Mercredi 21 mars 2007
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Tolstoï endormi et souriant de ses propres rêves…
ATTENTION : ARTICLE POUR GRANDES PERSONNES
Gamin, gamine, veux-tu bien s'il te plait demander à l'un de tes parents qu'il lise avant toi ce texte puis t'autorise ou non à en prendre connaissance. Merci à toi.
Ma vie, c'est une chienne galeuse, du genre qui longe les murs parce qu'elle connait les coups. Les marques en forment des ombres à ses flancs de misère.
Mais c'est pas une poule mouillée qui a peur des coups de sabots. Elle est rusée comme un renard et quand il faut, elle louvoie.
Elle en a croisé des oies blanches et des morues, des juments à la vulve accueillante, des biches gracieuses jusque dans la luxure et l'excès de zèle. Des sangsues, des sirènes, des chiennes et des chimères.
Elle a conduit sa monture jusqu'ici, chevauché plutôt en zig-zag, sans le GPS et ses puces savantes.
Elle est passée du coq à l'âne, a serpenté, s'est faufilé comme une anguille pour s'échapper des nasses proposées.
Elle n'a pas bayé aux corneilles, a plutôt volé dans les plumes, sans craindre l'accident ni le coup du lapin.
Je tire mon chapeau.
Ma vie qui fait le paon, voyez cela, messieurs-dames. C'est un mensonge.
La campagne, les éléphants, le vieux singe, le pur porc, à quoi bon.
Sept années de mon meilleur ami sont sur la table d'un vétérinaire, un tuyau dans la patte, à lutter encore un peu. Sa bouche est en sang. Ses yeux sont creusés de faiblesse maladive.
Je me tais, je donne ma langue au chat…
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