Dimanche 25 février 2007
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La base même de la politique, c'est de vouloir agir sur le réel pour en influer le cours et dans une direction conforme à ses opinions.
Par exemple, le travail de Maire démontre bien le rôle d'un élu sur le terrain. Il ne faut pas très longtemps pour se rendre compte si celui qui a obtenu le fauteuil municipal tient ses engagements ou non.
A la prochaine élection, il se fera jeter de là et portera la honte au front pour le reste de sa vie.
Les anciens maires longent les murs tristement dans les villages de cailloux.
On est en plein dans la démocratie réelle.
La politique pragmatique, le concret.
Par exemple, il suffit de constater, depuis Toulouse, l'évolution de la qualité de l'air à Paris pour comprendre que Bertrand Delanoë agit de la bonne manière pour ses administrés [n'en déplaise aux drogués du volant qui ont un train de retard : Les transports en commun, ce n'est pas libéral, mais c'est un vrai progrès].
Les élections municipales, c'est la base même de la vie politique.
Si le candidat ne connait pas un minimum sa ville, ça ne marche pas très longtemps, vous le savez bien.
Ça me rappelle mon passé de lillois où, de manière régulière, je passais près de Pierre Mauroy qui prenait une bière en terrasse sur la Grand-place au soleil. De manière naturelle et banale.
A l'inverse, à Toulouse, je n'ai jamais vu Dominique Baudis [je ne fréquente peut-être pas les mêmes lieux…], deux fois Douste-Blazy [qui est beaucoup moins beau en vrai mais très très bien coiffé], et presque jamais Moudenc qui ne fut pas élu par moi.
Si Jean-Marie Le Pen ne trouve pas 500 signatures, c'est qu'il n'a pas cet appui du terrain. Qu'il n'a pas d'implantation suffisamment forte au niveau local pour obtenir 500 soutiens.
Je veux bien qu'on dise tout et n'importe quoi mais cette histoire des 500 maires est parfaitement démocratique.
Elle privilégie les candidatures de groupes politiques issus du terrain, de la pratique réelle du pouvoir.
Les 500 signatures n'excluent que les opportunistes, les animateurs de télévision qui auraient des vélléités écologistes et les vieux présidents de partis nationalistes.
Ainsi, nous avons la garantie d'un président issu de la réalité politique du pays avec un appui fort du terrain local.
Et c'est bien ce que nous voulons, non ?
C'est un peu triste pour les petits partis de la gauche anti-libérale, mais il va leur falloir convaincre et démontrer localement que leur idées peuvent influer de manière positive sur le réel, conquérir des postes de maires et construire ainsi un vrai parti de dimension nationale.
Comme il nous reviendra, si nous sommes insatisfaits de la méthode, de choisir aux élections municipales d'élire des candidats d'autres partis que ceux déjà majoritaires, de donner plus de pouvoir local à d'autres groupes de pensées.
L'élection, dont nous suivons la campagne avant l'heure, nous présentera donc des candidats dont les idées ont été testées sur le terrain, validées par l'expérience. Difficile de faire plus démocratique…
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PAY
Aujourd'hui c'est grosmanche chez Franssoit ! :-)))
4JR : 4 Jeudi de Repos ?
Quant aux 500 signatures, d\\\'accord, c\\\'est une règle qui peut contribuer à garantir le sérieux des candidatures, mais pour avoir battu la campagne, dans ma jeunesse, au nom d\\\'une organisation d\\\'extrême gauche, je peux vous dire que les maires des toutes petites communes sont les premiers courtisés parce que peu politisés et qu\\\'auprès de la plupart d\\\'entre eux, ce sont les premiers arrivés qui sont servis (car un maire ne peut donner qu\\\'une seule fois sa signature). je me suis souvent fait griller par l\\\'OCI, l\\\'ex-organisation de M. Jospin!
Pour l'Europe, je suis pour un renforcement des régions (y compris trans-nationales comme le Pays Basque) et supprimons les Etats.
Ce n'est qu'une étape de développement devenu inutile, à mes yeux…
:-)
Tu dis: "je n'ai jamais vu Dominique Baudis [je ne fréquente peut-être pas les mêmes lieux…]"
L'allusion est rigolote. Toute allusion à une affaire à laquelle il était totalement étranger (et là je suis sérieux!) est purement fortuite. Ou plutôt, on ne peut pas s'empêcher d'y penser.
Ce que demandent les électeurs c'est un élu qui fasse son boulot. Ca explique qu'un gars qui a été condamné en justice peut être réélu alors qu'un élu vraiment incompétent se fera recaler...
Très bonne remarque sur le repris de justice qui reste éligible, c'est finalement très juste ! :-))
Je n'ai vu aucune manif de maires se plaignant de la pression qu'ils subiraient. D'où je me dis que peut-être, il peut s'agir d'un bruit médiatique et pas d'une réalité.
Sauf peut-etre pour quelqu'un comme Dupont-Aignan, dissident de Sarkozy et de l'UMP, qui visiblement se retrouve coincé. Si lui n'a pas les signatures d'une partie des maires UMP en poste, il y a vraiment un soucis…
:-)
Ils ne se plaignent pas... mais ne signent pas. Et puis j'en ai marre ! Tous les ans c'est la même comédie des "petits" candidats pour faire parler d'eux. En plus, quand un type est au deuxième tour une année, et qu'il a du mal à se présenter 5 ans plus tard, ça fait tâche côté démocratie. Même s'il vaudrait mieux qu'il ne se présente pas !
Un jour, il faudra trouver autre chose. Mais comme tu le dis, il faut aussi pouvoir limiter le nombre de candidats.
Je voulais dire en creux que cette histoire de signatures de citoyen en faveur d'un candidat, ça c'est du vrai populisme !
Inventer autre chose… :-)
7LM : Avec un seul Loïc, ça suffit !
Je dirais que pour réunir 500 maires, il faut forcèment panacher ville et campagne, mais je ne sais pas en fait.
Je voulais surtout m'opposer à ce qu'on dit sur le fait que les 500 signatures ne seraient pas démocratiques.
Et franchement, c'est une présidentielle, toutes les idées ne peuvent pas accèder à ce niveau.
Par contre une assemblée à la proportionnelle…
:-)
Je ne crois pas à la gentillesse universelle mais je ne crois pas non plus qu'on puisse devenir Président sans cet appui local, ce terrain représenté par les 500 maires.
Le système n'est pas parfait mais la contreproposition des signatures de citoyen pour valider une candidature, ça sent bon la porte ouverte au populisme ! :-)
Je ne pense à aucun moment que les maires soient des pions que dirigent les grands partis. Il est normal, après le 21 avril 2002, que des élus PS refusent leur signature à des personnes d'autres partis et normal que des maires UMP ne soutiennent pas LePen.
Ça ne me choque pas. Je ne vois pas suivant quel principe il faudrait des dizaines de candidats dans une élection à deux tours !
Si on change le scrutin, on en reparle !
:-)
http://www.tele-news.org/article-5920362.html