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Publié le par Filaplomb



Affiche de la semaine 2006 des services de garde au Québec



Résumé :
l'UMP, un mouvement oui, mais chacun dans sa direction.
Citation : «
Sarkozy tout seul à la tête des troupes alors qu'on n'a même pas demandé son avis à la dite foule».

Maintenant que le PS a fait sa petite démocratie interne, l'UMP, le seul et unique grand parti de la droite, a l'air d'un con.
Sarkozy tout seul à la tête des troupes alors qu'on n'a même pas demandé son avis à la dite foule.
Le parti unique a été voulu et créé par la droite pour éviter de se tirer dans les pattes.
On y trouve des gaulistes favorables à l'unité nationale au service de la France (Bayrou en ce sens est donc gaulliste), des libéraux pour qui l'État ne doit pas intervenir dans les affaires et des ultra-libéraux pour qui l'État est simplement une aberration puisque chacun doit être libre d'exploiter les ressources financières de la planète.
Schématiquement.
Sarkozy est un ultra-libéral sécuritaire.
Il a une vision contradictoire du dogme.
Il pense que l'État ne doit pas intervenir, par exemple, sur le droit du travail. Que les patrons doivent avoir une totale liberté d'embaucher et de licencier, sans même prévenir ni expliquer.
Par contre, il veut un État fort pour les questions sociétales comme la sécurité.
D'un côté, des patrons qui ont les mains libres pour te baiser la gueule un peu chaque jour et de l'autre, des gardiens de l'Ordre pour canaliser les rebellions.
Et maintenant, pour les intermédiaires que sont encore les travailleurs sociaux, l'obligation de renseigner les représentants de l'État…

Alain Juppé, au contraire, semble être un gaulliste pur jus.
Son discours tend à renforcer l'idée d'union nationale autour de l'État français.
Mais ça n'est qu'un discours.
Alain Juppé était le trésorier de Monsieur Chirac du temps où celui-ci, aguerri par des années d'impunité à la Mairie de Paris, s'est mis à généraliser le détournement d'argent.
Alain Juppé a été reconnu coupable et a été condamné pour cela.
Et comme n'importe quel chômeur rattrapé par la justice, il a profité de l'application de sa peine pour partir un an avec femme et enfants vivre au Québec.
C'est vrai, les types qui perdent leur job se décident fréquemment pour un déménagement familial, n'est ce pas ?
Peut-être pourrait-on mettre en place une vraie filière d'exportation de nos repris de justice. Il y a un truc à creuser, là.
Ce type a du fuir la France tellement il en avait exaspéré le peuple (vous vous souvenez de ce type qui allait rester droit dans ses bottes et qu'on a couvert de goudron et de plumes en place publique ?).
En premier jugement, la cause prononcée par le tribunal était "trahison du peuple souverain", la raison d'avoir payé sept salariés fictifs à la mairie de Paris et la peine se montait à dix ans d'inéligibilité.
Et voilà qu'il revient de son exil honteux, comme un héros.
Voilà que les médias l'invitent et sollicitent son opinion, sa vision de l'avenir de la France.
Oubliées les retraites, rangés les mensonges, effacées les ardoises.
Merci le Québec.
Personne pour lui dire qu'il aurait pu, tout aussi bien, se consacrer à l'enseignement à Mantes-La-Jolie ou à Roubaix. Et tout aussi bien, comprendre son propre pays de l'intérieur.
Au lieu de cela, il est allé assez loin pour que les journalistes [qui n'ont aucune mémoire faut croire] parlent plus de la distance que de la raison de son éloignement. [NB : la communication, c'est toujours quand on insiste sur la forme pour éluder le fond]
Pour que les journalistes l'interrogent sur «sa vision de la France» comme s'il était le seul français au monde à être sorti du pays.
Et surtout, personne ne s'étonne que ce type, condamné à l'exil, en fasse maintenant un livre pour en tirer rémunération. Un repris de justice qui exploite sa peine commercialement…
Passons.
Tous ces gens de l'UMP se retrouvent maintenant avec une grosse épine dans le pied : paraître aussi démocratique que le parti d'en face.
Déjà qu'ils se parlent à peine, c'est pas gagné…
Allez, bientôt, je vous parlerais des seconds couteaux…

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Nicolas J 21/11/2006 11:21

Juppé, tu as oublié de rappeler que dès son retour, il a provoqué une nouvelle élection à Bordeaux pour retrouver son poste.
Qui paye ça ?