Les poilus {les ders des ders !]

Publié le par Filaplomb


Propagande 1914-1918, formidable collection visuelle



Résumé : la première guerre mondiale, les ancines combattants.
Citation : «
La première guerre mondiale. Ça voulait juste dire que tout le monde se tapait dessus, pas qu'on allait voir du monde.»

Article de anciencombattant.com (sans signature)
«Il aurait eu 112 ans le 25 décembre prochain. Il devait connaître demain samedi son 88e armistice. Doyen des Français, il était donc le doyen des Poilus, et très probablement le plus âgé des Anciens combattants du monde. Il avait vécu l'enfer de la Première Guerre mondiale dès 1914 : à ce titre, il avait porté les fameux pantalons garance qui rappelait les guerres d'un autre âge. Maurice Floquet s'est éteint à Montauroux (Var), dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre. Alité depuis plusieurs jours, il se trouvait au domicile de l'une de ses filles.

C'est donc le jour de Noël 1894 à Poissons (Haute-Marne) que naît Maurice Floquet. Dix-neuf ans plus tard, le 4 septembre 1914, il est incorporé dans l'infanterie. La guerre n'a commencé que depuis un mois et les Allemands fondent alors vers Paris. Après trois semaines d'instruction à Mâcon, la recrue est affectée au 26e régiment d'infanterie à Nancy. Il participe finalement aux premiers combats dans la Somme. Le 25 septembre 1915, il est très sévèrement blessé dans un corps à corps. Il est opéré à même le sol et manque de s'étouffer à cause d'un caillot de sang coincé dans sa gorge. Rétabli et de retour en ligne, Maurice Floquet est gravement blessé une deuxième fois : des éclats de grenade le touchent à la tête et des balles au bras gauche. Il subit en tout deux trépanations (dont une dans l'ambulance) et perd l'usage d'une oreille. Meurtri à jamais dans sa chair, il termine la guerre dans une usine d'armement à Sochaux, dans le Doubs.
Même s'il recevait volontiers les journalistes, Maurice Floquet se confiait peu.
[…]

Ses anecdotes de guerre sont donc rares : «J'ai été désigné pour apporter, pour chercher la soupe. Et c'était la nuit, quoi ! Dans les tranchées où on passait, c'était plein de cadavres, et il y avait de la chaux dessus. Et puis, il faisait chaud, hein, à ce moment-là. Ça ne sentait pas bon. J'ai tellement marché, on a tellement marché surtout en Belgique, hein ! Quand l'artillerie passait sur la route, ou sur les ponts, admettons, eh bien les routes n'étaient pas larges hein ! C'était des routes pavées. Il fallait se détourner. On s'enfonçait jusque-là tellement il pleuvait!»
En 1919, Maurice Floquet retourne à la vie civile. Il se marie et monte un atelier de réparation agricole et automobile à Joinville (Haute-Marne), non loin de son village natal. Il y demeure jusqu'à sa retraite, en 1952 ! Veuf en 1990, Maurice Floquet avait trois enfants, huit petits-enfants, de très nombreux arrières petits-enfants et connaissait même la quatrième génération de sa descendance.
Ce n'est qu'en 2004, à l'âge de 109 ans, qu'il reçut les insignes d'officier de la légion d'honneur.»

Quelqu'un sait-il comment on dit "poilu" en allemand. Enfin l'équivalent chez eux, quoi. Je voulais chercher combien il leur en restait des anciens combattants de 14-18.
La première guerre mondiale.
Ça voulait juste dire que tout le monde se tapait dessus, pas qu'on allait voir du monde. Pour la plupart, question géographie, ça s'est arrêté dans l'est. Il fallait tenir les positions, alors ils ont tenu.
Et puis il fallait attaquer, alors ils ont attaqués.
Ça ne devait pas être beau à voir nos vaillants soldats jaillissant des tranchées après des mois dans la boue. Avec les cadavres, les rats et les poux.
Le qualificatif le plus courant pour désigner tout cela est "boucherie". Côté métaphore, on ne fait pas mieux.
Maintenant, on dirait une course au ralenti. A celui qui restera le dernier. Peut-être que c'est comme ça qu'on déterminera le vainqueur : le pays qui conserve vivant l'ultime représentant des armées d'alors est réputé avoir gagné.

J'ai reçu la propagande de J-M L.P. pour 2007.
Tout en quadrie, ce qui me fait penser que pour
engager de telles dépenses de com', il les a
déjà les cinq cents signatures.
Je ne commente pas le contenu, bien sûr.
Par contre, je note que sur aucune des quatre
pages du document n'est mentionné le nom
du Front National. Ni le logo.
Juste Le Pen 2007, sans aucun parti…
Et ce soir, sur TF1, il se comportait non pas
comme un candidat ordinaire en pleine camapgne
électorale, mais vraiment comme un
qui sait qu'il a déjà gagné.
Ça me fait très peur.

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Eric Mainville 13/11/2006 13:25

Oui, ce serait un bon sujet de billet. Je regarde régulièrement des extraits du journal de TF1. C'est toujours instructif à ce niveau là (comment c'est construit).

filaplomb 12/11/2006 09:38

Eric : merci pour ce commentaire. Le texte du journaliste ressemble exactemet à ce que j\\\'observe (et qu\\\'a dénoncé Mermet dans une de ses (modestes et géniales) émissions : la reprise en main de la formation des journalistes.Je ne peux m\\\'empêcher de voir tous ces automismes d\\\'écritures, ces trucs de faiseurs (les codes d\\\'écriture par exemple des reportages de TF1, il y a une étude à faire !), bref, ces trucages.Les journalistes ne sont plus des reporters, juste des rapporteurs ![Tiens il faut que je garde ce sujet pour un article ! Evidemment, à mes yeux, il reste des "vrais" journalistes (dont pas mal de blogueurs) mais ce ne sont pas eux qui font le 20 heures !!!M\\\'en fous, je regarde les infos d\\\'ARTE :-)) ]

Eric 12/11/2006 01:02

Le poilu qui était à la cérémonie aujourd'hui a été interviewé. Il a dit son horreur de la guerre. Et la journaliste a clos le reprtage en disant "Et le vieil homme s'est en allé en rêvant à d'autres batailles".
Voilà quelqu'un qui a tout compris.