Dimanche 11 février 2007
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Arlette, Olivier, Marie-Georges et José sont à gauche. Ce sont de gentils candidats qui facilitent le travail du blogueur en ne changeant pas sans cesse de positionnement. Par exemple, ils ne vont pas dans les meetings pour arranguer banquiers et traders, citant Adam Smith et Milton Friedman, afin de leur faire croire qu'ils sont de leur camps.
Dominique est écologiste, c'est à dire forcèment à gauche [Comment un libéral qui décide de fabriquer à moindre coût dans un pays étranger, profitant à la fois du dumping fiscal et de plusieurs milliers de kilomètres d'avion pour les allers-retours de matières premières et de produits finis, pourrait-il se prétendre écologiste ? Le libéralisme, c'est le contraire du Pacte pour l'environnement de Nicolas Hulot].
Ségolène Royal est à gauche puisqu'elle est la candidate du Parti Socialiste qui est un parti de gauche (si vous me dites qu'elle est de droite, il va falloir m'expliquer pourquoi, l'argumenter et surtout vous excuser auprès des adhérents de ce parti qui, à plus de 60% et dès le premier tour, face à Dominique Stauss-Kahn et Laurent Fabius, ont fait d'elle la meilleure représentante de leurs idées). Attention parce que c'est là que tout se complique. François Bayrou se dit plus à gauche que Ségolène Royal. J'en conclus qu'il a inventé quelque chose qu'on pourrait intituler le «Communisme du Centre» ou bien qu'il ment, ce qui n'est pas bien. Nicolas Sarkozy se veut le «représentant des travailleurs» mais uniquement s'ils acceptent les heures supplémentaires en masse et les contrats précarisés. Jean-Marie Le Pen se dit «socialement de gauche» ce qui est assez étrange comme définition, à moins de ne présenter ses arguments à l'opinion, que comme un boutiquier [l'épicier marocain du coin de ma rue par exemple] propose à la vente de la farine à l'approche de la chandeleur [si j'ai bien compris la stratégie familiale de Marine (fille de), papounet se place au centre droit pour y pomper quelques voix en attendant que le toujours Ministre de l'Intérieur, par son mattraquage outrancier sur les thèmes d'extrème-droite, lui fasse sa pub gratuitement. C'est assez habile, il faut le reconnaître]. Ce qui nous fait déjà neuf candidats placés à gauche.
[IMPORTANT : si vous êtes un travailleur ou une personne dont l'origine non-française se remarque aisément et que vous pensez que la droite vous défend, je vous encourage vivement à réviser les leçons de base de la politique].
Je vais finir par me convaincre qu'il y a une sorte de honte à être de droite et à le revendiquer ! [ou alors que la droite n'a pas à elle seule suffisamment de partisans pour obtenir la majorité]. Comme je suis un électeur de droite, je suis très embêté pour me déterminer. Plus aucun de ces candidats, du fait de leurs glissements successifs, ne représentent à présent clairement les idées et la vision de la France qui sont les miennes.
Sauf Nicolas Dupont-Aignan
(Mais cette cascade de Nicolas ne parviendra pas à masquer, j'en suis sûr, la force de notre vrai candidat).
Vous vous attendez sans doute à ce que je me moque de cet homme et bien non ! Je le trouve très bien et je vais vous expliquer pourquoi en trois points :
1. Il est seul à l'intérieur de cette auberge espagnole qu'est devenue la droite française après la cristallisation en un parti unique, à préférer défendre ses idées plutôt que de s'aligner derrière Nicolas Sarkozy [Avec la création de l'UMP, ils ont réussi à étouffer toutes les idées de la droite, toutes les tendances en une seule : l'ultralibéralisme]. Il ne sera pas ministre, mais il s'en fout. 2. Il est réellement de droite. C'est à dire qu'il ne cite ni Jean Jaurès, ni Léon Blum mais Charles De Gaulle. Il ne cherche pas à mentir sur ses opinions et ne s'appuient que sur elles pour tenter de convaincre les électeurs.
3. Il aura 46 ans le 7 mars prochain, ce qui en fait le seul candidat du renouveau de la droite et ce qui me fait, à moi un troisième point pour tenir mon engagement ci-dessus.
Assoiffée de curiosité comme je te connais, jeune lectrice que la qualité de mes articles attire irrésistiblement et jour après jour, tu vas me dire : et pourquoi pas Philippe de Villiers ?
Féru de réponses aussi claires que précises et partisan d'un dialogue ouvert et constructif entre nous [ça, c'est typiquement le genre de phrase qu'un homme politique utilise pour gagner du temps tout en cherchant sa réponse], je te souligne que d'après moi, il est d'une droite défensive que je n'aime guère. Au lieu de vouloir rétablir la grandeur de la France (je vous rappelle que je suis ici un électeur de droite, faut suivre), il projette d'en faire une petite chose riquiqui refermée sur elle-même. Un pays de la taille de la Vendée, peut-être.
Je crois vraiment qu'il serait temps de s'en rendre compte, dans cette campagne pour l'Election du Président de la République au scrutin direct par le peuple, la droite est sous-représentée !
D'après le Canard Enchaîné de cette semaine,
profitant des derniers jours de son perchoir,
Jean-Louis Debré vient de décider que chaque député
dont le peuple souverain rejettera la candidature
aux législatives de juin 2007,
pourra continuer à percevoir ses indemnités
mesnsuelles (5.800 Euros) pendant encore dix semestres,
soit cinq ans. Vivement que les travailleurs
puissent voter eux-mêmes leur rémunération !
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