Héritage culturel (laïc ta mère !)

Publié le par Filaplomb

Résumé : le rapport entre l'école et le religieux.
Citation : «
Pourquoi les juifs portent-ils un petit chapeau ridicule ?».


Je pense de plus en plus que le syncrétisme est supérieur à notre laïcité rigoureuse [c'est bien sur ce blog, on apprend des mots].

Vouloir laisser la religion, qui par définition fait partie de l'individu, à la porte de l'établissement, est une erreur.

[on imagine, à l'entrée du collège, un garage à religion où, dès leur arrivée, les élèves viennent attacher leur d.ieu à l'aide d'un antivol afin de le retrouver en même place à la sortie des cours]

Si, par exemple, dans une démonstration de laïcité efficace, l'École de la République® inscrivait au programme la nécessaire connaissance du fait religieux, je ne protesterais pas. Une heure par semaine à parler ensemble de ses croyances ou de son absence absolue de foi, c'est le meilleur moyen de ne pas se taper dessus.

Pourquoi les juifs portent-ils un petit chapeau ridicule ?
Pourquoi les arabes [oups] musulmans veulent-ils toujours tuer les moutons ?
Pourquoi ne doit-on pas travailler le dimanche dans la religion catholique ?
[mais les marchands restent des marchands et rien ne change, n'est ce pas ?]

Il est essentiel de connaître ce qu'on veut combattre et de comprendre ce qu'on veut choisir.
Si mes parents n'avaient pas été musulmans, est-ce que j'aurais pu décider de devenir juif ?
Mais ça veut dire quoi exactement être juif ?
Ou musulman ?
Ou simplement humaniste ?

Ce qui est drôle dans le syncrétisme, c'est qu'au milieu de cet embrouillamini de religions bigarées [le bel orange des moines du Tibet libre], on pose l'athéisme comme une croyance égale aux autres.
Voyant cela, je me dis que D.ieu a beaucoup d'humour, en fait.

Nicolas Sarkozy part à New York
pour monter sur des échasses et
embrasser la mains de Mister Bush.
Son discours remet alors en cause,
pour le moins, les quinze dernières années
de la diplomatie de notre pays
et personne ne dit trop rien.
A l'inverse, Ségolène,
qui n'est pas achalée,
parle de la «souveraineté» du Québec
et on en fait tout un pataquès.
Et alors, elle n'est pas souveraine la belle province ?
Fin du sujet…

[ L E S   M É D I A S   M E N T E N T ]

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filaplomb 28/01/2007 09:06

MimyLaSouris : encore une panne d'over-blog hier. J'avais répondu par un très beau commentaire mais qui n'a jamais pu être publié !!M'enfi…Cela dit, tu ne pollue en rien les commentaires ! C'est intéressant l'échange, non ?Pour l'action politique, ça dépend du cadre des intitutions…

mimylasouris 27/01/2007 11:48

Et j'oubliais... pas de haine farouche quant au tutoiement. [ exception faite pour mon prof d'histoire qui dit "tu" tout en ayant l'air de s'adresser au plafond, ou, dans le meilleur des cas au mur du fond. ]

mimylasouris 27/01/2007 11:46

Comme dirait ma prof de français de l'annnée dernière... j'interpréterai moi-même ce labsus révélateur, merci. ;-DC'est l'influence des cours ça, cette tendance didactique (ouais, et ça c'est un bel exemple de pléonasme...) Dis, euh... d.ieu me plaît.Moins c'est sûr, plus on se bat... même si c'est surprenant, ça me semble logique. Moins une chose est sûre, plus la croyance a besoin d'être forte et ressentie (d'ailleurs les rites doivent sûrement y être pour beaucoup dans cet ancrage, non?). Je crois qu'on a tous besoin de croire en quelque chose, en témoignent l'Etre suprême de la Révolution ou la foi en le progrès des positivistes -et pourtant s'il y a bien un domaine que l'on oppose habituellement à la foi, c'est bien la science !Et pour l'homéopathie, je dirais que l'effet placebo n'a jamais fait de mal à quiconque (voire est plus efficace qu'autre chose : ma marraine bosse dans un laboratoire pharmaceutique et il leur est déjà arrivé au cours des tests d'obtenir de meilleurs résultats avec le placebo qu'avec le médicament!) et que si des petites billes blanches peuvent aider les gens à se persuader qu'ils vont aller mieux, pourquoi pas ? Ce n'est pas la sécurité sociale qui s'en plaindra.Bon, il serait peut-être temps que j'arrête de polluer l'espace commentaire et que j'aille me creuser le crâne sur ce si beau sujet de philo : "L'action politique peut-elle être autre chose que la recherche du moindre mal ?" - viiiite de l'homéopathie pour la malade imaginaire !

