Le travail {ça occupe !]

Publié le par Filaplomb

Résumé : le travail en général, les handicapés en particulier.
Citation : «
Les patrons malins, ce sont ceux qui n'emploient pas du personnel mais des personnes.»

Je ne suis pas convaincu que l'homme soit fait pour travailler.

Ne pas rester à rien faire, c'est sûr.

Allongé sur tas de paille à compter les marguerites.
ou
Etendu sur le sable et caler son souffle sur la marée.
ou
Courir très vite jusqu'à perdre haleine pour se sentir vivant.

Mais se rendre dans le même lieu, tous les jours.
Aux mêmes horaires.
Avec les mêmes gens.
Les petites méchancetés.
Les «il-parait-que» assassins.
Tous les jours.
Pendant quarante ans.
Je ne suis pas convaincu.
Pourtant, même les handicapés voudraient travailler.
Dans de vraies entreprises.
J'ai vu un reportage sur France.3 mais je pense que c'était local.
Sous prétexte de parler de l'intégration des Zandycapés, ils faisaient tout un reportage sur un grand chocolatier toulousain [dont la réputation est bien supérieure à la qualité dirais-je si j'étais sincère - Ah du coup, je sais que c'était les émissions locales] qui en avait pris une, une Nandikapée.
En fait, elle était comme vous et moi sauf qu'elle était grave malade du foie. Evidemment que le chocolatier l'a embauchée. Non seulement ça lui évite de payer l'amende mais, de plus, une malade du foie, elle ne lui touchera pas le chocolat.

Les vraies entreprises, c'est là où il y a les patrons malins.

Pour la mise en rayon, tu prends un amputé des bras. Ça fait rire tout le monde, au début.
Le type qui essaie de placer les articles en rayon, un par un et avec la bouche.
Puis il s'installe, naturellement, une solidarité, une entraide.

Les patrons malins, ce sont ceux qui n'emploient pas du personnel mais des personnes.

Dans un autre reportage, ils montraient un «Job Dating» pour Endhiquapé. Un peu comme les «Speed dating» où tu as cinq minutes pour séduire et être séduit (c'est un peu comme le fast food, c'est bon, mais peu après, tu as encore faim…), mais là, ce sont des candidats face à des employeurs.
Ils avaient douze minutes pour se présenter, faire leur numéro de «je suis souriant car chercher un emploi est ma passion».
Et le journaliste interviouve un des Zhandikapèhs.
C'était un bègue !
Alors douze minutes pour tous, même entre handicapets, y'a pas égalité.
Comment voulez-vous que ça marche ?

Vous savez ce qu'ils deviennent
tous ces Zhandykhapês qui ne sont pas
embauchés dans de vraies entreprises ?

Ils sont employés à l'ANPE.
Sauf quelques uns qui bossent aux ASSEDICS.
Rhôôô, ça va, je plaisante.

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Eric Mainville 15/11/2006 21:49

Des patrons malins c'est un pléonasme?Quelqu'un me disait: un patron de gauche c'est comme un poisson volant.Intéressant cette réflexion sur le travail. You've got time to write this?

nicolas 15/11/2006 07:14

La gendarmerie devrait embaucher des sourds et les services de "hot line" téléphonique des aveugles. Les secrétariats des manchots.