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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 12:36


Ma copine, la veille, elle est en jeans et tee-shirt, les cheveux tirés et même pas maquillée. Pas de soutien-gorge et toute la journée, je salive à l'idée de tenir son petit sein pointu au creux de la main. Par dessous, elle cache un shorty ajouré de dentelle qu'elle ne me révèle que plus tard.

Le lendemain, je la retrouve en robe fourreau ultra-courte, aussi noire que ses bas, les boucles brunes lui couvrent la nuque et serpentent jusques entre ses omoplates. J'embrasse son rouge à lèvres et je vois comme elle a pris soin de souligner son regard d'un trait de kol très sombre s'étirant au delà de la commissures des paupières. Elle a outrepassé son regard.

Je ne sais même pas comment elle fait, je ne me rends compte de rien.
Elle change de tenue, de visage, elle se différencie tout en restant la même.

Là où je l'admire le plus, c'est dans une soirée par exemple, quand elle décide de se recoiffer. Sans même un miroir, elle passe les doigts sur les côtés depuis la tempe jusqu'au cou, assemble le tout en un chignon parfait et, les coudes presque a l'horizontal, exécute une série de gestes très précis pour ensuite enfiler la barette et dévoiler un assemblement capilaire de toute beauté.
Evidemment, elle a entre-temps poursuivi la conversation en cours et n'a quitté ni des yeux ni de l'attention, son interlocuteur.

Il y a les jours où elle camoufle sa beauté sous des pulls de laine, un jogging avachi et les chaussettes les plus épaisses qu'il se puisse. Elle ferme les écoutilles, entoure sa tasse de tisane de se deux mains comme si cette chaleur lui était tout à fait vitale et ne dit plus rien. Les jours de clôture du festival, je me défile pendant qu'elle réalise ce qu'il reste de marches à monter.

Elle me revient en chemise d'homme et caleçon, la peau fraîche de la douche d'un soir d'été, s'étend à mon flanc, la main sur mon torse, dans la chambre encore nuptiale, tout comme une petite chose fragile qui me protégerait du monde…
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