Vendredi 3 août 2007
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13:39
C'est vendredi, il fait beau sur Toulouse, attaquons-nous donc à un sujet
léger.
_Bonjour Docteur. Voilà, je viens vous voir parce que j'ai décidé de mettre fin à ma vie.
C'est quand même dommage que nous ne puissions pas nous rendre chez le médecin pour simplement lui demander de bien vouloir interrompre
l'abonnement en cours.
Toute la philosophie souligne combien l'essentiel de notre existence doit tendre vers la
liberté de l'individu, la capacité autonome de décider par et pour nous-mêmes. Et cette vie qui nous appartient depuis notre premier cri, nous ne pouvons pas en disposer ?
Cela simplifierait pourtant beaucoup les choses que de mettre en place un système légal du suicide.
Plus besoin de stocker secrètement une quantité suffisante de pilules, d'aller rencontrer dans des endroits louches des
types patibulaires pour trouver une arme digne de ce nom ni de chercher à voler chez le concierge la clé qui ouvre
l'accès au toit de l'immeuble.
Il y a bien le métro mais j'avoue que finir en steack hâché après une vie consacrée à garder la ligne ne me tente guère. Sans compter qu'à Toulouse, ils ont résolu la question dès la mise au point : les stations sont entièrement vitrées et le métro est équipé de pneus.
Pourquoi tenons-nous tant à la vie des autres ? Pourquoi n'acceptons-nous pas que chacun puisse disposer de sa durée de vie comme il l'entend ?
Quelle est cette valeur qui nous affecte dans la mort ou la tentative de mort de l'autre ?
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