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Lundi 19 novembre 2007
Moi, j'aimerais bien savoir combien de temps ça dure, une élection présidentielle.

Je ne parle pas du quinquennat, je connais bien sûr, la durée du mandat. Je ne parle pas non plus de ces longs mois de campagne pendant lesquels nous nous éclatâmes quant à l'usage intensif du blog.

Ma question se rapporte plutôt au délai pendant lequel nous n'avons pas le droit de manifester parce qu'Il a été élu. Pendant exactement combien de semaines ou de mois doit-on se laisser entuber avant de recouvrer l'autorisation de manifester ?

Si j'écoute les micro-trottoirs réalisés par les journalistes porteurs de micro des médias de masse, l'élection présidentielle aurait éteint à elle-seule, toute possibilité de protester tandis qu'on se fait déplumer.

Et si on a plus froid après, on est priés de frissonner en silence et de ne pas géner la circulation.

Quant aux salauds de grévistes qui ne pensent qu'à défendre les avantages qu'ils ont acquis par la négociation, ils devraient se couvrir de honte de bloquer le pays.

[Pourtant, à propos d'acquis, le peuple ne dit-il pas que donner, c'est donner et que reprendre c'est voler ?].

Pendant le même temps, nous acceptons de verser quatorze milliards de nos impôts pour que les plus riches conservent des impôts moins élevés.

Vous avouerez que même en matière d'avantages acquis, la répartition est mal faite…

Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Dimanche 18 novembre 2007
2007.11.18Pixelle.JPG
Pour être honnête, j'ai photographié ma chatte hier.
Aujourd'hui, quand j'ai voulue la prendre de nouveau, mon appareil est tombé en panne.
Pourtant, c'est un Canon…





En laissant les régimes spéciaux filer avec l'eau du bain, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. Il y a l'épée de Damoclès des ultra-libéraux qui nous pend au nez. Ça se voit comme le tarin au milieu de la figure imposée [dite aussi figure TTC].

Avec Nicolas Sarkozy, est arrivé au pouvoir, dans notre pays, la pire espèce d'ultra-libéral qui soit. De la race des Thatcher et des Reagan. De ceux qui saignent à blanc les pays dont ils prennent le pouvoir.

Il est de ceux qui croient qu'il existe une force supérieure capable de régler tous les désordres du monde et qu'on l'appelle le Marché. Une sorte d'immanence qui, par la tension permanente créée entre le désir et sa satisfaction, permet à chacun de se développer à sa guise et selon son besoin.

Par exemple, si tes parents sont pauvres mais que tu désires quand même étudier,
tu pourras t'offrir des études en travaillant chez Mac Do. Tu vois, le Marché a résolu ton problème de précarité et t'a offert de combler ton désir d'étudier [et fourni, par ailleurs, de la main d'œuvre au fabricant de hamburgers].

Bien sûr, pendant ce temps-là, le fils de la famille Nantie, en plus de pouvoir bucher les cours, peut aussi se choper toutes les meufs grâce à son scooter. Mais corriger l'ordre naturel des choses n'est pas dans les missions du Marché.

Ce gouvernement a choisi très précisèment sa cible et son calendrier. Tout a été préparé pour faire monter la pression, envenimer les rapports sociaux et pousser à la grève. A mes yeux, il y a une volonté de l'Elysée d'affronter ces deux derniers bastions de notre corps social.

Ces deux derniers groupes où l'appartenance fait une identité. Cheminot ou étudiant, ça a encore un sens collectif.

Et une fois que ce dernier barrage aura sauté, on sera tous prêts à accepter le Marché…





MDVDroitesAuPouvoir.JPG
[Quelques unes des idées de cet article
m'ont été inspirées par la lecture du dernier
et excellent numéro de Manière de Voir.
Ne le lisez pas, ça fait peur !]
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Vendredi 16 novembre 2007
2007.11.16Pixelle.JPG
Photo de ma petite chatte au soleil ou Pixelle prend la pose !



[Article publié sur Equilibre Précaire]

Ça finit par terriblement ressembler à la course du rat dans sa roue de plastique [Pour la couleur de l'engin, je laisse toute liberté au lecteur qui en disposera selon son gré].


Quand tu bosses en interim ou que tu es créateur d'entreprise, c'est la galère pour trouver un appartement à louer. Et si t'es noir, c'est encore plus coton.

Après toutes ces épreuves et le miracle d'une assistante sociale [dont on ne parle pas assez, soit dit en passant], tu finis en général par décrocher un bail et c'est déjà comme un trophée. La joie est de courte durée puisqu'assez tôt, tu mesures que ton salaire avance moins vite que ton loyer.

