Ma copine [aspects de la féminité…]

Publié le par Filaplomb



Ma copine, la veille, elle est en jeans et tee-shirt, les cheveux tirés et même pas maquillée. Pas de soutien-gorge et toute la journée, je salive à l'idée de tenir son petit sein pointu au creux de la main. Par dessous, elle cache un shorty ajouré de dentelle qu'elle ne me révèle que plus tard.

Le lendemain, je la retrouve en robe fourreau ultra-courte, aussi noire que ses bas, les boucles brunes lui couvrent la nuque et serpentent jusques entre ses omoplates. J'embrasse son rouge à lèvres et je vois comme elle a pris soin de souligner son regard d'un trait de kol très sombre s'étirant au delà de la commissures des paupières. Elle a outrepassé son regard.

Je ne sais même pas comment elle fait, je ne me rends compte de rien.
Elle change de tenue, de visage, elle se différencie tout en restant la même.

Là où je l'admire le plus, c'est dans une soirée par exemple, quand elle décide de se recoiffer. Sans même un miroir, elle passe les doigts sur les côtés depuis la tempe jusqu'au cou, assemble le tout en un chignon parfait et, les coudes presque a l'horizontal, exécute une série de gestes très précis pour ensuite enfiler la barette et dévoiler un assemblement capilaire de toute beauté.
Evidemment, elle a entre-temps poursuivi la conversation en cours et n'a quitté ni des yeux ni de l'attention, son interlocuteur.

Il y a les jours où elle camoufle sa beauté sous des pulls de laine, un jogging avachi et les chaussettes les plus épaisses qu'il se puisse. Elle ferme les écoutilles, entoure sa tasse de tisane de se deux mains comme si cette chaleur lui était tout à fait vitale et ne dit plus rien. Les jours de clôture du festival, je me défile pendant qu'elle réalise ce qu'il reste de marches à monter.

Elle me revient en chemise d'homme et caleçon, la peau fraîche de la douche d'un soir d'été, s'étend à mon flanc, la main sur mon torse, dans la chambre encore nuptiale, tout comme une petite chose fragile qui me protégerait du monde…

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Ivannoui 02/06/2007 02:03

mon hypothése est que tu as une mémoire défaillante et qhe tu ne rentres jamais chez la meme fille mais qu'aucune n'ose te dire quoique-soit ! :=) Joli texte , ça donnerai envie 'en adopter une ! Sinon, il y a un autre Lamy sur ce blog! Etonnant!

Angéline 01/06/2007 10:49

Et bien!Les femmes, c'est tout un mystère. Moi j'aime bien me faire des chignons, mais tu sais, les chignons hauts, comme les belles danseuses classiques, lorsqu'elle sont en cours, que quelques gouttes d'une transpiration révélatrice coulent le long de la nuque... Moi je fais ces chignons là. J'ai l'impression que ça impressionne en quelques sortes, les garçons de nous voir nous coiffer. Remarque, c'est normal, vous avez les cheveux court (pour la plupart!) alors, nous voir nous coiffer en si peu de temps, et aussi, bien! ça doit impressioner?Bizz

filaplomb 29/05/2007 23:14

Fiso : tu as fait une liste des goûts de Franssoit ? :-))EPR : C'est un réacteur de TROISIEME génération ! :-)

Fiso 29/05/2007 21:12

Au quotidien, sans doute pas, mais de temps en temps, ça ne me semble pas insurmontable :)Pour Franssoit, je plaisantais bien sûr, on sait déjà qu'il n'aime pas les mi-bas, la vaisselle qui traîne, et les femmes écolos :)

filaplomb 29/05/2007 18:47

Fiso : pour les femmes : OUI ! :-)Je suis sûr que Franssoit cache en réalité une grande sensibilité…Pour la surprise, c'est effectivement le défi à relever. Je me demande si cela est vraiment possible au quotidien…