L'exemple [ma tante d'Amérique !]
José-Luis Zapatero est venu soutenir en personne au meeting de Toulouse.
Nous avons l'occasion de montrer la voie aux américains et de reprendre la main sur le terrain du progrès politique et je sens que cela va m'énerver si nous ne le réalisons pas.
L'Italie s'est séparée enfin du clown Berlusconi après avoir pu mesurer combien trompeuses étaient ses promesses clinquantes.
L'Espagne a renvoyé Aznar après qu'il ait instrumentalisé dans son seul intérêt le terrorisme [il voulait faire s'opposer les Basques et le reste du pays] et joué les suiveurs derrière les troupes envahissant l'Irak.
Les Etats-Unis commencent à penser à leurs élections et semblent décidés à élire leur première présidente en la personne d'Hillary Clinton. Ils veulent rejeter un Georges Bush dont l'histoire retiendra sans doute, la manière honteuse dont il a détourné le pays et sa politique internationale aux seuls fins de complaire à ses compères grands industriels [qui par ailleurs lui redistribuent pas mal de la fortune colossale que cela leur procure].
Nos cousins d'outre-atlantique, lassés des humeurs belliqueuses de leur texan de chef, reviennent peu à peu à la raison, c'est à dire vers le vote Démocrate. Ils mesurent enfin combien le chemin du «seul contre tous» proné par icelui s'est peu à peu mué en un «tous contre lui» dans le carré VIP des dirigeants du monde.
Cette Amérique réelle qui est capable de sortir de ses propres erreurs par les urnes en usant de la démocratie. Cette Amérique réelle qui propose sa propre vision du monde sans chercher à en faire une contrainte. Cette amérique réelle qui aime les artistes, les écrivains, les créateurs, quelles que soient leurs origines, parce qu'elle est née elle-même de la concrétisation d'une utopie de défricheurs. Cette Amérique réelle bien décidée à présent à revenir sur ses démons, s'apprête, dans ce but, à se choisir une femme présidente.
Et nous qui, historiquement, avons ensemencé ce pays de nos idées progressistes [et de notre art du pinard dirait Nicolas], ferions aujourd'hui le choix d'un Sarkozy, grand fan d'un président américain déjà décati ?
Faisons la nique à l'amérique et soyons de nouveau à leurs yeux et aux notres, le pays précurseur en matière de démocratie et de progrès social. Choisir aujourd'hui Ségolène Royal comme notre Présidente, c'est définitivement prendre un coup d'avance sur la scène internationale et inventer par les urnes, le chemin de la réconciliation.
Et puis, imaginer qu'un sommet du G8 jusque là tenu dans la grisaille des costumes-cravate, puisse enfin afficher de la féminité avec Angela Merkel, Ségolène Royal et Hillary Clinton en son sein, avouez que c'est encourageant !
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