Portrait de ma mère {Peinture délurée !]

Publié le par Filaplomb

Résumé : Ma mère, névrosé, se soignait en peignant des tableaux dans l'Institut d'un escroc notoire.

Citation : Elle était férue de mode et elle se trouva soudain une passion pour "l'espace intérieur" qu'il s'agissait de révéler à la face du monde

Ma mère était une femme un peu délurée. Enfant, je pensais «ma mère est folle» et j'étais inquiet que cela puisse être découvert. Comme si la honte que je pouvais avoir de cet état n'était tenue éloignée de moi que par l'ignorance générale. Que quelqu'un le découvre et la honte m'innonderait. L'âge m'a éloigné de ces inquiétudes et mon vocabulaire s'est enrichi. Je ne considère plus à présent que la volonté de soigner sa névrose en étalant de la peinture sur une toile à l'aide d'une poignée de feuilles mortes soit de la folie. Même sans aucun sens de l'harmonie des couleurs. Disons que je trouve cela «original».
Ainsi, chaque fois qu'une dispute éclatait entre mon père et elle sans qu'aucun des deux n'imaginent un instant lacher prise, elle montait à l'étage (l'escalier ne semblait pas avoir pour elle à ce moment là, le même nombre de marches que pour nos montées fastidieuses) en s'écriant : «Oh, il faut que je vous laisse, l'inspiration m'appelle».
_C'est cela, va le retrouver, ton vieux fou ! criait mon père au battant de la porte qui se refermait derrière elle.
Von Dick, Léopold Von Dick était né d'un autre pays et en gardait un inimitable accent. Les S et les R souffraient à son approche, quand sa langue butait quelques syllables en amont. Il portait en permanence une sorte de tunique autrefois blanche. De larges tâches de couleurs en ornait le devant d'un camaïeu indéfinissable et constituait pour ainsi dire sa signature. De formation boulangère, l'idée lui vint un jour que toutes ces bonnes-femmes à triste mine qu'il nourrissait de pain méritaient une seconde chance. Surtout celles qui pouvait payer le montant exorbitant de ses honoraires, bien entendu.
Quant il ouvrit son Institut de Remise en Etat Transcendental, il paya fort cher une actrice célèbre pour qu'elle lui rende visite.
_Je n'en peux plus du monde écrasant de la notoriété, a-t-elle déclaré aux journalistes venus s'inquiéter de sa santé.
Trois mois plus tard, cependant qu'elle triomphait dans le film "Madame Van Gogh" (dont elle réalisa personnellement tous les tableaux pour mieux coller au rôle), Léopold Von Dick comprit qu'il venait de changer de métier.
Parmi les premières vagues de milliers de femmes du pays qui exigeaient une place immédiate dans la Cure du Professeur Von Dick, figurait ma mère. Elle était férue de mode et elle se trouva soudain une passion pour "l'espace intérieur" qu'il s'agissait de révéler à la face du monde.
Ma mère était une originale qui aimait la peinture…

Tout est simple dans ce monde libéral !
Pour les renseignements, il fallait avant
composer le «12» et maintenant le 118 XXX

Alors que pour les pompiers,
ça n'est plus le «18», mais le 112 !!!

On ne pouvait pas faire l'inverse ?
C'était pas plus logique ?

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filaplomb 20/12/2006 17:15

Mais peut-être que Von Dick est fou aussi ! Va savoir !:-)(réponse à tous et à fleur : pour ce qui concerne tout ce qui m'est réellement personnel, vous ne trouverez quasi rien sur mon blog. Ici, il s'agit d'une fiction totale !)

isa 20/12/2006 14:49

nous sommes tous fouset il y aura toujours des gens pour profiter de tout

Fleur 26/09/2006 20:22

As-tu hérité de son grain de folie ??

joyce 26/09/2006 19:44

Deux chiens en cavale sur une petite route très "tournante" en Savoie. Dès que mon opérateur le permet... je tente de prévenir qu'il y a un sacré risque d'accident.
Je compose le 17... et là, de ma petite route de montagne savoyarde, je tombe sur une "unité de police" de Clermont-Ferrand !!!
C'est beau les miracles... C'est donc Clermont Ferrand qui a prévenu la Savoie qu'il y avait danger sur l'une de ses routes !!!

nicolas 26/09/2006 08:48

Il faudrait un numéro spécial pour se renseigner à propos du numéro des renseignements.