La relance (sport collectif !)

L'enlèvement d'Europe par ce polygame de Zeus. Nicoletto da Modena
Résumé : trop de course à pied au football amène à s'intéresser au rugby et à la construction européenne (c'est un vrai résumé !)
Citation : «Au foot, le terrain est beaucoup trop grand»
Je n'ai jamais aimé la course à pied.
J'ai toujours trouvé ça trop ennuyeux.
A peine quelques mètres et je commence à tricoter ma foulée de lassitude.
Déjà au collège quand il avait fallu choisir un sport collectif, j'avais préféré le handball au football.
Au foot, le terrain est beaucoup trop grand.
Tu passes les trois quart du temps à parcourir la pelouse en sens aller et en sens retour. Très peu de temps pour réellement pratiquer ce sport : contrôler le ballon, partir balle au pied en laissant l'adversaire littéralement collé sur place, tirer dans la lucarne, …
Arrivé au lycée, j'avais retenu volley et tennis.
Ils m'ont dit que : «le tennis, ce n'est pas collectif».
Le volley me convenait très bien : sur un terrain grand comme une surface de réparation, ils arrivent à caser douze joueurs et un filet.
Pour ce qui est de la course à pied, c'est plutôt tranquille.
Et puis, le foot, il faut voir ce que ça devient.
Tout le monde a tous les droits : le public de casser des stades et de frapper des supporteurs, les directeurs de clubs de trouver des financiers partout dans le monde, les joueurs de porter le numéro soixante-douze si ça leur chante et même le droit de critiquer l'homme en noir (avec de la pub).
Au rugby, juste pour avoir parlé à l'arbitre après l'une de ses décisions, tu peux te retrouver dix minutes dehors.
C'est un sport de gentlemen virils.
On s'étripe mais on se respecte.
Surtout, on se sert la main à la fin du match.
Tout cela n'est que du sport, n'est ce pas ?
Il y a une idée dans le rugby qu'on pourrait peut-être reprendre.
Puisque tout le monde est d'accord que l'expansion permanente de l'Europe est une dissolution de l'Europe elle-même, refaisons l'Europe.
On repart de l'Europe des quinze anciens (vous les retrouverez facilement, j'en suis certain) et on négocie une Europe optimale.
On n'aligne rien sur le plus petit dénominateur mais bien sur une sorte de projet européen idéal.
Qu'est-ce que ça doit surtout être, l'Europe ?
Il me semble qu'à quinze, on devrait arriver à s'entendre.
Et d'ailleurs, on faisait comment à l'époque ?
Evidemment ce projet européen devra être validé par les urnes dans les quinze pays membres.
Bon évidemment, les dix qu'on a fait entrer par la fenêtre (rappelons qu'un polonais qui fait parti de l'Europe des vingt-cinq ne peut pas travailler dans la plupart des vingt-quatre autres pays membres de la même Europe. Pourtant, le marché du travail est régi par des règles qu'un tel travaileur serait tenu de respecter. Sarkozy critique la Turquie pour son attitude contre Chypre, mais la France et encore plus l'Allemagne envers la Pologne, que dire ?) pendant que nous entrions chez eux à grand renfort d'hypermarchés de toute sorte d'accointance.
Mais elle est là mon idée qui vient du rugby :
Tous les deux ans, ou tous les trois ans si on veut, ça se discute, l'ensemble du peuple européen serait appelé à noter les efforts des différents pays en faveur du projet européen. La forme du vote est simple : une voix, un citoyen.
Techniquement, je ne sais pas, on pourrait pré-imprimer des bulletins de vote avec des notes de un à dix, la plus grande étant la meilleure. L'électeur n'aurait plus qu'à cocher une note.
Ne prenons pas les électeurs pour des cons, ils sauront faire une croix, j'en suis sûr.
Et à la liste des quinze pays déjà membres, s'ajouteraient trois pays candidats, c'est à dire ayant réalisé eux-même, avant leur intégration et en vue d'espérer améliorer leur candidature, les débuts de la mise en place de cette «europe optimale».
Ainsi tous les trois ans, ou tous les deux ans si on veut, ça se discute, les peuples européens «sortiraient» deux pays pas assez européens à leurs yeux et en intégreraient deux autres très motivés pour y entrer.
Personnellement, je mets deux à l'Angleterre qui roule à gauche sans un euro en poche et je mets huit à la Pologne, rien que pour la qualité de formation de ses étudiants diplômés.
L'autre matin sur M6, c'était la journée
anti-sida. L'animateur résume ainsi :
«C'est le jour où il faut mettre un préservatif
et aller se faire dépister». Evidemment, vu comme ça…
anti-sida. L'animateur résume ainsi :
«C'est le jour où il faut mettre un préservatif
et aller se faire dépister». Evidemment, vu comme ça…
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