Humour de campagne (la ferme !)

Publié le par Filaplomb

C'est un peu mou du genou la campagne électorale.
Personnellement, je trouve que tout le monde est très gentil en ce moment.
Même les Guignols de l'info, à force, c'est devenu d'un humour évident.
Ce n'est pas que cela soit ou non moins drole, c'est que la dose d'irrévérence nécessaire pour devenir plus drole ne peut plus être atteinte.
Tout cela donne l'impression d'un ronron bien gentil.

Ça manque un peu d'un Coluche critiquant la classe politique dans son ensemble.
Ça manque de Trust révélant l'existence d'un sentiment de cassure entre le peuple et les élites.
Ça manque un peu d'un Jacques Martin de la fin des années soixante-dix.
On a un peu oublié, me semble-t-il, le côté révolutionnaire de ce type.
Comment avec Jean Yanne, il a dynamité les conventions.
Il n'était pas le seul, bien sûr.

Olivier Minne, l'autre jour, rendait hommage à sa période «Le Petit Rapporteur». Avec des extraits et des interviews (actuelles pour les vivants, enregistrées pour les disparus) des participants. Rien que le tour de table, ça ferait baver d'envie et briller les mirettes à quelques producteurs aguerris à flairer ce pour quoi le public raquera : Desproges, Prévost, Collaro, Bonte, Piem, et j'en oublie peut-être.
Jacques Martin n'a pas été le seul à dépasser les bornes, c'est même un principe du comique (comique ta mère).
Mais je trouve qu'en ce moment, c'est plutôt lisse.
Du comique de banlieue, on en a plein les plateaux. Ils sont droles, je ne dis pas, mais c'est toujours un peu la même histoire qu'ils nous servent.

Olivier Minne, c'est un animateur qui doit bien s'entendre avec Frédéric Lopez. Ils ont tous deux l'air assez libres à l'intérieur de cette structure de la télévision publique pour se montrer inventif et se renouveler.
Tout n'est pas parfait, mais rien n'est jamais déshonorant, ce qui n'est déjà pas si mal en ce moment.

Parce que peu après cette émission à propos de Jacques Martin (à cet instant, lecteur, qui prétend avoir tout lu jusqu'à cette ligne, si tu es soudain surpris par l'apparition du nom de la vedette télévisée Jacques Martin dans cet article, je te le révèle ici-même : tu t'étais endormi), j'ai plongé avec Patrick Timsit dans la très très belle émission de Frédéric Lopez sur France2.
Cet article est assez long comme ça, vous trouverez le principe de l'emission, ici  <--- Là où c'est souligné, il faut cliquer. Cela s'appelle un lien.
[Rajout : ce lien ne marche pas avec mon firefox].

Et Patrick Timsit, avec cette peur de l'eau que seules perçoivent les personnes qui ne savent pas nager, se retrouve à cet instant du reportage, à moitié dans la flotte, insouciant, heureux d'être non pas en vie, mais heureux d'être, tout court, et essayant dans cette euphorie de l'échange mutuel et humain (oh oui, viens-là que nous échangions*), d'apprendre une chanson de notre patrimoine aux femmes indonésiennes. Il leur chante :
A la pêche aux moules, moules, moules,
Je ne veux plus y aller Maman

Chanson lancée par Jacques Martin.

Et qui est, finalement, une chanson mille fois plus populaire que toutes les fadaises staracadémiciennes que nous réchauffe Madame TF1, depuis six longues années.
Vous vous souvenez d'une seule chanson créée par la Star Academy ?
De la soupe tiède, vous dis-je.

Méchanceté :
Bataille ou Fontaine, je ne sais pas,
le petit gros, il a la tête tellement
en forme de poire,
que quand il sourit
(c'est à dire dès qu'on le filme),
on dirait le fils caché

d'Edouard Balladur et de Ségolène Royal.

Mais c'est méchant pour qui alors ?


*Cet aparté s'adresse uniquement à la partie féminine de mon lectorat.
Toi lecteur qui aime à jouer à autre chose qu'au football avec des garçons,
saches que je préfère le tennis.

Les mots croisés, à la rigueur.
Le badminton ?
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filaplomb 15/01/2007 17:13

Céleste : ah c'est marrant, j'ai un souvenir de dimanche apres-midi moi. Genre 15 heures !Comme quoi la mémoire…8F4 : coulé !

céleste 15/01/2007 12:49

Je me souviens bien du Petit Rapporteur, c'était le dimanche vers midi (je ne sais plus si nous mangions avant ou après jamais pendant " pas de télé quand on mange", disait ma mère)toujours est-il que c'était un beau moment de rigolade, caustique!

filaplomb 14/01/2007 13:25

Coluche manque, ça cest une évidence !Nicolas : je fais une moyenne avec Franssoit pour la longueur des articles !!! :-)6HR : Déjà ? Les dimanches de grisaille, à peine ça commence, tout de suite il fait nuit…

Nicolas J 14/01/2007 09:17

Tiens ! Un billet qui dépasse 3 lignes...

isa 14/01/2007 08:50

que des grands les Desproges (textes à relire ) et autre PrévostColuche nous manque