Mardi 13 février 2007
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Entre l'amour du commerce et le commerce de l'amour, ce monde n'est vraiment pas à la hauteur de nos espérances.
Vous voulez dire je t'aime ? Achetez-lui quelque chose.C'est l'acte d'achat qu'on propose comme déclaration. C'est un peu court jeune homme.
Le libéralisme, c'est de l'individualisme exacerbé, de l'amour idéal qu'on nous projette à longueur d'entertainment et des anti-dépresseurs pour faire passer tout cela.
A force d'avoir le choix entre trente-deux sortes de yaourts, dix modèles de chaussures (pour les moins indécises), quarante-quatre variétés de véhicules automobiles, comment voulez-vous que votre partenaire puisse avoir suffisamment des qualités requises ?
Sans parler du physique indécent qu'on expose aux vitrines.
Cela finit par un monde où les pauv'types sortent avec des pétasses, des connasses avec des crétins, le tout avec l'espoir d'être aimé(e).
Cette recherche éperdu de cet autre qui bande pour nous | qui mouille pour nous | qui nous désire assez pour qu'on finisse par s'aimer soi-même.
Cet autre qu'on appelle ma moitié tellement nous sommes des éclopés.
Sainte-Rita dès qu'un célibat se prolonge.
Sainte-Nitouche pour dire :
_Non, non, jamais le premier soir, presque rougissantes et discrètement sortant du sac à main, la brosse à dents.
Sainte-Anne, devenus fous d'amour.
Synthétique pour se protéger.
Saint-Valentin, ça sert à rien.
Où alors, comme au premier janvier souhaiter à chacun le meilleur à venir.
Je te souhaite un bel amour.
Même aux inconnus dans la rue. Ceux qui ont l'air étrange parce qu'on ne les connait pas, aller vers eux pour leur dire : bon amour à vous, messieurs-dames.
Si ça rendait le monde meilleur…
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