à 3000 € pour deux mandats, etc.
David Bensoussan, L'express, 4-10-2006

Ce qui me choque, comme toujours, c'est l'inégalité frappante.
Je veux bien accepter de rogner certains de mes avantages acquis (encore que si je pouvais garder le peu qu'il me reste en ce moment) si on me convaint que le pays en a besoin. Pourquoi pas.
Mais alors on le fait tous et dans les mêmes proportions.
Pas seulement tous les autres d'un côté et les amis à l'abri.
Vous voyez ce que je veux dire ?
C'est quoi ce pays avec ce qui ressemble de plus en plus à un Tiers-Etat.
On se partage le pouvoir entre gens de bonne compagnie.
On se reconnaît grâce à la coiffure à mèche et au polo sur les épaules, l'été.

Par exemple, séance au Sénat, le 4 mars 2004, Monsieur Fillon est alors Ministre des Affaires Sociales :
M. le président.  Avant de donner la parole à M. Fillon, je veux, au nom du Sénat, lui souhaiter un joyeux anniversaire ! (Applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'Union centriste, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
M. François Fillon, ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité. Il ne fallait pas le dire, monsieur le président...
Mmes Odette Terrade et Nicole Borvo. Nous avons un cadeau pour vous, monsieur le ministre ! (Mme Odette Terrade montre le tableau qui lui a été remis par M. le ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer. - Sourires.)
M. François Fillon, ministre. ... mais je suis très touché de votre attention. J'approche de l'âge qui me permettra peut-être de venir un jour siéger dans votre Haute Assemblée... (Rires.)
Mme Nicole Borvo. Ce n'est pas très correct, monsieur le ministre !
M. Roland du Luart. Il y a des élections sénatoriales en septembre !
M. le président. Nous savons que dans chaque ministre et dans chaque député sommeille un sénateur ! ["sommeille un sénateur !" Bien dit M. Le Président !]
M. Didier Boulaud. Il y a déjà M. Raffarin qui veut revenir au Sénat : chacun son tour !
M. Bernard Angels. Il veut prendre la place de M. Poncelet !
M. le président. La parole est à M. le ministre […]

Et il fut élu.
C'est presque triste à dire.
Quand je vous disais que les électeurs votent n'importe quoi.

J'arrêterais de me moquer de l'UMP
dès qu'ils arrèteront de dire des conneries
dans ma télévision. Je sais,
je suis trop dur avec moi-même.

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nicolas 20/10/2006 18:30

Par exemple : Ségolène est en bonne position pour remporter la primaire au PS ?Ou : au ministère de l'intérieur, Nicolas Sarkozy occupe une position stratégique pour gagner la présidentielle ?Ou : j'espère qu'Alonzo sera en tête des essais pour occuper la pole position ?

La girafe 20/10/2006 11:17

Et pour la belle coiffure,tu devrais voir comment font les geishas,il parait qu'elle apprennent qu'elle position prendre pour dormir,pour qu'aucun cheveux ne bouge sur leurs tetes,la nuit  :-)J'imagine que Nicolas va me faire un commentaire sur le mot "position" :-)))))))

nicolas 20/10/2006 09:15

Et n'oublier pas le référencement. Il faut mettre des mots clés dans le titre :
François Fillon, premier de la classe {Il est de mèche !]
Ca t'assure des visiteurs !

nicolas 20/10/2006 09:12

Sur la photo, tu devrais ajouter une petite moustache.