filaplomb 26/01/2007 23:11

MimylaSouris : tu ne passes pas souvent, mais quand tu passes, ce n'est pas pour rien !J'établis le tutoiement, je préfère, sauf si tu lui voues une haine farouche, je suppose que ça te va.J'écris d.ieu pour mettre de la distance, pour neutraliser le mot, pour bien signifer que je ne lui mets pas de sens religieux !Pour Sartres, je ne sais pas. Je constate que moins la chose à laquelle les gens croient est sûre, plus ils sont prêts à se battre pour elle. D.ieu ou l'homéopathie, c'est pareil : c'est indémontrable, mais quand même, on comprend bien qu'on est de plus en plus dans un monde réel et dédivinisé (si je puis dire). Et bien pour autant, il ne faut pas le dire ! Pour l'homéopathie (théorie idiote de la dilution à l'infini qui fait qu'on se soigne à l'eau !), c'est pareil. C'est évident que c'est une supercherie et pourtant, tu vas avoir plein de personnes prêtes à se battre pour en défendre l'existence fantasmatique…Bref, c'est une vaste question sans vraiment de réponse définitive !!!Tu fais un beau lapsus à la fin : «je voulais faire cours, c'est évidemment raté», qui est assez révélateur !!! :-))

mimylasouris 26/01/2007 22:18

Sartre disait dans Les mots un truc qui m'avait interpellé, à savoir que "les athés voient Son absence partout" et sont beaucoup plus concernés par la divin (en ce qu'ils s'interrogent) que les croyants qui se laissent entraîner par les manifestations extérieures de la religion. Parce que j'ai du mal à comprendre qu'on puisse réduire une religion à ses cultes. L'esprit mériterait un peu plus de considération qu'une lecture des textes sacrés à la lettre... surtout qu' une partie a sacralisé un discours temporel et "ponctuel" : après tout le poisson le vendredi ou autres interdits alimentaires avaient été décidés pour des raisons sanitaires et je trouve qu'ils ne devraient être observés qu'à titre de symbole et pas en didact absolu. Et dernière question (la seule en fait) : pourquoi écrivez-vous d.ieu et non dieu ou Dieu ?Ah nonje n'ai pas fini en fait, j'ai oublié ce qui m'a précisement incitée à laisser un commentaire : je tenais juste à préciser qu'on parle effectivement de religion à l'école. Elles sont abordées en histoire, l'islam en 5ème si ma mémoire est bonne et le christianisme en seconde... faire des "groupes de discussion" (opinion et non tentative d'objectivité requise pour l'histoire) me semble dangereuse en ce que cela peut rapidement dériver en catéchisme ou prosélytisme.      Et ce que je trouve aussi énervant est que lorsqu'on parle de laïcité, on marginalise toujours le catholicisme sous prétexte qu'il est integré dans notre culture et que l'islam est beaucoup plus politique et donc polémique... mais habitant Versailles, il m'est parfois donné de voir certaines manifestations que l'on ne tolererait pas d'autres religions : se balader avec un sweat "Jesus in my life" ou encore "Souris, Jesus est dans ta vie", tout en "prêchant" les idées que je vous laisse imaginer...Je voulais faire cours et c'est evidemment raté, toutes mes excuses !