C'est deux fois par an qu'ils te le révisent.

Tu as beau expliquer à ton proprio qu'il n'est pas obligé d'appliquer systématiquement la hausse maximale autorisée, que tu as toi aussi besoin de conserver un peu d'argent pour vivre, il n'en fait qu'à sa tête.

Dans un monde plus logique, ta progression de carrière devrait te permettre de progresser en rémunération et de maintenir ton niveau de vie
[tu gagnes plus mais tu vis toujours pareil, c'est moderne].

Dans la réalité, c'est plutôt l'insolvabilité des locataires qui se répand, certains allant même jusqu'à céder aux sirènes de Cetelem 
[vautour un jour, vautour toujours ! Une société du Groupe BNP-Paribas].

Le résultat, c'est que si tu finis pas à la rue, c'est grâce aux deniers de l'Etat qui compense en allocation logement ce qui te manque à la fin du mois.

Et quand on pense que c'est le budget de l'Etat qui permet à mon propriétaire de rentabiliser son placement immobilier, ça laisse songeur…


Le 19 octobre dernier, je présentais les Editions Filaplomb sur Radio Mon Païs, à Toulouse [cong !] dans l'émission de Landry Mestrallet. C'est enfin en ligne ici [ah les radios associatives, ça a du charme quand même !]. Mine que rien, c'était ma toute première interview…
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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Mardi 13 novembre 2007
Je n'aime pas zapper sur ma télévision et tomber sur du rap de pacotille.
Si tu écoutes les textes, ce n'est pas si mal écrit, mais la musique, y'a pas à faire, c'est à chier.
Donc, je ne vous met que les paroles :


Sont braques les mecs
Qui braquent des banques
Les dingues de fringues
Et de bling-bling
C'est les buildings,
Ça les rend dingues.
Ils font tâche, ils font mine
Tous ces fantoches,
C'est pas fastoche
C'est d'la musique,
Sont pas fortiches
C'est pas des as des doubles croches
Ça fait bam-bam
Ça fait du rap,
Ça fait du fric.

Sont braques les mecs
Qui braquent des banques
Les dingues de fringues
Et de bling-bling
C'est les buidingues,
Ça gâche le yin
Ils font genre,
Ils dessinent
C'est pour la Porsche™
C'est pour la frime
Font du design
Et de la frippe
Sur le marché
D'la Place Cliché
Tu crées ta griffe
Tu crées ta marque
Si ça fait rap,
Ça fait du fric

Moi, j'suis pas né
Dans le bon lieu
J'ai pas d'mandé
A naître en banlieue
Moi si j'suis né dans la cité
C'était pas par nécessité
J'l'ai pas choisie
Je sais bien
Mais c'est ma vie
Et je l'aime bien

Moi, j'suis pas né
Dans le bon lieu
J'ai pas d'mandé
A naître en banlieue
J'ai pas choisi
mais j'vis ici
Et ça j'te l'dis
C'est ma cité
C'est là d'où j'viens
Et je l'aime bien



En dehors de cette maison d'édition qui diffuse d'excellents auteurs de nouvelles [pour de bons petits moments de lecture], j'ai de temps en temps, l'ambition d'écrire des chansons. L'album de Polyglotte dont un de mes textes sert de prétexte à une chanson, sortira, si tout va bien, en janvier 2008. J'espère en écrire d'autres par la suite. Même du rap, j'y arrive. Ça n'est qu'à peine parodique !
Par Filaplomb - Publié dans : Texte à vendre
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Lundi 12 novembre 2007
Pourquoi les réformes, c'est toujours s'en prendre aux acquis, c'est à dire au résultat du progrès social et jamais pour tenter d'encore améliorer les choses qui existent ?

Pourquoi les richesses produites ne suffisent-elles jamais à ce que chacun d'entre nous gagne un peu ?

Pourquoi ne veut-on pas taxer les hauts revenus alors que même sur un crédit à l'Adie [Association qui s'occupe de prêter de l'argent aux pauvres auxquels les banques refusent leur confiance], il y a un prélévement pour la CSG ?

Pourquoi la promesse de leur monde meilleur nous fait-elle penser à emporter notre parapluie en sortant ?

Pourquoi un Président aussi dévoué demande-t-il à être rémunéré aussi cher ?

Pourquoi les pauvres continuent-ils à voter pour des gens qui les méprisent et les insultent de longue date ?

Pas d'augmentation au premier janvier des allocations familiales. Pour le pouvoir d'achat, fallait pas croire au Père Noël. Ou plutôt, il fallait comprendre que les cadeaux à venir ne seraient pas pour vous…
Par Filaplomb - Publié dans : C'est rien que des mots…
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